Ant-Man : un bug dans la machine Marvel

Classé dans : Cinéma, Le 140 | 1

140 antman
Jusque-là, Marvel Studios voguait sur une mer d’huile, avec rien d’autre à l’horizon que succès et gros dollars. Jusqu’à Ant-Man.

Si vous avez manqué le début : Un cambrioleur au grand cœur (Paul Rudd) file un coup de main à un génie scientifique (Michael Douglas) pour sauver le monde, en enfilant le costume de Ant-Man.

Il fallait bien que ça arrive, que le géant Marvel trébuche, lui qui avait jusque-là tout réussi, étoffant sa toile d’une galerie de supers héros toujours plus riches, complémentaires, cohérents (Iron Man, Captain America, Thor). Le plus remarquable dans ce réseau de films était sans doute leur haute tenue qualitative.

Et voilà qu’à l’été 2014, une bande d’hurluberlus de l’espace, jusque-là totalement inconnus du grand public, dynamitait le box-office. Avec ses anti-héros badass à souhait et son univers ultra foisonnant, Les gardiens de la galaxie était LA « wild card » de Marvel, un projet dingue qui, en cas de succès, promettait au studio un boulevard de jackpots pour ses productions à venir. C’était sans compter sur le bug d’un certain homme-fourmi…

Quand le super film de casse se brise…

On pourra bien revenir indéfiniment sur l’historique en forme d’arlésienne du malheureux Ant-Man, avec son scénario passé de mains en mains pendant dix ans, le départ regretté du grand geek azimuté Edgar Wright (Scott Pilgrim, Hot Fuzz, Shaun of the Dead) et son remplacement par le béni-oui-oui Peyton Reed.

Mais qu’importent les aléas de la production quand le film final est au rendez-vous. Ce ne sera pas le cas de Ant-Man, une production à 130 millions de dollars qui cherche son identité secrète de super braqueur, l’effleure un quart de seconde et la laisse s’échapper. Qui n’aurait pas rêvé d’un Ocean’s Eleven à la sauce super héros ? Sauf que constater que Peyton Reed n’est pas Steven Soderbergh est un euphémisme. Mise en scène maladroite, montage précipité, grand méchant mou sans envergure (coucou Corey Stoll, le pantin de Kevin Spacey dans la première saison de House of Cards), dulcinée lourdaude (coucou le jeu sans finesse d’Evangeline Lilly)… Le rêve d’un super film de casse se brise en mille morceaux, malgré un final qui rehausse très légèrement l’heure d’errance qui lui a précédé. Paul Rudd aura beau y mettre tous les sourires du monde, l’affaire est définitivement perdue.

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Collectionneur d’images qui aime l’amour et les zombies. GPS vivant. Regarde généralement où il met les pieds, même s'il a souvent la tête dans les nuages. Cinélover adorateur de merveilleux. Aime aussi ranger sa chambre, les feux d’artifice, Woodstock et grimper le Machu Picchu. Et pas nécessairement dans cet ordre.

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One Response

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