Insidious 3 : et si l’épouvante(rreur) faisait toujours recette ?

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insidious 3

 

Insidious est en salles. Pour la troisième fois. Pop’Up s’est demandé pourquoi sa recette (même réchauffée) continue de fonctionner.

Chez Pop’Up, on n’est pas du genre à tomber dans les pièges faciles du film d’horreur, à sursauter au moindre bruit et avoir le sang qui se glace à la première apparition. Non, on a des nerfs d’acier, on sait se tenir dans n’importe quelle situation, rester de marbre. La classe à l’anglaise, quoi. Enfin… c’est ce qu’on croyait.

Jump scare : mode d’emploi

Avec Insidious : Chapitre 3, difficile de savoir dans quoi je m’embarquais. Une suite de suite en forme de prequel ? Je ne connaissais pas l’histoire. Le genre de l’épouvante(rreur) n’étant pas mon domaine de prédilection, je me lance un peu à l’aventure. Insidious est le genre de film qui cherche à surprendre le spectateur en détournant son attention pour mieux le faire tomber dans le panneau. Ce qui se déroule généralement de la façon suivante :

– Les personnages viennent de vivre une émotion qui aurait pu aboutir à une situation dramatique, mais il ne s’est rien passé.

– La tension qui tenait la scène est en train de s’estomper. La musique se calme. Les visages se décrispent.

– Les bruits extérieurs deviennent sourds, presque inaudibles.

– Les respirations et battements de cœur, auxquels on ne porte généralement pas attention, apparaissent.

– La caméra en profite pour effectuer un léger zoom recadré sur les yeux du personnage.

– Et « boom !», un bras surgit de sous le lit, une tête apparaît dans le reflet du miroir, un craquement de plancher ou une porte qui claque, et vous sursautez.

Les bons clients de l’épouvante

Il suffit de peu d’éléments pour introduire ce genre de situation. Généralement, il faut que la trame soit pourvue d’un mystère qui ne peut s’expliquer que par une théorie surnaturelle et/ou la présence d’une entité malfaisante. Exemples de bons clients : démons, goules, fantômes et autres esprits. Pour accentuer le drame, mieux vaut également bousculer les codes de l’innocence. La victime, féminine le plus souvent, doit avoir des motivations fondamentalement bienveillantes pour être mieux corrompue par le vice d’un démon. L’Exorciste, de William Friedkin, posera la base de ce genre.

Toutes ces conditions réunies, l’histoire originelle importe finalement peu, pourvu que le spectateur pense que tout est bien qui finit bien (naïfs que nous sommes). Maiiiis … (car il y a un « mais ») les films d’épouvante ne se concluent jamais sur une note positive mais sur une remise en question du triomphe des héros. Pourquoi ? Pour que nous ne nous sentions jamais gagnants et parce qu’on aime tous remettre en doute la suprématie du bien.

Vous réfléchirez à deux fois avant de faire une partie de Ouija.

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J’aime regarder les choses, j’aime encore plus les sentir. Une histoire doit transporter, faire vibrer en bien ou en mal. Quelque soit le but, c’est le voyage qui reste le plus intéressant.

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