Cléopâtre : le making-ouf

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Cleopatre, de Joseph L. Mankiewicz (1963)C’est un événement que les amateurs de très grands spectacles comme on n’en fait plus attendaient depuis des lustres. Au terme d’une restauration numérique passionnée, le Cléopâtre de Joseph L. Mankiewicz, avec Elizabeth Taylor, arrive pour la première fois au cinéma dans une version intégrale de 4h11 plus éblouissante que jamais.
L’occasion de revenir sur le tournage proprement frappadingue du plus grandiose, du plus personnel et du plus tragique des péplums, entre caprices de stars, dépassements de budget, changements de réalisateurs et autres calamités aujourd’hui entrées dans la légende.

« Vous voulez parler de cette chose dont je ne veux pas prononcer le nom ? » À compter du 12 juin 1963, date de la première mondiale de Cléopâtre, à New York, le réalisateur Joseph L. Mankiewicz tiendra jusqu’à sa mort sa promesse de ne plus jamais articuler, en public comme dans l’intimité des interviews, le titre du péplum qui consuma vingt-six mois durant, ses jours, ses nuits, son génie technique, son amour des acteurs, sa patience, son équilibre mental et sa santé.

Ruineux, excessif, parasité par un nombre incalculable de crises logistiques, financières, médicales et passionnelles, incendié à sa sortie, ignoré par les foules cinéphiles, hissé depuis au rang de chef-d’œuvre, le film demeure un prototype inégalé de ce qu’Hollywood peut offrir de meilleur après avoir traversé le pire.

Cleopatre, de Joseph L. Mankiewicz (1963)

Tout commence par un coup de foudre. Celui du producteur américain Walter Wanger pour Elizabeth Taylor dans le somptueux mélodrame de George Stevens Une place au soleil. Nous sommes en 1951, la jeune femme de 19 ans entame tout juste le virage qui la fait passer du statut d’enfant star (Le Grand National, Les Quatre filles du Dr March) à celui d’actrice à part entière.

Très chère Elizabeth

Sa performance magnifiquement « adulte » face à Montgomery Clift lui vaut les louanges sidérées du Tout-Hollywood, et il n’en faut pas davantage à l’ex-président de l’Académie des Oscars pour développer l’obsession qui mobilisera le reste de son existence. « Je nourrissais depuis toujours une fascination irraisonnée pour la personnalité de Cléopâtre, et je m’étais juré de ne pas terminer ma carrière de producteur sans lui avoir consacré un film digne de sa légende, raconta-t-il. La seule chose qui me manquait, c’était une comédienne suffisamment belle, autoritaire et mystérieuse pour l’incarner. J’avais beau chercher, aucune ne me convenait. Mais en découvrant Elizabeth, un tableau du peintre français du XIXe siècle Alexandre Cabanel m’est soudain revenu en mémoire, et j’ai eu l’impression qu’elle lui avait servi de modèle. »

Cleopatre, de Joseph L. Mankiewicz (1963)
Il en parle alors au puissant patron de la Twentieth Century Fox depuis 1942, Spyros Skouras, et sa réponse, pourtant évasive – un « on verra » que n’importe quel producteur traduit aussitôt par un « oui » ferme et définitif –, lui vaudra d’être relancé tous les huit mois. En fait, c’est la mise en chantier très médiatisée de Ben-Hur chez MGM, la major concurrente, qui, en 1958, incitera le big boss à donner son feu vert.

Pas bête, Wanger lui rappelle alors que la Fox a inventé, cinq ans plus tôt, le Cinémascope avec La Tunique, et il porte l’estocade en laissant entendre qu’il serait dommage qu’un autre studio puisse s’enorgueillir d’afficher à son palmarès un péplum susceptible de l’éclipser. Bingo ! Et lorsque Spyros Skouras lui annonce la bonne nouvelle, le nom d’Elizabeth Taylor, devenue entre-temps une authentique star grâce à Géant, L’Arbre de vie et La Chatte sur un toit brûlant, sort de sa bouche comme actionnée par un ressort automatique. Mais son interlocuteur prend bien soin de lui préciser que le budget devra être entièrement consacré aux décors et aux costumes : « Pour le scénario, celui du Cléopâtre de 1917 me semble excellent ; et une jolie figurante à 75 $ par semaine bien dirigée donnera le même résultat qu’Elizabeth Taylor.« 

Il exagère, bien sûr. Pas pour le scénario, mais pour l’interprète principale. En réalité, il pense très fort à la talentueuse et discrète Joanne Woodward, actrice sous contrat avec la Fox dont un Oscar venait de récompenser la performance dans Les Trois visages d’Ève.

