Les génériques cultes des dessins animés des 80’s

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Heureux qui, comme les enfants des années 1980, ont fait ce beau voyage. Tantôt dans l’espace infini, tantôt vers des mondes oubliés ou le mystère des terres incas, à brandir des épées comme Musclor et Starlion, ou à défendre la justice à coup de blasters tel Albator et le Capitaine Flam… L’aventure est au bout du chemin… et désormais à portée de génériques.

Les Mystérieuses Cités d'OrLes mystérieuses cités d’or

(1982)

De quoi ça parle : Esteban, un orphelin de Barcelone, s’embarque dans une caravelle en direction du nouveau monde dans l’espoir d’y retrouver son père. Ce qu’il ne réalise pas encore, c’est que son chemin en terre inca le conduit vers l’eldorado ultime de tous les aventuriers : les cités d’or. Et qu’il en est la clé.

La minute nostalgeek : Epopée fantastique brassant les légendes de l’Atlantide avec celles des civilisations précolombiennes, Les mystérieuses cités d’or trône haut au panthéon des dessins animés inoubliables. Une coproduction franco-japonaise que l’on doit notamment à Jean Chalopin et à sa société de production DIC, machine à rêves responsable de Ulysse 31 et Jayce et les conquérants de la lumière, entre autres bijoux.

Tout, dans Les cités d’or, respire l’aventure dans ses dimensions les plus extraordinaires, à l’image de ses musiques, véritable envoûtement de mélodies mystérieuses, ou des reportages de fin d’épisodes détaillants une culture sud-américaine ancestrale, avec la voix-off enveloppante de Jean Topart.


Jayce et les conquérants de le lumièreJayce et les conquérants de la lumière

(1985)

De quoi ça parle : Jayce, chevalier blanc de la Force Lumière, a un programme chargé : il doit retrouver son père pour unir son médaillon au sien, seule arme capable de débarrasser la galaxie des monstroplantes, une espèce belliqueuse issue d’un raté du laboratoire du papounet. C’est parti !

La minute nostalgeek : On vous parle d’un temps où le merchandising dictait le destin de bien des dessins animés (Les maîtres de l’univers, M.A.S.K…). Jayce et les conquérants de la lumière est donc une commande express du géant du jouet Mattel, qui voyait dans cette série une bonne façon de nous appâter, nous autres innocentes têtes blondes, vers sa gamme de bolides Wheeled Warriors. Sauf qu’ils étaient cheap et leurs pilotes carrément ratés (mais passons).

In fine, la série ne prend pas aux Etats-Unis, et ne connaîtra jamais de deuxième saison (qui était pourtant prévue, dixit Jean Chalopin, encore lui)… laissant Jayce en plan sans qu’il ait pu élaguer la grosse tête du grand méchant Diskor. Bonjour, frustration.


Ulysse 31Ulysse 31

(1981)

De quoi ça parle : Le 31e siècle. Pour avoir terrassé le Cyclope, Ulysse est condamné par Zeus en personne à errer à travers l’Olympe galactique. A bord de son vaisseau l’Odysseus, Ulysse cherche le chemin du retour vers la Terre, accompagné de son fils Télémaque, de Nono, le robot, et de la jeune Thémis.

La minute nostalgeek : Une autre des merveilles que l’on doit à Jean Chalopin (toujours lui). Première grande coproduction franco-japonaise de sa société DIC, créée avec Nina Wolmark (également auteure des mythiques Mondes engloutis), Ulysse 31 reprend l’Odyssée d’Homère (comme on s’en doute) pour en faire un conte spatial à hauteur d’enfants, le monde s’étant entiché des épopées galactiques depuis un certain Star Wars.

On note que la forme du vaisseau d’Ulysse n’est pas sans rappeler le logo de FR3 de l’époque. Et pour cause, la chaîne, qui deviendra France 3, avait commandé la série.


Les mondes engloutisLes mondes engloutis

(1985)

De quoi ça parle : D’Arkadia, un monde mourant, situé loin dans les entrailles de la Terre. Pour sauver leur soleil à l’agonie, le Shagma, ses habitants envoient une messagère chercher comment le guérir. Dans toutes les strates et les mondes engloutis, elle peut compter sur un ex-gladiateur, Spartacus, deux jeunes humains, Bob et Rebecca et sur leur vaisseau intelligent, Shagshag.

