Deadpool : la tournée critique

PopandupIntroDeadpool

 

On est allé voir Deadpool, de Tim Miller, dernier rejeton des Studios Marvel. On s’en parle autour d’un verre. C’est la tournée critique de Pop’Up.

 

Par Marine Bienvenot, Christophe Chadefaud et Clément Sautet

Si vous avez manqué le début : Wade Wilson, ancien mercenaire de son état, tente de se débarrasser du cancer mortel qui le ronge en servant de rat de laboratoire à une bande de mutants pas très sympas. Résultat de quoi, Wade devient Deadpool, un combattant mutant increvable à tronche de pizza bolo.

christopheNon mais c’est quoi ce super héros de barge ? C’est tellement fou que je me demande bien pourquoi Marvel n’avait pas dégainé Deadpool plus tôt.

 

marine bienvenotTrop trash. Marvel préférait capitaliser sur des gentils super héros bien sous tous rapports. Ce qui n’est pas tooooout à fait le cas de Wade Wilson.

 

ClémentJe pense qu’il fallait faire tout ce panel de super héros (plus ou moins fades) pour sortir un héros burné comme Deadpool. Là, il arrive et il pète tous les codes.

 

marine bienvenotMarvel fait réellement un gros coup, Deadpool arrive à un moment où l’on commence tous à en avoir ras la cape des super-héros. Le film n’en est que plus rafraîchissant, et même jouissif.

 

christopheLe gars va quand même super loin dans l’humour trash. Aucune retenue, pas de filtre, rien, que dalle, niet. Et vas-y que je te fais des blagues de cul hyper hardos toutes les deux répliques. Quel bonheur !

 

ClémentC’est parfois même un peu trop.

 
 

christopheMais naaan ! Pour une fois qu’on en a un qui se lâche.

 
 

ClémentOn peut très bien se lâcher et ne pas en faire trop.

 
 

christopheQue tu es tatillon…

 
 

ClémentDis ça à Deadpool et il te met une balle.

 
 

marine bienvenotC’est le véritable point fort du film, ce second degré qui commence dès le générique, ce sérum de vérité qui affiche « réalisé par un blaireau surpayé » et « produit par des trous du cul ». Ultra méta, le film est blindé de références, au cinéma (l’impossibilité de se payer des caméos dignes de ce nom), aux super-héros, et même à ses acteurs (« tu crois que Ryan Reynolds a réussi grâce à son talent d’acteur ? ») Parce que bon, qu’on se le dise, niveau réal, ça frôle le ras de terre hein…

 

christopheOuaip. Pour moi, même si ça ne gâche pas le film, le principal bémol c’est que le personnage est plus grand que le film. Deadpool repose sur les éternels principes de présentation du héros. Aucune innovation du côté du scénario. Par contre, le personnage, lui, est instantanément culte.

 

marine bienvenotLa narration est ultra-balisée, un méchant pas bien charismatique, une femme en détresse (bien que badass) à sauver, de nouveaux pouvoirs à maîtriser … Heureusement que Deadpool est là pour chier un peu sur tout ça.

 

ClémentAvant de l’apercevoir dans la bouse Wolverine, je ne connaissais pas le perso. Je l’ai même trouvé plutôt mauvais dedans. Là, on est passé sur autre chose, on remanie l’histoire comme on veut, on change les visages et on réécrit la mythologie. Je suis fatigué des héros en collants. Quand Deadpool s’est pointé, c’est un nouveau gus politiquement incorrect qui s’est amené et qui fout un coup de pied dans une fourmilière bien trop flemmarde.

 

christopheJe dois reconnaître que Ryan Reynolds tient la distance. Qui l’eut cru? Pas moi en tout cas. Jusque là, je le voyais plus comme une sorte de Sandra Bullock au masculin : l’acteur inepte par excellence, en somme.

 

ClémentTu oublies Burried. Un film bien couillu qui se passe dans… un cercueil. Fallait le faire.

 
 

christopheNon, non, je n’oublie pas Burried. Mais je n’oublie pas non plus La proposition (sic)… ou Green Lantern (help)… ou Just Friends (beurk)… ou la quasi totalité de la filmo du monsieur. J’ai une étonnante mémoire quand il s’agit de retenir les films de merde.

 

ClémentGreen Lantern ! Je l’avais oublié celui-là !

 
 

christopheDisons que Deadpool a réhabilité le bonhomme après de longues, longues, longues années d’errance.

 
 

marine bienvenotNon, vraiment, là-dessus Reynolds a eu des couilles. Faut pas oublier qu’il passe plus de la moitié du film à ressembler à une pizza bolo !

 

ClémentAH AH AH ! J’adore la comparaison !

 
 

marine bienvenotDonc oui, Deadpool est un joyeux bordel régressif, mais il faudra faire attention à rendre les suites (actées, vu le succès du film) un peu plus consistantes, tant du point de vue de l’histoire que de la réalisation.

 

christopheOui m’dame. Le comité de surveillance des supers gugus y veillera.

 
 

marine bienvenotClairement avec tout ça, il pourra continuer à gratouiller les couilles de Wolverine. Il lui met déjà une sacrée branlée au box-office.

 
 

christopheUn verre à la santé de Deadpool, les amis !

 
 

ClémentCheers !

 
 

marine bienvenotCheers, bande de trous de balle ! 😉

 

PopAndUpKiffanceDeadpool

 

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2 Responses

  1. […] On se parle du film autour d’un verre dans la tournée critique de Pop’Up ici. […]

  2. […] Deadpool est un nouveau triomphe de box-office pour Marvel, le studio revient de loin. De la banqueroute au […]

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