Edward Sharpe & The Magnetic Zeros, (r)évolution

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Remanié et sans Jade Castrinos, le collectif Edward Sharpe & The Magnetic Zeros revient avec un quatrième album, Person A. Inspiré par et enregistré à la Nouvelle-Orléans, leur folk se fait plus jazzy.

 

Qui n’a jamais fredonné « Home », n’a jamais vraiment vécu. Littéralement. Car il est impossible d’être passé à côté de la chanson ces sept dernières années. Tube fulgurant et intemporel, « Home » est devenu un hymne hippie et générationnel, ode au bonheur simple du vivre ensemble.
La troupe de saltimbanques d’Edward Sharpe & The Magnetic Zeros emprunte aussi le mode de vie de sa musique. Groupe à géométrie variable, ils sont souvent dix à monter sur scène. Parfois quinze, parfois vingt, accueillant des membres au gré de leurs pérégrinations : « Nous avons longtemps été une expérience sociale en premier lieu, puis des musiciens en second. Cependant, au fil du temps, nous avons découvert qu’on pouvait vraiment créer de la musique ensemble. »

Welcome to New Orleans

Ils sont dix, avec le chaman en chef Alex Ebert, à s’être expatrié en Louisiane, patrie de True Detective saison 1, du gumbo, du bayou, du Mardi Gras et, évidemment, du jazz. Inspirés par la culture musicale cajun, la joyeuse bande, sans Jade Castrinos dont la voix contrebalançait pourtant parfaitement celle d’Ebert, reviennent avec un quatrième album plus jazzy, marqué par les nombreuses influences locales.
Person A a été écrit et enregistré à la Nouvelle-Orléans et fait l’effet d’un voyage dans le temps. D’un morceau à l’autre, on flirte avec les genres, sautant du jazz à la flower pop, du rock psyché à la soul cajun, délaissant finalement un peu la folk qui faisait jusqu’à maintenant la marque de fabrique du groupe.

Entre jazz et folk

Ce qu’Edward Sharpe & The Magnetic Zeros gagnent en richesse musicale, ils le perdent malheureusement un peu en spontanéité et en charme. Ebert, sans doute marqué par sa récente expérience de compositeur de musique de films (on lui doit les bandes-originales de All is Lost et A Most Violent Year de J.C Chandor), expérimente beaucoup sur Person A, flirtant parfois avec la divagation musicale.
Bipolaire, l’album alterne les changements de rythmes. « Hot Coals » et « Wake Up The Sun » creusent la veine jazzy en imposant maladroitement Ebert en crooner, tandis que « Somewhere » et « No Love Like Yours » (avec ses choeurs à la The Mamas and the Papas) ramènent le groupe à ses origines indie folk.
Moins accessible, Person A donne à voir un nouveau visage d’Edward Sharpe & The Magnetic Zeros. Plus diversifié, plus mélancolique mais peut-être un peu moins attachante, la musique de ces trublions hippies reste néanmoins furieusement optimiste et donne toujours autant envie d’entrer en communion avec son prochain. Phénomène étrange à vérifier sur les pelouses de Rock En Seine le 27 août prochain.

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Se dit souvent que la vie c'est comme une boîte de chocolat. A comme tonton Bill Murray, comme BFF Rachel McAdams et Seth Cohen, comme grands frères les Black Keys, comme sista Angela Chase, comme cousin chelou Thom Yorke, comme mamie gâteau Maggie Smith, comme famille les Braverman, comme prof de guitare Nick Drake, comme grand-père castor raconte nouuus une histoire Steven Spielberg... Oui dans mes rêves, oui. Clear eyes, full hearts, can't lose ! Comme le dit si bien le Coach Taylor.

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