Fear The Walking Dead, apprendre à viser la tête

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Avec un succès tel que celui de The Walking Dead, AMC n’a pas hésité longtemps avant d’en lancer un spin-off. En revenant aux sources de l’épidémie aujourd’hui bien connue des compagnons de Rick Grimes, Fear The Walking Dead a déjà battu un record historique. Mais peut-elle devenir aussi addictive que son illustre aînée ?

Le phénomène The Walking Dead ne pouvait faire que des émules. Deux ans après la mise en chantier d’un spin-off, la très attendue Fear The Walking Dead a fait une entrée remarquée sur AMC. De crainte qu’ils ne soient qu’un coup marketing, les six épisodes constituant la première mini-saison de ce nouveau satellite de la galaxie zombie de Robert Kirkman, étaient attendus au tournant. Le pilote, diffusé le 23 août dernier, a établi un record : celui du plus gros lancement d’une série sur une chaîne câblée avec pas moins de 10,1 millions de téléspectateurs. Un exploit pour une chaîne payante puisque, à titre de comparaison, The Walking Dead débutait avec moitié moins en 2010, attirant « seulement » 5,35 millions de curieux.

Comment en est-on arrivé là ?

Pour nous, l’invasion des walkers avait commencé avec le réveil post-coma de Rick, des mois après que celle-ci soit devenue incontrôlable et ait effectuée un sacré tri dans l’espèce humaine. La question que tout le monde se posait était : « Mais doux Jésus, comment en est-on arrivé là ? ». Robert Kirkman a compris qu’il ne fallait pas faire de FTWD (vive les acronymes) une simple délocalisation de son show source d’Atlanta à Los Angeles, mais un témoignage du chaos qui s’installe. Remplir les blancs laissés par The Walking Dead, trop inégale pour qui a jamais mis le nez dans les comics de Charlie Adlard. Par le prisme d’une famille recomposée en pleine période d’adaptation, on voit arriver les premiers signes de la fin d’un monde. Le fils aîné, toxico en rupture sociale, croit avoir vu une amie trifouiller à la recherche d’une petite collation dans les entrailles d’un autre camé. Sa mère et son nouveau conjoint, enseignants, ne s’alarment pas de l’épidémie de grippe (serait-ce la source du virus ?) qui clairsème les rangs du lycée. Et c’est ce qui nous réjouit, nous spectateurs omniscients : savoir reconnaître les signes avant-coureurs de l’Apocalypse qui les attend.

En attendant l’horreur

Car telles semblent être les véritables ambitions de la série. Au-delà des premiers jours d’incompréhension et d’hébétement face à l’inconnu, FTWD promet d’explorer l’effondrement d’une société et les moyens que vont devoir trouver ses héros pour s’adapter et survivre. Là où The Walking Dead met en pratique l’adage « l’homme est un loup pour l’homme », sa petite sœur n’en est encore qu’à la remise en question d’une civilisation qu’elle croyait solide. Pas de carotides arrachées, de démarches saccadées ou de crânes fracassés donc. Non, FTWD cache encore ses zombies et explore plutôt les doutes, les angoisses, les premières questions et la paranoïa latente des futurs survivants ou des futurs contaminés. Car une fois que l’horreur sera là, la famille Clark devra à tout prix s’accrocher à ces quelques mots : il faut toujours viser la tête.

 

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Se dit souvent que la vie c'est comme une boîte de chocolat. A comme tonton Bill Murray, comme BFF Rachel McAdams et Seth Cohen, comme grands frères les Black Keys, comme sista Angela Chase, comme cousin chelou Thom Yorke, comme mamie gâteau Maggie Smith, comme famille les Braverman, comme prof de guitare Nick Drake, comme grand-père castor raconte nouuus une histoire Steven Spielberg... Oui dans mes rêves, oui. Clear eyes, full hearts, can't lose ! Comme le dit si bien le Coach Taylor.

One Response

  1. […] On vous dit ce qu’on pense des premiers épisodes ici. […]

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