Cleopatre, de Joseph L. Mankiewicz (1963)

My Taylor is rich

Walter Wanger, lui, s’obstine. On lui propose pêle-mêle Marilyn Monroe, Joan Collins, Kim Novak, Audrey Hepburn… Dans la foulée, des suggestions aussi farfelues que Brigitte Bardot circulent aussi. Alors que, depuis mars 1959, le directeur artistique John DeCuir entame l’édification des décors monumentaux d’Alexandrie et de la grande place de Rome, la rumeur finit par atteindre Elizabeth Taylor en septembre.

« Moi, en Cléopâtre ? Mais c’est ridicule !, s’exclame- t-elle. Dites-leur que j’accepte, à condition d’être payée un million de dollars plus 10 % des recettes. » Un salaire astronomique, délirant, encore jamais octroyé à un acteur – hommes et femmes confondus – qui, dans son esprit volontiers blagueur, relève d’une provocation suffisamment énorme pour décourager n’importe quel producteur sain d’esprit. Un mois et demi plus tard, contrat à l’appui, elle deviendra la comédienne la mieux payée de toute l’histoire du cinéma. « Ma victoire aurait été complète si, comme je le souhaitais de toutes mes forces, Alfred Hitchcock avait accepté de réaliser Cléopâtre, dira Walter Wanger. Mais il a refusé. » Sage décision.

Cleopatre, de Joseph L. Mankiewicz (1963)

Solide artisan du cinéma populaire, l’efficace et élégant Rouben Mamoulian (La Reine Christine, avec Greta Garbo, Le Signe de Zorro, avec Tyrone Power, La Belle de Moscou, avec Fred Astaire et Cyd Charisse) est officiellement nommé réalisateur de Cléopâtre le 22 février 1960. Sachant que le budget total du film avait été fixé au départ à 3 millions de dollars, somme plus que rondelette à l’époque pour ce qui était alors envisagé comme une grosse série B, le cachet d’Elizabeth Taylor en a d’ores et déjà englouti un tiers.

Au moment où il prend les commandes du projet, Mamoulian ignore qu’il a échappé à d’autres empoignades homériques concernant les deux principaux partenaires masculins de la star, à savoir Jules César et Marc-Antoine. Pour l’un comme pour l’autre, Burt Lancaster, Stephen Boyd (à peine sorti de Ben-Hur), Kirk Douglas, Laurence Olivier, Yul Brynner ou encore un certain Richard Burton sont tour à tour envisagés.

Qui veut perdre des millions ?

À la demande de l’actrice, à laquelle personne ne peut rien refuser, le tournage est alors délocalisé à Londres, où elle a pris ses quartiers depuis quelques mois. Les décors amorcés en amont par John DeCuir sont donc détruits, puis reconstruits à l’identique sur les plateaux de Pinewood.

Mais pile à ce moment-là, un producteur italien, Lionello Santi, décide de mettre en chantier un Cléopâtre concurrent avec la très populaire Sophia Loren, Anthony Quinn et Marcello Mastroianni. Pour la Fox, ce serait une calamité. Qu’à cela ne tienne : en échange de l’abandon du projet, le chef de la major américaine propose de planter les caméras de son film à Cinecittà.

