Jude Law raconté par ses réalisateurs

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Steven Spielberg, David Cronenberg, Sam Mendes, Jean-Jacques Annaud… Les plus grands cinéastes de notre temps ont reconnu en Jude Law l’étoffe des stars. Comment l’ont-ils perçu ? Qu’a-t-il retenu d’eux ? Il les raconte aussi bien qu’ils le raconte lui.

Jude Law
Jude Law et Kevin Spacey dans Minuit dans le jardin du bien et mal (1997), de Clint Eastwood (à droite).

 

Minuit dans le jardin du bien et du mal

(1997)

Jude Law à propos de Clint Eastwood : « Je pensais que ce serait terrifiant d’être en sa présence mais il n’est pas intimidant du tout. C’est un type adorable, et tellement détendu avec ça. C’est le plateau le plus relax que j’ai connu jusque là. » (Detour Magazine, novembre 1997)


Jude Law
Jude Law dans Bienvenue à Gattaca (1997), d’Andrew Niccol (à droite).

 

Bienvenue à Gattaca

(1997)

Andrew Niccol à propos de Jude Law : « Lorsque Jude est venu auditionner, nous nous sommes tous regardés et nous sommes dit : « ce type sera une star ». On le savait déjà à l’époque. » (US Weekly, décembre 1997)

Jude Law à propos d’Andrew Niccol : « C’était la première fois que j’avais totalement foi en un script. C’était mon premier projet qui reflétait aussi bien l’intelligence de ses auteurs, Andrew Niccol surtout mais aussi les gens de Jersey Films, et même Ethan Hawke avec lequel j’ai eu beaucoup de plaisir à travailler. Nous étions tous dans une communion d’esprits. » (Premiere US, mars 2004)


Jude Law
Jude Law et Jennifer Jason Leigh dans eXistenZ (1999), de David Cronenberg (à droite).

 

eXistenZ

(1999)

David Cronenberg à propos de Jude Law : « J’ai rencontré Jude à l’International Film Market, et son côté félin m’a tout de suite séduit. C’est l’un des acteurs les plus doux que je connaisse. Il débarquait chaque matin tout excité. Je suis persuadé qu’il va devenir une superstar, alors je me réjouis de l’avoir eu avant les autres. » (Ciné Live, avril 1999)

« Ca va être fascinant de voir comment il se dépatouille de la célébrité, à quel point il peut devenir et rester audacieux et dangereux. » (Vanity Fair, décembre 2000)

Jude Law à propos de David Cronenberg : « Ce film est une combinaison de Camus, Sartre et de Lara Croft. Jusque là, je n’avais pas lu beaucoup de romans existentialistes. C’est David qui m’a montré en quoi ces romans n’étaient pas de simples histoires, mais aussi un moyen de contrôler le chaos de l’esprit. » (Premiere US, mars 2004)


Jude Law
Gwyneth Paltrow et Jude Law dans Le talentueux Mr. Ripley (1999), d’Anthony Minghella (à droite).

 

Le talentueux Mr. Ripley

(1999)

Anthony Minghella à Jude Law : « J’ai ressenti que tu occupais une place à part dans ma vie et moi dans la tienne. Lorsque je me suis lancé sur Ripley, je savais que si tu jouais Dickie Greenleaf, ça changerait la face du film. » (Esquire, janvier 2004)

Jude Law à propos d’Anthony Minghella : « C’est lui qui me choisit à chaque fois. Nous avons une même approche des scénarios. Il n’y a jamais l’ombre d’un malentendu ou la moindre agressivité sur le plateau, ce qui arrive plus souvent qu’on ne le croit entre un metteur en scène et ses acteurs. J’aime aussi sa façon très humaniste de voir le monde et sa manière de décortiquer la complexité de l’être humain. Il a beaucoup de compassion pour les autres. » (Marie-Claire, avril 2007)


Jude Law
Jude Law dans Stalingrad (2001), de Jean-Jacques Annaud (à droite).

 

Stalingrad

(2001)

Jean-Jacques Annaud à propos de Jude Law : « Je me souviens d’une scène de foule où Jude était mêlé à des centaines de soldats figurants. Les techniciens s’inquiétaient de ne pouvoir l’identifier. Moi j’étais sûr qu’on ne verrait que lui, et je ne m’étais pas trompé. C’était comme lors de notre première entrevue au restaurant. On ne pouvait pas ne pas le repérer tant il avait ce quelque chose en plus qui fait le charisme des stars. » (Ciné Live, mars 2001)

Jude Law à propos de Jean-Jacques Annaud : « J’ai été transporté par son énergie. Annaud partage véritablement son expérience avec vous. Il vous complimente, vous donne de la force. Il est peut-être le metteur en scène le plus généreux que j’ai rencontré. » (Studio Magazine, mars 2001)


jude law
Haley Joel Osment, Steven Spielberg et Jude Law sur le tournage de A.I. Intelligence artificielle (2001).

