Le calendrier de la rentrée séries (2ème partie)

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On a commencé à vous aider à faire le tri parmi la foultitude de nouvelles séries lancées depuis la semaine dernière sur les écrans américains. Mais ce n’est pas fini ! Voici la fin de votre semaine séries, y’a plus qu’à cocher !

JEUDI

the bastard executioner

De quoi ça parle : Wilkin Brattle est un chevalier broyé par les ravages de la guerre. Il compte bien ne plus avoir à semer la mort, mais les révoltes font rage dans le Pays de Galles du XIVè siècle et le voilà forcé de devenir bourreau. Manipulé par une mystérieuse guérisseuse (Katey Sagal) et un chambellan aussi fourbe qu’ambitieux (Stephen Moyer), sa route sera semée d’embuches.

Ses parents : Vikings et Sons Of Anarchy, les rebelles médiévaux.

Son point fort : Kurt Sutter. Le showrunner poursuit ici son exploration de l’hyperviolence, de la vengeance et de la quête de rédemption. Des thèmes forts qu’il avait brillamment mis en scène dans Sons Of Anarchy et qui devrait parfaitement coller à la brutalité du Moyen-Âge gallois.

Son point faible : Who the hell is Lee Jones ? L’acteur principal choisi par Kurt Sutter est totalement inconnu et ne respire pas le charisme dans les premières images de la série. Mais qui sait, Charlie Hunnam partait de loin aussi au début de Sons Of Anarchy

Taux de kiffance : 71%

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heroes reborn

De quoi ça parle : les Heroes, tenus responsables d’une attaque terroriste, sont désormais traqués. Mais de nouvelles personnes se découvrent d’extraordinaires aptitudes de par le monde. Aidés de quelques anciens, ils deviennent eux aussi obsédés par une seule et unique chose : sauver le monde. C’est pas Heroes Reborn, c’est Heroes Rebored.

Ses parents : Heroes, mère célibataire par abandon de domicile du père.

Son point fort : attendez … Laissez-moi réfléchir … Je suis même en colère contre chouchou Zachary Levi d’avoir accepté de se retrouver dans cette galère, donc aucun. En fait.

Son point faible : cette manie des revivals en série doit être tuée dans l’oeuf. Surtout quand il s’agit de faire revivre des séries aussi insignifiantes qu’Heroes ou, comme il en est question en ce moment, aussi iconiques que Mission : impossible. Heroes a eu sa chance et s’est enfoncée dans un marasme tel, qu’elle s’était éteinte dans l’indifférence totale au bout de quatre saisons. Pourquoi vouloir recommencer ?

Taux de kiffance : 3,5%

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The Player - Season Pilot

De quoi ça parle : une mystérieuse organisation de milliardaires a trouvé le moyen de prédire de futurs crimes. Plutôt que d’y envoyer la police, ils sélectionnent un Player chargé d’empêcher le crime d’arriver, tandis qu’eux parient sur sa réussite ou son échec. Pas très Charlie. Alex Cane, ancien militaire aux méthodes musclés, accepte d’entrer dans le jeu dans l’espoir de retrouver celui qui a assassiné sa femme.

Ses parents : Person of Interest et Las Vegas, une chasse à l’homme jouée à la roulette.

Son point fort : l’action tous azimuts. La série ne s’en cache pas, elle a pour principale source d’inspiration les bons gros films de bourrin des années 90, Die Hard en tête. Faut dire que Philip Winchester fait un très bon ersatz de Bruce Willis, les cheveux en plus.

Son point faible : ça vole pas bien haut. Si l’on accepte de laisser son cerveau à l’entrée, pas de soucis. Sinon on peut très vite s’ennuyer entre un coup de pied retourné et une mimique de Wesley Snipes.

Taux de kiffance : 34%

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angel from hell

De quoi ça parle : Allison a déjà planifié toute sa vie, du labrador dans le jardin au plan épargne retraite. Jusqu’au jour où une femme se prétendant son ange gardien vient la mettre en garde, tout risque de ne pas se passer comme elle le souhaite. Allison pense avoir affaire au mieux à une excentrique, au pire à une folle furieuse. Mais ses prédictions commencent à se réaliser…

Ses parents : Joséphine ange gardien et Les routes du paradis, un petit je ne sais quoi qui guide vos pas.

Son point fort : l’ambiguité de Jane Lynch. Habituée des rôles doux amers, comme celui de l’inénarrable Sue Sylvester dans Glee, l’actrice peut réussir à nous faire douter de ses intentions très longtemps. Alors, ange ou démon ?

Son point faible : l’ambition. Une fois le pitch éventé (oui ou non Amy est bel et bien l’ange gardien d’Allison) qu’est-ce qu’on fait ?