Cleopatre, de Joseph L. Mankiewicz (1963)
Bonne fille, Elizabeth Taylor donne son accord (la capitale transalpine n’est qu’à deux heures d’avion de Londres), d’autres décors sont édifiés en Italie, mais au bout de quelques semaines, elle change d’avis et impose à nouveau l’Angleterre. Catastrophé (« Comment faire passer le nord de Londres pour l’Égypte ou la Rome antiques ? ») mais impuissant (« Si j’abandonnais le film, j’étais à la fois blacklisté et ruiné jusqu’à la fin de mes jours. »), Rouben Mamoulian se résout ainsi à voir s’ériger trois hectares d’Égypte sous le ciel maussade de la banlieue londonienne, soit 4 000 mètres cubes de bois, 250 kilomètres de tubes en acier pour faire tenir debout les façades, 8 tonnes de clous, sans compter les piscines entières de peinture pour colorer le tout.

À ce moment-là, le budget initial de 3 millions de dollars a été dépensé. Auxquels s’ajoutent bientôt les 200 000 qu’il faut débourser pour imprimer le film au format large Todd-AO, et non plus Cinémascope. En quel honneur ? En celui de Mike Todd, inventeur du procédé et accessoirement dernier en date des trois maris de l’actrice, inconsolable depuis sa mort survenue deux ans et demi plus tôt dans un accident d’avion (quand bien même elle s’était empressée de se consoler dans les bras de son meilleur ami Eddie Fisher, alors époux de Debbie Reynolds) et intraitable sur l’hommage qu’elle désirait lui rendre par celluloïd interposé. Désormais flanquée de Peter Finch/César et de Stephen Boyd/Marc-Antoine, cette dernière est enfin prête à assumer sa royale charge et, après quelques essayages de costumes auxquels elle se soumet gentiment, le premier tour de manivelle est donné le 28 septembre 1960… En son absence, puisque le temps de chien qui règne sur l’Angleterre vient de lui faire contracter un sale virus aux allures de pneumonie.

Cleopatre, de Joseph L. Mankiewicz (1963)
Pour passer le temps, Rouben Mamoulian promène sa caméra parmi quelques milliers de figurants « dans la pluie, la boue et le froid » (c’est lui qui le raconte), filme sous toutes les coutures les quelques 80 hectares à 600 000 dollars du décor d’Alexandrie, orchestre une paire d’affrontements entre Stephen Boyd et un Peter Finch qui s’ennuie à un point tel qu’on le retrouve souvent complètement saoul dans sa loge, jusqu’au jour où, pour cause de convalescence prolongée d’une Elizabeth Taylor vraiment patraque, la Fox décide, le 18 novembre, d’interrompre le tournage pendant un mois.

À son retour, elle convient avec Peter Finch que les dialogues de leurs personnages sont ineptes, exige un remodelage complet du scénario, s’oppose violemment au réalisateur qui, lui, le trouve excellent, et ce qui doit arriver arrive. Mamoulian menace de démissionner, la star fait la même chose… Et devinez lequel des deux sera viré par le studio ? Paquebot sans capitaine, film en chantier depuis près de deux ans dont aucune séquence avec l’héroïne éponyme n’a encore été mise en boîte, gouffre financier dont se régalent les chroniqueurs spécialisés, Cléopâtre se dirige tout droit vers l’iceberg de l’annulation pure et simple. Bilan provisoire de l’aventure : dix minutes de film finalisées, et 12 millions de dollars plus ou moins dilapidés pour rien.

Cleopatre, de Joseph L. Mankiewicz (1963)

Saint Joseph

Pour remplacer l’infortuné Rouben Mamoulian, Elizabeth Taylor (désormais mariée à l’ex de Debbie Reynolds, dont elle a brisé le couple), sur les épaules de laquelle repose entièrement la suite des événements, suggère d’abord George Stevens, son réalisateur d’Une place au soleil et de Géant, mais ce dernier, ironie du sort, est en pleine préparation d’un autre péplum, sur la vie du Christ celui-là : La Plus grande histoire jamais contée.

