Coco : la tournée critique

Coco
 

Embarquement féérique pour le royaume des morts de Coco, de Lee Unkrich et Adrian Molina. On l’a vu. On est allé s’en parler autour d’une tequila. C’est la tournée critique de Pop’Up.

 

Par Marine Bienvenot et Christophe Chadefaud

Si vous avez manqué le début : Miguel est un petit garçon passionné par la musique. Seulement voilà, toute sa famille la lui refuse. Pendant Dia de Los Muertos, le jour de la fête des morts mexicaine, il bascule accidentellement dans le monde des disparus pour découvrir l’histoire cachée de sa propre famille…


Euh… Ca va aller ? (snif)

 
 

C’est pas moi qui pleure, c’est toi… Tu feras attention, t’as encore le nez qui coule.

 
 

Et je n’ai même pas pensé à prendre des mouchoirs. C’est malin… Non mais à quoi je pense, parfois, franchement ? (snif)

 
 

Tu sais pourtant que tu vas voir un Pixar de Noël, et qu’il y a peu de chance d’en sortir lacrymalement indemne… De leur animation, sublimée ici par les couleurs du Mexique et du Dia de los Muertos, à leur narration où les thèmes plus sensibles les uns que les autres nous poussent à la réflexion, Coco coche toutes les cases du Pixar movie.

 

Clairement. La famille est présente dans absolument TOUS les films Pixar. Mais là, je ne sais pas, on est dans la force du souvenir, le fait que tant que l’on sera là pour transmettre les histoires de nos aînés aux nouvelles générations, personne ne disparaîtra jamais vraiment. Ça, c’est vraiment très fort. Et très émouvant. (snif bis)

 

C’est l’histoire la plus universelle du monde. Toutes les familles doivent faire face à la mort, à la transmission, au souvenir… Des thèmes qui nous cueillent sans tomber dans le pathos grâce à l’humour et à la beauté que déploient Lee Unkrich et Adrian Molina tout au long du film.

 

C’est vrai que visuellement, c’est renversant. Avec le royaume des morts, Pixar a inventé un univers jamais vu. Tu te love dans l’image avec cette sensation d’être au cœur d’un feu d’artifice de couleurs. Vice Versa était chatoyant. Là, Coco tient carrément de la peinture au néon. Ca aurait pu être criard et repoussant, et c’est tout le contraire : chaleureux et accueillant. On aurait presque plus jamais envie d’en repartir. J’imagine trop ma tête en squelette mexicain, maintenant. J’aurais trop la classe. Note à moi-même : penser à devenir mexicain avant de mourir.

 

Ah c’est sûr que je préfère cet Upside Down là à celui de Stranger Things ! T’as un peu une tête de mexicain Cristobal, sur un malentendu ça peut passer. Si j’avais un bémol à apporter ce serait celui de la musique. Alors qu’il s’agit d’un des thèmes les plus importants du film, la partition de Giacchino n’est pas des plus inspirés ou inspirantes.

 

Tu as complètement raison. C’est même d’autant plus flagrant que le visuel est d’une telle richesse qu’il creuse davantage ce grand écart avec la BO. C’est quand même étrange de leur part étant donné le sujet. La musique semble mineure… Comment ça se fait ? Disney a bien réussi à refaire chanter ses princesses comme si elles étaient des héroïnes de shows de Broadway. Comment Pixar peut passer à ce point à côté d’un des éléments centraux de son film ?

 

Je ne sais pas… Les partitions de Giacchino ont marqué plusieurs autres aventures Pixariennes. Bizarre autant qu’étrange… Mais à l’instar des Noces Funèbres, de Toy Story 3 ou La légende de Manolo, Coco invite à une réflexion trans-générationnelle pleine d’empathie sur l’importance du souvenir. Avec ou sans la guitare qui me démange, moi, ça me touche.

 

J’aimerai pouvoir te moucher avec un contre-argument choc mais il semblerait que j’ai perdu le contrôle de mes glandes lacrymales là tout de suite. (snif)

 
Heureusement que j’ai des mouchoirs, moi.
 
 
ET TU ME LAISSES ME REPENDRE SANS RIEN FAIRE ?! C’est de la non assistance à personne en danger de noyade à ce niveau là. Je m’en souviendrais jusqu’au delà de ma mort, tiens !
 

J’espère bien puisque j’ai l’intention de te hanter puis de faire les 400 coups dans l’au-delà avec toi, hé, hé…

 

 

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