5 séries qui n’auraient pas dû aller plus loin que la saison 1

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On l’a tous pensé très fort, parfois même alors qu’on avait adoré leurs débuts. Mais il faut bien l’avouer, certaines séries qui ont ensuite vécues sur de nombreuses saisons, auraient dû se contenter de la première. Surtout si celle-ci était brillants et pouvait se suffire à elle-même. C’est le cas des cinq séries que j’ai choisies pour ce top. Elles ont toutes malheureusement suivies le même schéma : broder ad vitam aeternam le canevas de la saison 1. Vous serez d’accord ou pas, mais vous aurez comme devoirs de m’en trouver d’autres, et Dieu sait qu’il y en a. PS : j’étais pas loin de mettre Lost, fustigez-moi.

top 5 damages

Aaah Damages, ce duo/duel à la vie, à la mort entre Ellen Parsons (Rose Byrne), jeune avocate à peine engagée dans un des plus grands cabinets de la ville, et Patty Hewes (Glenn Close), patronne intransigeante et prête à (vraiment) tout. La première saison était brillante, rien à redire dessus. On découvrait l’intrigue à coup de flashforwards, la relation de mentor à protégée se dévoilait de plus en plus ambigüe, tout comme les intentions de Patty, et Ellen sombrait petit à petit, victime du jeu d’échecs dont elle était malgré elle la pièce maîtresse. Au coeur de cette saison ? Un délit d’initiés où un magnat de la finance est soupçonné d’avoir escroqué 5000 de ses employés… Intrigue qui arrive à son terme au bout des 13 épisodes de la saison. Alors évidemment quand on est salué par la critique et que vos acteurs repartent avec des Golden Globes et des Emmy Awards, qu’est-ce qu’on fait ? Et bien on continue : crise énergétique en saison 2, scandale financier inspiré de l’affaire Madoff en saison 3, les milices militaires privées en saison 4 et les dessous de l’information basée sur Wikileaks et son très controversé fondateur Julian Assange en saison 5, seront les prétextes à suivre le jeu du chat et de la souris entre Ellen et Patty. Malgré une annulation en fin de saison 3, Damages avait gagné un sursaut de vie grâce au câble, y’en avait-il vraiment besoin ? Si la série est toujours restée agréable à suivre du fait de son casting quatre étoiles, de son utilisation de faits divers réels et de son intelligence, son côté redondant l’a perdue. Elle, qui si elle s’était contenté de sa première saison, aurait marqué les esprits au lieu de s’y perdre.

top 5 heroes

Heroes débarque en 2006, quelques temps avant que la nouvelle vague de films Marvel ne prennent la forme d’un tsunami pour nous qui, aujourd’hui, sommes noyés sous les suites d’Avengers, les reboots de Spider-Man ou les prequels d’X-Men. Cela correspondait aux Etats-Unis à une envie de revoir des super-héros sur les écrans, ainsi qu’à celle de populariser le comics à la télévision bien avant les arrivées d’Arrow ou Agents of S.H.I.E.L.D. A grands pouvoirs grandes responsabilités, au début de la série plusieurs personnes de par le monde se découvrait des aptitudes hors du commun (le pouvoir de voler, de se dédoubler, de se téléporter, de peindre le futur…). A elles alors de maîtriser leurs pouvoirs, de s’accepter et de s’allier afin de sauver le monde d’une menace imminente et de semblables moins bien intentionné qu’eux (Sylar, méchant ultra-charismatique de ce début de série). Oui mais voilà, Heroes a connu avant l’heure le syndrome de surenchère, dit syndrome Marvel, qui consiste à vouloir rajouter des intrigues, des personnages, des univers parallèles, des avants, des après, des jumeaux maléfiques… là où il n’y en avait pas besoin. Adieu compréhension où l’on avait commencé à créer une mythologie. Heroes se perd dans ses histoires et est annulée à la fin de sa quatrième saison sans conclusion satisfaisante. En février dernier, 4 ans après l’arrêt de la série, NBC a annoncé une suite sous la forme d’une mini-série de 13 épisode pour 2015. Ça s’appelera Heroes Reborn. Quand je vous dit qu’un super-héros ne meurt jamais vraiment, surtout sur un écran.

top 5 true blood

 

True Blood ça a été 6 ans de petits hauts et de très gros bas. Lancée en grande pompe à l’été 2008, elle marquait le retour d’Alan Ball à la télévision, lui qui avait été sacré demi-Dieu après avoir créée Six Feet Under. Surfant sur la toute fraîche vague du retour des vampires (les adaptations de Twilight n’en sont encore qu’à Fascination et Vampire Diaries ne débarquera qu’un an plus tard), True Blood invente une coexistence entre vampires et humains dans le sud des Etats-Unis, pas l’endroit le plus tolérant sur Terre. Ce qu’Alan Ball propose dans la série, seul HBO aurait pu le permettre : sexy, gore, sans limites, frôlant parfois le ridicule, la saison 1 creuse le sillon de l’acceptation des différences et de l’égalité des droits. D’aucuns y voit même une allégorie du mouvement pour les droits civiques (placer l’action en Louisiane aidant) ou pour les droits LGBT, plus actuels. Bref, relecture maligne d’un mythe et utilisation intelligente des préoccupations actuelles, le jeu en valait nettement la chandelle. Et puis patatras, aux vampires s’ajoutent les loups-garous, les métamorphes, les fées, les ménades, les sorcières… Ball affirme qu’il « ne faut pas craindre la saturation, tant que chaque nouveau monstre est une métaphore, un miroir, un prétexte pour creuser plus loin les douleurs et les espoirs des personnages« , mais ça ne prend pas. Ils deviennent surtout prétextes à de nouvelles scènes orgiaques, qui seront bientôt les seules que l’on retiendra, la faute aux abdos de Ryan Kwanten, Alexander Skarsgård et Stephen Moyer. On aura au moins eu ça.