Puis elle propose Joseph L. Mankiewicz, dont Soudain l’été dernier lui avait valu l’année précédente sa troisième nomination à l’Oscar. D’abord réticent (« Pourquoi réaliserais-je un film appelé Cléopâtre alors que je n’irais jamais voir un film appelé Cléopâtre ? »), le cinéaste se laisse convaincre pour deux raisons : d’abord, il ne veut pas prendre le risque de se brouiller avec la très influente actrice ; ensuite, la Fox lui offre en guise de salaire la somme mirobolante de 1,5 million de dollars en rachetant ses actions de Figaro Inc., la société de production qu’il fonda en 1954 pour conquérir son indépendance. Lorsqu’il découvre, le 25 janvier 1961, les dix minutes du péplum maudit, son sang ne fait qu’un tour : « C’est mal photographié, mal décoré, mal réalisé, mal joué, et encore plus mal écrit. » En clair : il faut tout reprendre à zéro.

Cleopatre, de Joseph L. Mankiewicz (1963)
C’est le moment que choisit Elizabeth Taylor pour faire une rechute. Une double pneumonie est cette fois déclarée, la jeune femme tombe dans le coma, certains médias annoncent l’imminence de sa mort, une trachéotomie la tire in extremis d’affaire…

Mankiewicz « profite » de ses sept mois de convalescence (durant laquelle elle recevra son premier Oscar grâce à La Vénus au vison, ce qui fera encore augmenter sa cote et incitera la Fox à s’endetter jusqu’au cou au service du film) pour écrire les bases d’un nouveau scénario dont il confie la finalisation à deux auteurs ; ventiler les lieux de tournage entre Cinecittà, la campagne romaine, l’Égypte et l’Espagne ; lancer la construction de gigantesques décors flambant neufs ; commander 26 000 costumes, dont 65 pour la seule Cléopâtre ; et engager son ami Rex Harrison pour prêter sa stature à Jules César au côté du jeune premier qui monte, Richard Burton en Marc-Antoine.

Le Cléopâtre que nous connaissons aujourd’hui débute ainsi à Cinecittà le 25 septembre 1961, soit deux mille ans après le triomphe romain de la reine d’Égypte, trois ans et demi après le feu vert de Spyros Skouras, et 30 millions de dollars engloutis en cours de route. Deux fois le budget de Ben-Hur… terminé. Déjà le film le plus cher jamais produit à Hollywood. Et dix minutes qui ne serviront jamais à rien.

Cleopatre, de Joseph L. Mankiewicz (1963)

Apocalypse Now

Jusqu’au 5 mars 1963, date de la fin d’un tournage épouvantable, Joseph L. Mankiewicz aura successivement essuyé : une grève de trois semaines des figurantes engagées comme danseuses, car leurs costumes laissaient trop voir leur anatomie ; la bouderie de 13 jours de Rex Harrison lorsqu’on remplaça sa limousine et son chauffeur de fonction par une voiture et un conducteur moins prestigieux ; un retard de 6 mois pour la mise en boîte de la monumentale entrée de Sa Majesté dans Rome parce que le décor (agrémenté de sept mille figurants, dont certains hurlèrent “Elizabeth ! Elizabeth !” au lieu de “Cléopâtre ! Cléopâtre !”), conçu pour capter le soleil de l’été, ne convenait plus aux ombres projetées par la lumière de l’hiver 1961/1962 ; le déminage de la baie d’Anzio, maquillée en port d’Alexandrie mais farcie de bombes depuis le Débarquement yankee du 22 janvier 1944 ; les retards et les absences d’Elizabeth Taylor, qui entraînèrent d’innombrables autres journées “mortes” facturées 67 000 dollars chacune ; sans oublier, bien sûr, la romance foudroyante qui embrasa la star et Richard Burton dès leur première scène en commun le 22 janvier 1962.

Cleopatre, de Joseph L. Mankiewicz (1963)
Couverte par des hordes de paparazzi, l’ambiance déjà chaotique vire alors à l’apocalypse « people ». Harcelés mais fous de bonheur et d’excitation érotique, les deux tourtereaux s’enferment des journées entières pour faire l’amour, et se font porter pâles lorsque Eddie Fisher, l’époux trompé, débarque comme une furie sur le plateau.

Ravagé de fatigue, consumé de rage, contraint de séjourner à l’hôpital pour ne pas s’écrouler, Mankiewicz donne tant bien que mal le meilleur de lui-même pour obtenir le résultat dont il rêve : une tragédie intimiste, et non le caracolant récit d’aventures épiques qu’attendait le studio.

