5 séries à voir après Séries Mania

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Voilà, Séries Mania, le rendez-vous incontournable pour découvrir et parler séries, est terminé. Si l’on se donne d’ores et déjà rendez-vous l’an prochain au Forum des Images, arrêtons-nous un instant sur cinq pépites dévoilées par le festival.

1.Bloodline

Bloodline, frères de sang

De quoi ça parle : Sur le papier tout va bien. Propriétaires d’un magnifique hôtel dans les Keys, les Rayburn sont aussi les heureux parents de quatre enfants. A la veille d’une grande fête célébrant les 45 ans de l’hôtel, le mouton noir de la famille, le fils aîné brillamment interprété par Ben Mendelsohn, réapparait après des années d’absence, mettant à mal le fragile équilibre que la famille avait réussit à acquérir. Derrière les paysages idyllique de la Floride se cachent les rancoeurs, les secrets et les fantômes de la famille Rayburn. Jusqu’au drame. Construite en flashforwards comme sa glorieuse aînée Damages (les deux séries ont été crées par les frères Kessler et Daniel Zelman), Bloodline nous laisse à voir son dénouement avant de revenir sur les circonstances qui nous y ont conduit. Lente et portée par un casting quatre étoiles, la série se dévoile comme un grand thriller au fil des épisodes, à condition de lui en laisser le temps.

Ses parents  : Damages pour la construction en flashforwards et Six Feet Under pour le drama familial de haut niveau.

Sa durée de vie : Les créateurs envisagent 6 saisons pour Bloodline. On tablerait plus sur 5, comme ces formidables séries familiales que sont Six Feet Under et Friday Night Lights (déjà avec Kyle Chandler).

Depuis le 20 mars 2015 sur Netflix.

2.Glue

 

Glue, meurtre dans un jardin anglais

De quoi ça parle : D’une jeunesse comme on la voit rarement à la télé. Pas d’une jeunesse dorée à la Gossip Girl ou de gamins impopulaires livrés à leur passion du chant comme dans Glee. Ici c’est plutôt de champ qu’il est question. Imaginée par un ancien scénariste de Skins, dans Glue une bande de jeunes essaie de passer le temps au fin fond d’une Angleterre rurale, accent compris. Leur passe-temps préféré ? Se défoncer dans des silos à grain. Jusqu’au jour où l’un d’eux est retrouvé mort en pleine campagne. Au côté brut des dialogues comme des situations, Glue ajoute une poésie champêtre bucolique, un mélange des genres typiquement anglais. Sex, drugs et champ de blé, une recette naturaliste et réaliste.

Ses parents : Skins et Misfits, brits et rock’n’roll.

Sa durée de vie : 2 saisons devraient suffirent à délivrer l’urgence de Glue. On ne voudrait pas qu’à la rallonger elle devienne l’ombre d’elle-même, comme… Skins et Misfits.

A partir du 6 mai 2015 sur Canal+ Séries.

3.Togetherness

Togetherness, ménage à quatre

De quoi ça parle : Pas de concept révolutionnaire pour la série des frères Duplass. Chouchous du cinéma indépendant US estampillé Sundance, Jay et Mark Duplass se lancent dans la télé chez HBO avec Togetherness, petit précis de la solitude à deux. Un couple de quarantenaires qui ne sait plus vraiment comment s’aimer accueille deux de leurs amis, des paumés qui repartent à zéro. Et tout ce beau monde tente d’apaiser leur solitudes et leurs peurs ensemble. La mélancolie de Togetherness laisse toujours poindre une once de tristesse bien vite effacée par un humour pudique. Le rire pour camoufler les complexes et les doutes, y’a-t-il plus beau rempart ?

Ses parents : La douceur teintée de mélancolie de Transparent et la midlife crisis d’Enlightened.

Sa durée de vie : 2 saisons et puis s’en va, sur la pointe des pieds, comme elle est venue.

Disponible sur OCS City 24h après leur diffusion sur HBO.

4.Man seeking woman

 

Man seeking woman, l’amour en décalage

De quoi ça parle : De Josh (le lunaire Jay Baruchel), fraîchement célibataire, qui retombe dans les jeux de l’amour et du hasard à travers la terrible épreuve du dating. Mais ce qui fait de Man seeking woman une comédie différente, c’est son traitement que d’aucuns qualifieront d’osé. On lui préfèrera le terme d’original. Délirante et décalée, la série utilise le premier degré pour faire passer son message. Lorsque le premier rencard (arrangé) de Josh se passe mal et que celui-ci compare son invitée à un troll, c’est littéralement à un troll qu’il fait face : visqueux, poilu et court sur pattes. Les situations surréalistes s’enchaînent donc au fil des rendez-vous dans un humour qui peut parfois frôler la gêne mais ne laisse en aucun cas indifférent.

Ses parents : l’amour crasse de You’re The Worst et la maladresse touchante d’Hello Ladies.

Sa durée de vie : 3 saisons complètement barrées pour aller au bout du concept.

Série inédite en France.

5.Empire

 

Empire, bling bling state of mind

De quoi ça parle : Trahisons, famille, secrets, sexe, drogue et hip-hop. Voici les ingrédients avec lesquels Lee Daniels (Precious, Le Majordome) a relancé le soap opera et fait d’Empire le succès surprise de la rentrée américaine (15 millions de téléspectateurs en moyenne par semaine). Librement inspiré du Roi Lear de Shakespeare (si, si), on y suit Lucious Lyon (Terrence Howard), producteur de hip-hop ayant rencontré succès et richesse en montant son label, préparer sa succession. Atteint d’une maladie incurable qu’il garde secrète, il doit composer avec l’ambition de ses trois fils et le retour dans le paysage de son ex-femme, après 17 ans de prison. Plus c’est gros plus ça passe chez les Lyon, personnages et situations bigger than life se succèdent pour faire d’Empire un Dallas à la sauce R&B.

Ses parents : Nashville et Scandal, les parents drama queens.

Sa durée de vie : 15 saisons pour faire mieux que Grey’s Anatomy. Et pour avoir notre lot de jumeaux maléfiques et de fausses morts.

Diffusion prochaine sur M6.
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Se dit souvent que la vie c'est comme une boîte de chocolat. A comme tonton Bill Murray, comme BFF Rachel McAdams et Seth Cohen, comme grands frères les Black Keys, comme sista Angela Chase, comme cousin chelou Thom Yorke, comme mamie gâteau Maggie Smith, comme famille les Braverman, comme prof de guitare Nick Drake, comme grand-père castor raconte nouuus une histoire Steven Spielberg... Oui dans mes rêves, oui. Clear eyes, full hearts, can't lose ! Comme le dit si bien le Coach Taylor.

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