top 5 desperate housewives

Pour les sériephiles la saison 2004-2005 est restée dans les mémoires comme celle du renouveau, du début d’un nouvel âge d’or. Et ce grâce aux arrivées de poids lourds tels que Grey’s Anatomy, Lost, Dr. House. Et Desperate Housewives. Quatre séries qui ont indubitablement marqué les esprits et exercé un monopole sur les audiences. C’est bien simple pour sa première saison Desperate c’est 25 millions de téléspectateurs en moyenne, 2 Golden Globes et 6 Emmy Awards. Pas mal pour une série sur des femmes au foyer. Evidemment c’est beaucoup plus que ça, c’est une critique acerbe des quartiers résidentiels et de la middle class stéréotypée, des apparences et de la condition de la femme… Féministe et pourtant conservatrice (hors de question de nommer ouvertement l’avortement), mettant en scène pour la première fois en prime-time un baiser homosexuel mais présentant la communauté gay de façon caricaturale, la dualité de Marc Cherry, le créateur de la série homosexuel et républicain, transparait sur cette banlieue chic. Mais tout commence par le suicide de Mary Alice, figure emblématique du quartier qui commente désormais la vie, publique ou privée, de ses amies en voix off depuis l’au-delà. Cette mort reste une énigme pour ces dernières qui vont être prises dans une intrigue policière menant bien plus loin que sa résolution. Un peu comme pour Damages, cette première saison de Desperate Housewives s’avère prenante, intelligemment orchestrée et complète. Mais on ne peut pas se contenter d’une saison quand on a 25 millions de téléspectateurs qui nous suivent, l’attente et le manque à gagner seraient trop importants. Alors à chaque saison nouveau mystère : des nouveaux voisins, une tentative de suicide, un coma, une amnésie, un délit de fuite, une vengeance… Quant aux héroïnes on suit leurs valses hésitations durant 8 saisons : Lynette choisira-t-elle entre sa vie de mère et sa vie professionnelle ? Susan grandira-t-elle ? Bree sera-t-elle un jour heureuse ? Gabrielle laissera-t-elle un jour tomber le masque des apparences ? De guilty pleasure, Desperate Housewives a doucement glissé vers le soap redondant. Quel gâchis.

top 5 prison break

J’ai un peu envie de vous dire que tout était dans le titre. Prison Break, elle aussi débarquée à la fin de la saison 2004-2005, c’est comme son nom l’indique l’histoire d’une évasion. Michael Scofield (Wentworth Miller), décide de faire sortir de prison son frère Lincoln (Dominic Purcell), victime d’une machination l’accusant d’avoir assassiné le frère de la vice-présidente des Etats-Unis et condamné à mort. Son arme ? Des décalcomanies sur tout le corps. Le fou furieux quoi. La saison suit la mise en place du plan, les alliances que les deux hommes doivent créer avec le personnel de la prison sans alerter les autres détenus de ce qui se trame, les compromis, les faux départs puis, finalement, l’exécution et la réussite du plan, même s’il n’est pas sans accros. Lincoln, Michael et six autres co-détenus qu’ils ont été obligé d’emmener, s’échappent certes de Fox River, mais ce n’est pas la fin de leurs ennuis. La saison 2 montre en effet leur cavale, déjà hors-sujet avec le titre de la série. Prévue, selon l’aveu même de son showrunner Paul Scheuring, pour ne durer que 2 saisons, Prison Break s’emmêle alors un peu les pinceaux pour essayer de meubler. Que faire ? Que faire ? Les remettre en prison pardi ! Redite et il faut bien l’avouer léger foutage de gueule, la série n’a plus aucun intérêt, surtout lorsque l’on se repenche sur sa genèse qui trouvait toutes ses réponses à la fin de la première saison. Heureusement, on aura appris à faire des origami.

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Se dit souvent que la vie c'est comme une boîte de chocolat. A comme tonton Bill Murray, comme BFF Rachel McAdams et Seth Cohen, comme grands frères les Black Keys, comme sista Angela Chase, comme cousin chelou Thom Yorke, comme mamie gâteau Maggie Smith, comme famille les Braverman, comme prof de guitare Nick Drake, comme grand-père castor raconte nouuus une histoire Steven Spielberg... Oui dans mes rêves, oui. Clear eyes, full hearts, can't lose ! Comme le dit si bien le Coach Taylor.

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