Lorsqu’il découvre, le 13 octobre, un premier montage de Cléopâtre, le nouveau patron de la Fox, Darryl F. Zanuck, est épouvanté : 5h30 de bavardages pour un quart d’heure de spectacle. Il veut le modifier de fond en comble, mais Mankiewicz, qui l’envisage comme un tout en deux parties de 2h45, s’y oppose. Dix jours plus tard, il est renvoyé. Scandalisés, les principaux acteurs du film, Taylor, Burton et Harrison en tête, se mobilisent alors publiquement pour contester cette décision, mais rien n’y fait. Du moins officiellement. Car sans en informer quiconque, Zanuck et le cinéaste se parlent souvent au téléphone. Et le 9 février 1963, au prix de quelques concessions sous forme d’ajouts (dont le retournage intégral de la bataille de Pharsale), Mankiewicz retrouve son poste de réalisateur.

Cleopatre, de Joseph L. Mankiewicz (1963)

L’addition, s’il vous plait

Au terme de quatre mois de postproduction et de montage, Cléopâtre est enfin montré au gratin new-yorkais dans une version de 4h11 qui, devant l’accueil plus que réservé de l’audience, sera ramenée à 3h12 pour son exploitation publique avant de finalement retrouver sa durée initiale.

Si on ajuste son budget définitif de 44 millions de dollars au cours actuel du billet vert, il serait aujourd’hui, avec ses 320 millions, tout comme d’ailleurs à l’époque de sa sortie, le film le plus coûteux de tous les temps.

Mise au bord de la faillite à cause du gouffre financier et de la relative déception commerciale qu’il représenta malgré ses quatre Oscars techniques (elle s’en tirera grâce aux triomphes du Jour le plus long et de La Mélodie du bonheur), la Fox ne remporta son premier dollar de bénéfice directement issu de son exploitation qu’en 1973, après avoir obtenu 5 millions pour ses droits de diffusion télé.

Pas le moins du monde influencée par sa réputation calamiteuse, la critique, notamment française, s’est chargée au fil du temps de contredire Joseph L. Mankiewicz et de réévaluer Cléopâtre à la hausse. Et il paraît que, quelque part dans les archives de la Major, les 5h30 du montage originel attendent toujours d’être révélées à ses admirateurs. En attendant ce jour béni, c’est un des chefs-d’œuvre les plus « maudits » de l’histoire du cinéma que les plus impatients se doivent de redécouvrir toutes affaires cessantes, dans une splendeur audiovisuelle ravivée de A à Z dont même ses propres artisans n’ont jamais eu le privilège.

Cleopatre, de Joseph L. Mankiewicz (1963)

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2 Responses

  1. Hélène Merrick

    Ce film est comme une plaie dans ma vie : il est si merveilleux qu’il me fait souffrir, il a été aussi présent depuis environ vingt cinq ans dans mes « tablettes » : j’ai écrit 400 pages détaillées et réellement vérifiées sur le tournage ahurissant de cette merveille, je l’ai proposé à des éditeurs (dont ceux qui éditent des livre sur le cinéma) qui ne l’ont même pas lu, même après la mort de la déesse Elizabeth ! Le prétexte ? « Elle est morte vieille, donc on s’en moque, si elle était morte comme Marylin ou James Dean, elle aurait suscité un engouement, mais maintenant, sa disparition n’est même pas un événement »… Grave non ? Elizabeth Taylor a été la plus connue, la plus grande star du cinéma du monde, dans certains pays on croyait même qu’elle était La Reine d’Angleterre !
    Ca fait tellement mal d’avoir bossé pour rien, et aimé ce que je faisais que je vais évidemment le publier en Ebook et ajouter les centaines de photos de tournage que la FOX m’a gracieusement accordées. Et tant pis pour ceux qui ont grapillé des infos pour en tirer un résumé plus ou moins exact de cette fantastique épopée. A très bientôt, amis de Starfix, et du CINEMA, ce rêve humain et fantastique ! Hélène Merrick (alias « La Fille de Starfix » !)

    • Christophe Chadefaud

      Quelle histoire ! On guettera l’ebook avec attention. 🙂

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