Les Animaux Fantastiques – La tournée critique

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On a replongé dans la magie avec Les Animaux Fantastiques, de David Yates. On est allé s’en parler autour d’un verre, mais en toute modération, pour éviter de finir comme Johnny Depp. C’est la tournée critique de Pop’Up.

Si vous avez manqué le début : Norbert Dragonneau débarque dans le New York de 1926, plein de créatures fabuleuses dans sa valoche. C’est que le sorcier est un fieffé défenseur des bestioles magiques. La découverte du Nouveau Monde va révéler la menace du mage noir Grindlewald…


christopheJe me sens complètement divisé à l’intérieur de moi-même… Et même un peu à l’extérieur.

 

marine bienvenotC’est bien ‘divisé’, parce que moi je suis un peu ennuyée à l’intérieur tu vois. Déjà, rien que passer de Newt Scamander (le nom du héros incarné par Eddie Redmayne en VO, NDLR) à Norbert Dragonneau (son nom en VF), ça pue l’ennui.

 

christophePas faux. D’autant que le film est tout de même hyper frustrant. L’univers graphique est particulièrement recherché, le bestiaire déployé est magnifique… Pourquoi déployer une telle maestria graphique si c’est pour ne rien en faire ? WHY GOD WHYYY !?

 

marine bienvenotTu ne m’enlèveras pas de l’idée qu’on fait plus chasseurs de monstres en s’appelant Scamander que Dragonneau. M’enfin…
Effectivement, l’univers est, comme toujours avec J.K. Rowling, complet, chatoyant et hyper original. En plus, il arrive à nous faire replonger dans celui de Harry Potter en un quart de seconde, mais il aurait quand même fallu raconter une histoire complète… Ou, du moins, une histoire qui tienne sur 2h15 et pas sur 40 minutes rallongée à l’infini.

 

christopheJe suis tragiquement d’accord avec toi…

 

marine bienvenotOn subit encore et toujours la lie des sagas : le film d’introduction.

 

christophePourtant dans ce scénario aride, il y en a bien une d’idée : la pression des parents sur leurs progénitures, la négation de leurs dons et les frustrations dramatiques que cela engendre.

 

marine bienvenotEffectivement, avec le personnage ô combien torturé, ô combien intrigant et tragiquement sous-exploité de Croyance. Bien plus ambivalent et profond que Norbert, c’est de lui dont on a envie de connaître l’histoire.
Et puis bon, voir un peu plus à l’écran Ezra Miller, minus sa coupe au bol néo-Jacquouille, on n’aurait pas dit non.

 

christopheAh oui la coupe là, c’est violent.

 

marine bienvenotEt de Norbert, qui est le personnage dont on va se fader les aventures pendant cinq films, on ne sait rien ! On repassera pour l’attachement au personnage…

 

christopheC’est tout le paradoxe des Animaux Fantastiques. On a beau être dans un film de présentation, avec ses lourdeurs qui gâchent le rythme du film, on se retrouve face à un héros tout juste esquissé. Incompréhensible.

 

marine bienvenotC’est ça. Et on ne peut pas dire qu’Eddie Redmayne lui apporte beaucoup de corps ou de charisme… Oscar ou pas Oscar (celui du meilleur acteur en 2015 pour Une merveilleuse histoire du temps, NDLR), je commence à me lasser sévère de sa tronche post-AVC. J’ai eu envie d’appeler le 18 pendant toute la séance.

 

christophePauvre Eddie… Là aussi, je suis divisé. Il ne rayonne pas de charisme, c’est vrai. Pourtant, le héros introverti, moins flamboyant qu’un Harry Potter vaillant, est un point de vue intéressant. Il faut espérer qu’il va se révéler par la suite…
Mais je suis complètement d’accord avec toi sur les séquences avec Croyance, qui sont, pour moi, les plus angoissantes et les plus tenues du film. Là, il se passe véritablement quelque chose. On est dans le coeur du film. La chasse aux oeufs de Dragonneau et compagnie, on s’en cogne un peu.
Et sinon, Colin Farrell, on en parle ? Il est pas mal du tout, en fait, ambivalent, comme il faut.

 

marine bienvenotMais oui ! C’est même dommage qu’il ne soit qu’un faire-valoir à l’apparition de Grindelwald.

 

christophe[ATTENTION SPOILER] Grindlewald qui porte les traits de Johnny Depp. Quand on pense que ce mec était une bombasse ! Il est devenu irregardable au point de faire passer Mickey Rourke pour un canon de beauté. C’est dire. Sérieusement, Depp est devenu une campagne de prévention vivante contre toutes les drogues et les alcools du monde. Tu montres sa tronche à un môme avant et après, et tu peux être sûr que ton minot ne touchera jamais à une goutte de quoi que ce soit.

 

marine bienvenotC’est sûr… Bon, en même temps, ça va pas nous empêcher de s’en prendre un dernier pour la route, hein ?

 

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