Dofus – Livre 1, Julith : Monde déjanté et scénario épique

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Vous voulez plonger dans une aventure complètement dingue où les personnages ne jurent que par le Boufbowl et le pouvoir des œufs Dofus ? Embarquez pour une épopée du tonnerre, à l’image de l’univers créé par le Studio Ankama.

Il y a douze ans, le Studio Ankama, fort d’une belle renommée avec leur premier titre Wakfu, se lançait dans une nouvelle production qui aller faire sensation. Ce sera Dofus, un jeu vidéo MMORPG (jeu de rôle en ligne) qui propose aux joueurs un univers médiéval fantastique gigantesque. Partagé entre une formidable épopée dans un monde enchanteur et un humour souvent en dessous de la ceinture, après le jeu, la bande dessinée et la série télé, Dofus pose ses valises au cinéma. Et c’est franchement réussi.

Une histoire pour tous

N’ayez crainte, pas besoin d’avoir à son actif deux cents heures de jeu sur les terres de Dofus pour comprendre l’histoire du film. Sa mythologie est expliquée dans une introduction réalisée à la manière d’une bande dessinée, plutôt claire. Ces bases étant posées, il n’y a plus qu’à entrer dans le vif du sujet : son histoire. Dans la majestueuse cité de Bonta, Joris coule des jours heureux, aux côtés de Kerubim Crépin, son papycha adoptif. Mais tout bascule lorsque Joris, bravant l’interdiction de papycha, tente d’approcher son idole de toujours, la mégastar de Boufbowl, Khan Karkass. De son côté, Julith, la sorcière, revient avec une revanche à prendre et un objectif : anéantir Bonta. Joris et ses amis arriveront-ils à sauver la cité ?

Politiquement incorrect

Au premier abord très enfantin, Dofus – Livre 1 : Julith réserve quelques surprises savoureuses pour les plus grands. Sur l’affiche, l’avertissement signalant « des propos et images peuvant heurter la sensibilité des spectateurs » en dit déjà long sur une tendance bien assumée à flirter avec les limites du correct. Et c’est tant mieux ! D’un film pour enfants, Dofus passe dans la catégorie pour jeunes adultes grâce à son humour parfois tendancieux, mais toujours subtil et bien amené. Dans Dofus, ça drague bien lourdement, ça se vanne à tout va, et ça sort une punchline à la minute.

PopAndUpDofus2De la sensibilité, bordel !

Dofus – Livre 1 : Julith nous fait rire, mais sait aussi nous faire pleurer quand on ne s’y attend pas. C’est cette capacité à nous faire passer de l’un à l’autre en un temps record qui démontre la fantastique inventivité des scénaristes d’Ankama. Forts de leur expérience sur le jeu vidéo en termes de développement narratif, le réalisateur Anthony Roux sait quelles ficelles émotionnelles tirer au bon moment. Alors oui, on a été ému par des tranches d’un héroïsme burlesque. Et même qu’on en aurait bien repris un peu.

A fond de balle

Dofus, c’est aussi 100% d’adrénaline dans des combats épico-farfelus. Et quand une chasse aux trésors devient un festival de joutes verbales, qu’une bataille se transforme en match de Boufbowl dopé aux hormones, et qu’un vieux chat à la limite de la sénilité dégaine les nunchakus pour défendre ses proches en devenant un guerrier légendaire, on en prend plein les yeux.

En résumé : Avec une surprise à la minute, Dofus est un cocktail de vitamines, drôle et d’une irrévérence adapté à tout public. On a hâte de découvrir la suite des aventures de Joris et de sa bande de déglingos.

On est allé en discuter de Dofus, avec son réalisateur. C’est par ici.

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J’aime regarder les choses, j’aime encore plus les sentir. Une histoire doit transporter, faire vibrer en bien ou en mal. Quelque soit le but, c’est le voyage qui reste le plus intéressant.

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2 Responses

  1. […] le pseudo « TOT » il y a le maître d’œuvre du studio Ankama. Dofus – Livre 1 : Julith est sa dernière création. Son nom : Anthony Roux. Sa profession : maître du monde dans […]

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