Taux de kiffance : 41%

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the art of more

De quoi ça parle : Graham Connor (Christian Cooke) utilise ses connaissances des réseaux de trafics d’antiquités, héritées de son passé de soldat en Irak, pour se faire une place dans le monde impitoyable des collectionneurs d’arts. Amateurs, contrebandiers et faussaires se côtoient et Graham se découvre un adversaire redoutable en la personne de Sam Bruckner (Dennis Quaid), un magnat de l’immobilier.

Ses parents : White Collar et Suits, un jeune ambitieux essaye de la faire à l’envers aux requins des maisons d’enchères de luxe.

Son point fort : se retrouver sur Crackle. Comme Hulu, Amazon Prime ou Netflix, Crackle est un service de vidéo à la demande. Qui plus est, c’est le service de VOD de Sony, qui a bien décidé d’entrer dans la cour par la grande porte. Sony a donc mis le paquet sur The Art of More, a commencer par engager Dennis Quaid et Kate Bosworth.

Son point faible : la visibilité. Première création originale (si ce n’est la web série Chosen) de Crackle, The Art of More aura du mal à être vue par un public qui ne sait peut-être même pas qu’elle existe. A moins d’un hit à la House of Cards. On le lui souhaite.

Taux de kiffance : 67%

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et-toujours-jeudi

VENDREDI

hand-of-god

De quoi ça parle : Pernell Harris Jr., est dans le coma. Il a tenté de se suicider après avoir assisté au viol de sa femme. Son père, le vénérable Juge Harris, a soudainement une illumination : il se rendra justice lui-même avec la bénédiction, si ce n’est plus, de Dieu le père en personne. Alors Pernell a-t-il un pète au casque ou est-il véritablement un émissaire de Dieu sur Terre ?

Ses parentsBoss et Dexter, les vengeurs qui ont des petites voix dans la tête.

Son point fort : ce que l’on peut appeler un gros casting : Ron Perlman (Sons of Anarchy), Dana Delany (Desperate Housewives), Garret Dillahunt (Raising Hope), Andre Royo (The Wire), Julian Morris (New Girl). Tout ce beau monde a déjà fait ses preuves.

Son point faible : la maladresse. En essayant de spoiler le moins possible, la fin du pilote envoie la série dans une direction où sa morale donne un arrière goût assez rance au reste de l’épisode et, a fortiori, au reste de la série. A moins que cela ne soit qu’une pirouette scénaristique, wait and see donc.

Taux de kiffance : 55%

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dr ken

De quoi ça parle : Le Dr. Ken est un brillant médecin, le seul problème c’est qu’il rend tout le monde dingue, au cabinet comme à la maison. Sa femme, psychiatre, tente de le canaliser mais il est toujours à deux dois de devenir fou. Et de rendre fous tous ceux qui l’entoure.

Ses parents : Scrubs et Dr. House, les parents docteurs à la fois tarés et insupportables.

Son point fort : le côté autobiographique. Nul doute que Ken Jeong saura se servir de sa propre expérience d’interne pour faire ressortir les situations les plus loufoques de l’exercice de la médecine.

Son point faible : il va falloir canaliser l’énergie de Ken Jeong. Car de Very Bad Trip à Community il est un indéniable atout comédie, mais il ne faudrait pas qu’il lasse.

Taux de kiffance : 39%

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truth be told

De quoi ça parle : comment parler de tout ce qu’on vous dit toujours de taire (sexe, race, argent, religion…), sans se brider ? Avoir son meilleur ami comme voisin.

Ses parents : Happy endings pour les discussions à bâtons rompus en bonne compagnie et You’re The Worst pour l’hypothétique cash.

Son point fort : si elle aborde vraiment TOUS les sujets, sans tabous, Truth be told sera savoureuse à suivre.

Son point faible : être sur NBC. Le network n’abordera justement pas TOUS les sujets. Mais au moins y’aura toujours Mark Paul Gosselaar à mater.

Taux de kiffance : 22%

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De quoi ça parle : dans une réalité alternative, les Alliés ont perdu la 2è guerre mondiale et les japonais et les nazis se sont partagés les Etats-Unis. En 1962, Hitler est au plus mal et la Résistance s’organise. Une jeune femme découvre dans les affaires de sa soeur un étrange film qui réécrit l’Histoire. Elle décide de le convoyer en zone libre. C’est là qu’elle rencontre un jeune homme chargé de transporter lui aussi un mystérieux colis.

Ses parents : Un village français et Code Quantum, les Résistants qui voyagent dans le temps pour changer l’Histoire.

Son point fort : l’attente. