Day Wave, la nouvelle vague

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Après deux EP salués par la critique qui lui ont ouvert les portes d’un des plus grands festivals au monde (le Lollapalooza), et permis de découvrir l’acoustique hors pair des petites salles européennes, Jackson Phillips et retourné s’enfermer dans sa maison d’Oakland pour, enfin, passer au format long. Day Wave peut déferler sur le monde.

On préfère vous prévenir, possédant un certain charme naïf typique de l’adolescence, la musique de Day Wave n’a pas conscience de l’enthousiasme qu’elle peut déclencher. De l’adolescent justement, qui a appris la batterie au rythme des tubes de Nirvana, Smash Mouth ou Led Zeppelin, au jeune adulte traumatisé par la compétitivité excessive du prestigieux Berklee College Of Music, les deux facettes de Jackson Phillips se retrouvent dans la musique de Day Wave. L’une chaleureuse et tubesque, l’autre intimiste et mélancolique.
Homme-orchestre (il a appris seul à jouer de la guitare et du piano), compositeur, producteur (il abandonna son cursus de batteur de jazz pour suivre celui de songwriting), Jackson Phillips EST Day Wave, et il ne le partage avec un groupe que pour le live.

DIY

Le jeune américain est un artisan et un esthète de la musique. S’il enregistre tout lui même, ce n’est pas planqué derrière une console ou un ordinateur, à jongler entre les sons. Il joue de tous les instruments et s’enregistre sur cassette pour restaurer une tonalité vintage et lo-fi qui, selon lui, permet d’entendre un morceau dans son entier et non une simple succession de sons. Force est de constater que ça marche.
Avec The Days We Had, Phillips réalise un album de dream-pop parfait, un peu comme si Real Estate avait rencontré Beach House sur une plage californienne. Mais Day Wave possède surtout une patte et une vibration distinctives qui font que l’on reconnait aussitôt ses chansons. Des nappes vaporeuses de synthé, une reverb planante, la voix rêveuse et aérienne de Phillips… des ingrédients clés qui font mouche dès les premières notes.

Summer vibes

La tonalité très eighties des morceaux marquent, encore une fois, la dualité de Day Wave. Certains rappellent une sunshine pop très californienne qui trouve ses sources chez les Beach Boys ou les Drums (« On Your Side », « Promises »), tandis que d’autres réveillent les souvenirs d’une cold wave mélancolique particulièrement british, influencée par New Order et les Cure (« Bring You Down », « Wasintg Time »).
The Days We Had est une douceur amère ; une invitation au voyage nostalgique qui irradie, laisse place à l’imagination et fait irrémédiablement déménager en été. Ne passez pas à côté des mélodies les plus rafraîchissantes et entêtantes de l’année.


 

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Se dit souvent que la vie c'est comme une boîte de chocolat. A comme tonton Bill Murray, comme BFF Rachel McAdams et Seth Cohen, comme grands frères les Black Keys, comme sista Angela Chase, comme cousin chelou Thom Yorke, comme mamie gâteau Maggie Smith, comme famille les Braverman, comme prof de guitare Nick Drake, comme grand-père castor raconte nouuus une histoire Steven Spielberg... Oui dans mes rêves, oui. Clear eyes, full hearts, can't lose ! Comme le dit si bien le Coach Taylor.

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