Harry Potter et la coupe de feu : la critique du film

Classé dans : Be kind, rewind, Cinéma, Home | 0

Harry Potter et la coupe de feu


Si vous avez manqué le début : Harry se retrouve propulsé au devant de la scène malgré lui pour disputer le Tournoi des Trois Sorciers, un championnat inter-écoles du genre hautement dangereux pour la santé.


Avec son Prisonnier d’Azkaban, Alfonso Cuarón avait tout compris : impossible de s’attaquer à une véritable adaptation d’un opus de Harry Potter sans s’armer d’une incroyable audace. Et Mike Newell est loin d’en manquer. En récupérant Harry pour sa quatrième année à Poudlard, il n’hésite pas à sabrer des pans entiers d’intrigues secondaires pour recentrer l’action sur notre héros.

C’est que son planning est chargé. Lancé dans le fameux Tournoi des Trois Sorciers, Harry doit accomplir trois tâches au rendu soigné, souvent tout bonnement renversant. Si le défi du dragon s’achève sur une vertigineuse course-poursuite aérienne autour des toits de l’école, l’exploration des profondeurs du Lac Noir et l’ultime déambulation dans un labyrinthe interminable se révèlent moins asphyxiant que prévu. Dommage.

Ado, l’essence

Si l’on craint un temps que La coupe de feu ne laisse rapidement hors d’haleine, Mike Newell prend le temps de calmer le jeu en regardant du côté de ses personnages. Première embrouille entre les amis de toujours Harry et Ron, moqueries, premier flirt, aisance de certains et timidité chronique des autres… La traversée de l’adolescence est bien sentie, et atteint des sommets de jalousies lors du Grand Bal de Noël où Hermione fait sensation pour leur première fois dans un habit de lumière.

Harry Potter et la coupe de feu

Mieux, au cœur d’évènements où planent danger et menaces de mort, le réalisateur de Quatre mariages et un enterrement n’hésite pas à user de l’humour lors des interventions de la journaliste vipérine Rita Skeeter (Miranda Richardson, brillante de sans-gêne), d’une introduction à la valse par le Professeur McGonagall, ou d’une autre séquence qui voit une Mimi Geignarde à l’œil coquin faire irruption dans le bain d’Harry Potter.

La coupe de feu n’en demeure pas moins un thriller inquiétant, plutôt bien mené étant donné le défi que représentait son adaptation. Son coup de force est sans doute d’avoir su distiller un venin insidieux pour mieux vous laisser sous le coup d’un final dans lequel la mort triomphe dans toute sa brutalité. La résurrection du Seigneur des ténèbres est d’un macabre sublime… Désormais, le Mal est là. Il faudra s’y faire.

Harry Potter et la coupe de feu


Notre dossier Harry Potter continue ici

Harry Potter

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Suivre Christophe Chadefaud:

Collectionneur d’images qui aime l’amour et les zombies. GPS vivant. Regarde généralement où il met les pieds, même s'il a souvent la tête dans les nuages. Cinélover adorateur de merveilleux. Aime aussi ranger sa chambre, les feux d’artifice, Woodstock et grimper le Machu Picchu. Et pas nécessairement dans cet ordre.

Articles récents de

Laissez un commentaire