Alicia Vikander, étoile nordique

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© Tom Craig

 

Son nom est sur toutes les lèvres et son minois n’a pas fini de squatter nos écrans. Après avoir tenu la dragée haute aux supers espions d’Agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E, Alicia Vikander prête depuis la semaine dernière ses traits à Gerda Wegener, peintre et épouse de la première femme transgenre de l’histoire, dans The Danish Girl. Et ce n’est que le début.

Si on était rancuniers et un poil superficiels, on ne prêterait aucune attention à Alicia Vikander. Juste parce qu’elle a partagé la vie de Michael Fassbender, aka l’étalon germano-irlandais, pendant près d’un an. Mais ce serait jeter un voile bien trop opaque sur un début de carrière plus que prometteur. Enfant de la balle (maman est comédienne de théâtre), la jeune suédoise passe son enfance dans les coulisses à multiplier les représentations de Roméo et Juliette comme ses camarades enchaînent les épisodes de Bob l’éponge. Mais c’est d’abord la musique et la danse qui occupent ses mercredis, et puis bientôt sa vie. Elle abandonne ses sept ans de violon pour intégrer le Ballet Royal Suédois, mais les sacrifices exigés et les blessures qui commencent à s’enchaîner la font renoncer. Elle n’a plus alors qu’à assumer cette passion pour la comédie qui la poursuit depuis l’enfance et les heures passées derrière le rideau rouge à regarder jouer sa mère.

Polyglotte incandescente

Consciente qu’il lui faut tout de même un bagage éducatif, Alicia Vikander s’inscrit en fac de droit avec le métier de productrice dans le viseur. Le rôle principal de Pure (Lisa Langseth, 2010), décroché deux semaines après la rentrée, l’en empêchera. Elle livre une interprétation toute en nuances d’une mythomane mélomane qui lui vaut le Guldbagge Award de la meilleure actrice. Pour ceux qui se demandent, c’est l’équivalent des César suédois. Bienveillante, l’université accepte de la reprendre un trimestre plus tard, mais, cette fois, c’est un rôle dans Royal Affair (Nikolaj Arcel, 2012) qui lui ferme définitivement les portes de la fac, tout en lui ouvrant grandes celles d’Hollywood. Elle y est Caroline Mathilde de Hanovre, reine du Danemark au XVIIIe siècle, pour lequel elle a appris en deux mois seulement à parler danois. Le film est nommé à l’Oscar du meilleur film étranger et Alicia enchaîne alors les rôles comme les tampons sur le passeport.
Son aisance avec les langues et les accents (qu’elle aimerait développer en apprenant le français pour bosser avec Jacques Audiard ou Michael Haneke), l’emmène dans une adaptation de Tolstoï par Joe Wright (Anna Karénine, 2012), un thriller conspirationniste de Bill Condon (Le cinquième pouvoir, 2013) ou bien encore un film d’anticipation où elle incarne un robot doté d’une intelligence artificielle (Ex Machina, 2015).

 

PopandUp+AliciaVikander

 

Boulimique insaisissable

Passionnée et boulimique de travail, la belle Scandinave savoure ce moment où des petites voix susurrent son nom aux oreilles du tout Hollywood. Mais sait aussi qu’elle doit profiter au maximum des opportunités qui s’offrent aujourd’hui à elle, c’est pourquoi elle est partout et que ce n’est pas prêt de s’arrêter. En 2015, en garagiste badass (Agents très spéciaux) ou en infirmière bravant la guerre (Mémoires de jeunesse), elle fut chavirante. C’est dans The Danish Girl qu’on la retrouve début 2016, en artiste moderne et épouse courageuse. Elle y est bouleversante d’intensité et décroche sa première nomination à l’Oscar, pour le meilleur second rôle.
Vikander possède une rondeur dans la voix et une douceur mélancolique dans le regard qui marquent tous ses rôles. De quoi nous la rendre particulièrement attachante et irrémédiablement insaisissable. Normal puisqu’elle est déjà ailleurs, déjà quelqu’un d’autre, nous attendant au détour de l’écran. Cette année elle sera au générique de trois films, et non des moindres : Tulip Fever où elle sera la muse d’un peintre face à Dane DeHaan ; The Light Between Oceans, le nouveau film de Derek Cianfrance où elle partage l’affiche avec Michael Fassbender et Rachel Weisz ; et le cinquième volet des aventures de Jason Bourne où elle prêtera main forte à Matt Damon, de retour dans le rôle de l’espion amnésique.
Insaisissable mais omniprésente.

 

 

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Se dit souvent que la vie c'est comme une boîte de chocolat. A comme tonton Bill Murray, comme BFF Rachel McAdams et Seth Cohen, comme grands frères les Black Keys, comme sista Angela Chase, comme cousin chelou Thom Yorke, comme mamie gâteau Maggie Smith, comme famille les Braverman, comme prof de guitare Nick Drake, comme grand-père castor raconte nouuus une histoire Steven Spielberg... Oui dans mes rêves, oui. Clear eyes, full hearts, can't lose ! Comme le dit si bien le Coach Taylor.

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