La playlist des 10 meilleurs morceaux de janvier

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Et c’est reparti pour un tour ! En 2016, c’est promis, on écoutera toujours plus de bonne musique. Ça commence dès maintenant avec cette playlist aux atours cinéphiles. Place à la musique.

1. David Bowie

De ce mois de janvier particulièrement meurtrier pour la culture, la disparition de David Bowie est celle qui nous a le plus attristée. Probablement car, comme tout ce qui concerne Ziggy Stardust, elle nous a pris par surprise. Son ultime pied de nez à la vie aura été Blackstar, un album posthume et testament. Sur « Lazarus » il chante la peur de vieillir, la maladie, la mort et … la résurrection. Le futur se jouera désormais sans lui, le voici pourtant immortel. Ashes to ashes, goodbye Mr Bowie.

2. Cage The Elephant

Encore un groupe qui doit sa reconnaissance à l’indispensable festival South by Southwest d’Austin, Texas. Les frères Shultz et leurs camarades proposent ce mois-ci un nouvel album, le quatrième, moins noisey mais toujours aussi punk-rock en diable. « Punchin’ Bag » a tout du tube défouloir où l’on croit parfois entendre des réminiscences de Black Keys. Avec Dan Auerbach aux manettes, rien de plus normal.

3. Ennio Morricone

Enfin ! Après lui avoir rendu hommage en utilisant sa musique dans chacun de ses huit films au cours des quinze dernières années, Quentin Tarantino a enfin convaincu Maestro Morricone de lui composer une partition originale pour ses Huit Salopards. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le compositeur de 87 ans n’a absolument rien perdu de son talent. La musique du virtuose italien est un personnage à part entière de ce western. Comme au bon vieux temps.

4. Mystery Jets

Pour un premier album avec un nouveau bassiste, Mystery Jets en profite pour expérimenter un nouveau style. Fini l’indie rock plutôt joyeuse, avec Curve Of The Earth ils se découvrent plus électriques et atmosphériques. Déroutant de prime abord, ils prouvent, avec « Telomere » notamment, que ce nouveau style leur permet surtout de voir plus grand.

5. King Charles

King Charles se serait-il assagi ? Si le look de dandy à moustache du british est toujours là, force est de constater que, comme les compositions de ce nouvel album et la photo sur la pochette, il est plus débraillé, moins calculateur. « Loose Change For The Boatman » porte la marque de son producteur, Marcus Mumford. Enlevé, folk sur les bords, le leader des Mumford & Sons offre un vent pop à King Charles. Royal.

6. Breakbot

C’était évident que le retour de Breakbot se ferait par un tube. « Get Lost » a les mêmes armes que « Baby I’m Yours » ou « One Out Of Two » : ce sont des petites bombinettes electro au son desquelles il est impossible de ne pas se lever pour danser. Quatre ans après By Your Side, nul doute que Still Waters, prévu pour le 5 février, est attendu comme le Messie.

7. Daughter

Sans tergiverser, on s’est laissé complètement charmer par Not To Disappear, le deuxième album des britanniques de Daughter. Puissant et feutré, habité d’un spleen majestueux qui invite autant à l’évasion qu’à l’introspection, l’album trouve un exutoire avec « How« . A mi-album, le titre sort Not To Disppear de sa mélancolie d’un cri vengeur.

8. Shearwater

A la première écoute de Jet Plane & Oxbow, on a râlé en croyant qu’un énième groupe de rock avait répondu aux sirènes de l’électro, mais le groupe d’Austin ne renie pas ses racines. Ample, naturaliste et toujours portée par la voix caverneuse de Jonathan Meiburg, la musique de Shearwater trouve ici un nouveau souffle.

9. The Franklin Electric

Ce n’est pas un hasard si les Montréalais de The Franklin Electric ont souvent partagé leurs tournées avec Half Moon Run ou City & Colour. Les trois groupes partagent un ADN pop folk auquel les canadiens ajoutent des envolées cuivrées que ne renieraient Mumford & Sons. Crée dans les remous d’un deuil, The Franklin Electric a remplacé le chagrin par l’énergie créatrice. Une pure réussite.

10. Nadia Reid

Listen To Formation, Look For The Signs, l’album de Nadia Reid est profondément folk. C’est pourtant un morceau enlevé, aux guitares lourdes non sans rappeler le rock de Courtney Barnett, qui frappe à la première écoute. « Holy Loud » vous trottera dans la tête sans tarder, c’est ce qu’on appelle un tube immédiat.

BONUS TRACK. Ibrahim Maalouf & Grand Corps Malade

Une fois n’est pas coutume, il y aura deux bandes-originales dans cette playlist. Ibrahim Maalouf a du prendre goût à la composition de musique de film car, après celle d’Yves Saint Laurent pour Jalil Lespert, il a offert ses magnifiques ritournelles au piano et bien entendu à la trompette au Je vous souhaite d’être follement aimée d’Ounie Lecomte. Ce très beau film sur la naissance sous X et la recherche d’une mère, porté par une Céline Sallette en état de grâce, ne pouvait rêver mieux que la musique de Maalouf pour accompagner sa quête. La voix grave de Grand Corps Malade s’allie joliment aux notes de Maalouf sur le morceau qui clôture le film.

 

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Se dit souvent que la vie c'est comme une boîte de chocolat. A comme tonton Bill Murray, comme BFF Rachel McAdams et Seth Cohen, comme grands frères les Black Keys, comme sista Angela Chase, comme cousin chelou Thom Yorke, comme mamie gâteau Maggie Smith, comme famille les Braverman, comme prof de guitare Nick Drake, comme grand-père castor raconte nouuus une histoire Steven Spielberg... Oui dans mes rêves, oui. Clear eyes, full hearts, can't lose ! Comme le dit si bien le Coach Taylor.

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