 

A.I. Intelligence Artificielle

(2001)

Jude Law à propos de Steven Spielberg : « Malgré toute son expérience, son succès, son génie, Steven collabore beaucoup avec vous. C’est ce qui m’a le plus surpris. Je l’imaginais plus retranché. Au contraire. Il encourage les gens à lui suggérer des idées. Il m’a même demandé un jour : « Comment crois-tu que je devrais tourner cette scène ? » Vous imaginez ?! En plus, on m’avait dit qu’il était très technique et c’est faux. Steven est un vrai directeur d’acteurs. Je savais que travailler avec lui serait une expérience unique. Cela a dépassé mes espérances. » (Studio Magazine, mars 2001)


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Jude Law dans Les sentiers de la perdition (2002), de Sam Mendes (à droite).

Les sentiers de la perdition

(2002)

Jude Law à propos de Sam Mendes : « Sam Mendes est un réalisateur merveilleux. Il m’a offert exactement ce dont j’ai besoin de la part d’un metteur en scène : patience, sécurité, inspiration, amitié. » (Studio Magazine, janvier 2005)


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Julia Roberts, Jude Law et le réalisateur Mike Nichols sur le tournage de Closer, entre adultes consentants (2004).

 

Closer, Entre adultes consentants

(2004)

Jude Law à propos de Mike Nichols : « Dans mon parcours, les deux réalisateurs les plus importants sont Anthony Minghella et Mike Nichols. Ils m’ont embarqué dans de véritables voyages émotionnels et de formidables aventures humaines. Avec eux, je me suis vraiment senti en sécurité. Ils m’ont poussé à me surpasser, en même temps qu’ils m’ont nourri, materné, presque. Je me suis senti sans peur, capable de tout accomplir. » (Studio Magazine, janvier 2005)


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Nicole Kidman et Jude Law dans Retour à Cold Mountain (2004), d’Anthony Minghella (à droite).

 

Retour à Cold Mountain

(2004)

Anthony Minghella à propos de Jude Law : « Jude est un animal superbe et charismatique, dangereux et cruel. » (Marie-Claire, février 2004)

Jude Law à propos d’Anthony Minghella : « Anthony trouve toujours la formule qui fait mouche. Superbe, je ne pense pas. Charismatique, c’est un minimum quand vous exercez le métier d’acteur, et si vous voulez attirer les foules. Dangereux, je dirais plutôt « qui se met en danger » afin de ne pas tomber dans une certaine routine. Cruel ? Oui, mais à dose homéopathique. » (Marie-Claire, février 2004)


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Norah Jones et Jude Law dans My Blueberry Nights (2007), de Wong kar-Wai (à droite).

My Blueberry Nights

(2007)

Wong Kar-Wai à propos de Jude Law : « Le Jeremy que j’imaginais est vraiment différent de celui interprété par Jude Law. Mais Jude a su fournir énormément d’émotions pour ce personnage. Je pense qu’il montre une autre facette de qui il est. » (conférence de presse du Festival de Cannes 2007)

Jude Law à propos de Wong Kar-Wai : « Je n’avais jamais travaillé avec quelqu’un qui vive l’instant avec autant d’intensité. C’est incroyable de voir à quel point il s’approprie le moment et le décompose. » (The New York Times, 19 novembre 2006)


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Jude Law dans L’imaginarium du Docteur Parnassus (2009), de Terry Gilliam (à droite).

 

L’imaginarium du Docteur Parnassus

(2009)

Terry Gilliam à propos de Jude Law : « Avant que Heath Ledger n’accepte, j’avais proposé à Jude Law le rôle de Tony. Lorsque je démarchais les producteurs, j’avais mis son visage sur les dessins du storyboard. C’est le destin qui a voulu qu’il fasse ce film. Jude est parfait dans le rôle du Tony menteur. Il a l’air si droit, si honnête qu’on lui donnerait le bon dieu sans confession. » (Studio Ciné Live, novembre 2009)


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Jude Law dans Sherlock Holmes (2009, 2011), de Guy Ritchie (à droite).

 

Sherlock Holmes

(2009, 2011)

Guy Ritchie à propos de Jude Law : « Il me paraît impossible d’imaginer désormais un autre docteur Watson que celui de Jude Law. Je voulais un Watson séduisant, qui ne jouerait pas les utilités, mais possèderait une stature héroïque et serait un partenaire digne de Holmes. » (Studio Ciné Live, février 2010)

Jude Law à propos de Guy Ritchie : « Aucune scène de bagarre n’est banale entre les mains d’un styliste aussi accompli que Guy, qui cherche sans cesse des solutions nouvelles pour enrichir l’arrière-plan narratif des combats. Il a des idées très précises qui rendent le tournage de ces scènes particulièrement plaisant. » (Studio Ciné Live, février 2010)

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Collectionneur d’images qui aime l’amour et les zombies. GPS vivant. Regarde généralement où il met les pieds, même s'il a souvent la tête dans les nuages. Cinélover adorateur de merveilleux. Aime aussi ranger sa chambre, les feux d’artifice, Woodstock et grimper le Machu Picchu. Et pas nécessairement dans cet ordre.

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