La minute nostalgeek : S’ils étaient alors nombreux à se disputer les quatre coins de la galaxie (Albator, Capitaine Flam et compagnie), aucun autre dessin animé n’était alors parti explorer le cœur de la Terre.

Très éloigné des codes esthétiques de son époque, Les mondes engloutis pourrait presque s’apparenter à l’univers graphique d’un Moebius. C’est d’autant plus troublant à la vision des Maîtres du temps, magnifique film d’animation réalisé par René Laloux en 1982, d’après des dessins du même Moebius (couleur des cheveux mis à part, la jeune Rebecca des Mondes engloutis ressemble trait pour trait au petit garçon du film).

Quoi qu’il en soit, Les mondes engloutis s’est forgé une identité propre au fil d’épisodes qui brassent les cultures indigènes des strates et leurs mœurs étranges. A part, donc. Et à revoir, encore aujourd’hui.


GoldorakGoldorak

 (1975)

De quoi ça parle : Actarus, prince d’une lointaine planète massacrée par les forces maléfiques de Véga, trouve refuge sur la Terre, où il est adopté par un scientifique humaniste, chef d’un centre de recherche spatiale. Lorsque l’armée de Véga repasse à l’offensive, Actarus dégaine Goldorak, sa navette spatiale convertible en robot et équipée toutes options en fulguropoings et autre astérohache.

La minute nostalgeek : Commande express de Bandaï, Goldorak est la création du mangaka de légende Go Nagai. Situé dans le même univers que Mazinger Z, autre anime de type mecha déjà très prisé par les petits japonais, Goldorak ne connaîtra pas le même succès que son illustre aîné au Japon. Diffusées à partir de l’été 1978 sur Récré A2, les aventures d’Actarus font un carton en France, tandis que les psychologues pour enfants – cette bande d’hérétiques – fustigent l’hyper-violence du programme.

Mieux aurait valu se pencher sur la seule véritable question qui vaille le coup qu’on s’arrache les cheveux : POURQUOI Actarus effectue-t-il DEUX demi-tours au moment de son « transfert-autolargue », là où UN SEUL suffisait ? Vous avez deux heures.


Capitaine FlamCapitaine Flam

 (1978)

De quoi ça parle : De Curtis Newton, alias le Capitaine Flam, et de l’équipage de son vaisseau, le Cyberlab, engagés dans une lutte intergalactique contre le mal.

La minute nostalgeek : Comme Ulysse 31 ou Albator, Capitaine Flam s’inscrit dans la mouvance du space opera des années 1970 post-Star Wars. Adaptation de Captain Future, la série de romans illustrés d’Edmond Hamilton, cette production nippone Töei Animation a la particularité de chapitrer les aventures en treize voyages indépendants composés de quatre épisodes chacun. L’importance de la musique composée par Yuji Ohno (qui a également contribué à la BO de Cobra) confère une atmosphère très disco et jazz à la série, immédiatement identifiable.


AlbatorAlbator, le corsaire de l’espace

 (1978)

De quoi ça parle : A bord de l’Atlantis, Albator, corsaire balafré au grand cœur, se bat sans relâche contre les Sylvidres, une espèce alien de femmes guerrières verdâtres déterminées à envahir la Terre. Mais, foi de capitaine corsaire, cela ne sera pas !

La minute nostalgeek : Le personnage d’Albator fait sa première apparition dans le manga de Leiji Matsumoto en 1969, Captain Harlock. Produites par Töei Animation au format anime, ses aventures connaissent plusieurs mutations. Albator, le corsaire de l’espace est plus tard rebaptisé Albator 78 pour le différencier de la seconde série Albator 84 (sortie en 1984, CQFD), qui se déroule pourtant bien quelques années avant les évènements de Albator 78. Egalement enrichi d’OAV et de films d’animation, l’univers de la saga reste complexe, notamment en raison de certaines incohérences entre ses différentes versions.


Les maîtres de l'universLes maîtres de l’univers

 (1983)

De quoi ça parle : « Par le pouvoir du Crâne ancestral, je détiens la force toute puissaaante ! » Par ses mots, Adam, prince d’Eternia, se métamorphose en bodybuilder au slip peau de bête, le tout puissaaant Musclor, pour défendre le Château des Ombres contre les sbires du diabolique Skeletor.

La minute nostalgeek : Lorsque Filmation crée le dessin animé en 1983, la gamme de jouets existe déjà. Deux ans plus tôt, lorsque son projet de créer des produits dérivés de Conan le barbare tombe à l’eau, Mattel récupère les moules de ces figurines pour créer celles de Musclor et sa clique. Accusé (à juste titre) de servir de publicité déguisée, Les Maîtres de l’univers décident d’apaiser les tensions en introduisant des leçons de bonne conduite à destination des jeunes téléspectateurs à la fin de chaque épisode. Le tour est « jouet ».


Les chevaliers du zodiaqueLes chevaliers du zodiaque

 (1986)

De quoi ça parle : De Seiyar, le grand gamin, Shiryu, le sage chevelu, Hyôga, le fils à maman, Shun, le geignard, et Ikki, le bourru solitaire. Des guerriers portants des armures aux couleurs des signes du zodiaque qui défendent, vaille que vaille, la réincarnation de la déesse Athéna des assauts de multiples agresseurs d’ascendance tout aussi mythologique.

La minute nostalgeek : Tout aussi connu des fans sous son nom original de Saint Seiya, Les chevaliers du zodiaque est un manga de Masami Kurumada, sorti en 1986. Très vite, le studio Toei Animation rattrape la publication papier, obligeant les scénaristes à inventer de nouveaux épisodes. Taxant la série d’être hyper violente, la télé française en propose une version censurée, amputée de plusieurs dizaines de minutes de programmes visiblement trop fortes en sang, mutilations et autre langage fleuri. Etrange… Ken le survivant était pourtant nettement plus traumatisant au rayon torture que nos vaillants chevaliers…


CosmocatsCosmocats

 (1985)

De quoi ça parle : Chassés de leur planète natale Thundera, Starlion et ses amis « félinoïdes », les Cosmocats, s’établissent sur une nouvelle terre, celle de leur ennemi juré : Mumm-Ra.

La minute nostalgeek : Une production américaine développée par Rankin/Bass, qui enchaînera dès l’année suivante sur un modèle très similaire avec les Silverhawks. On retrouve dans les Cosmocats un savant mélange de fantasy, de mythologie égyptienne, d’esprit viking et de technologie de pointe en suivant le parcours initiatique de Starlion, qui va devoir prouver sa valeur et se montrer à la hauteur de son statut de nouveau leader de son clan.

Si, en France, seuls 65 épisodes ont été diffusés, il en existe pourtant 130, répartis sur deux saisons, qui s’achèvent sur le combat tant attendu entre Starlion et Mumm-Ra.


Toujours plus

Dragon Ball, M.A.S.K., Signé Cat’s Eyes, Tom Sawyer, Cobra et d’autres génériques de dingue vous attendent ici.

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Collectionneur d’images qui aime l’amour et les zombies. GPS vivant. Regarde généralement où il met les pieds, même s'il a souvent la tête dans les nuages. Cinélover adorateur de merveilleux. Aime aussi ranger sa chambre, les feux d’artifice, Woodstock et grimper le Machu Picchu. Et pas nécessairement dans cet ordre.

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4 Responses

  1. Question : POURQUOI Actarus effectue-t-il DEUX demi-tours au moment de son « transfert-autolargue », là où UN SEUL suffisait ?
    Réponse : Actarus n’a pas de ceinture, donc si son siège ne fait pas demi tour avant la vitre de Goldorak, Actarus se prendrait la vitre en pleine face à chaque fois….du coup avec ses 2 demi tours, il arrive devant la vitre sans se blesser…

    • Christophe Chadefaud

      Ah effectivement, l’argument de la ceinture de sécurité se tient. Ou alors, c’était simplement pour le style. 😉

  2. archangel eddy

    deux petites coquilles ;Yuji ohno n’a pas composé la BO de Cobra qui est de kentaro Haneda et Albator 84 se passe AVANT 78 vu que c’est là que meurt Alfred qui deviendra l’ordinateur de l’Atlantis .ceci dit il est impossible de faire une chronologie d’Albator chaque histoire étant plutôt un univers parallèle

    • Christophe Chadefaud

      Cher Archangel. Merci beaucoup pour ces remarques. Grâce à toi, c’est désormais corrigé. J’ai toujours eu un peu de mal avec la chronologie complexe d’Albator, j’avoue. hi hi

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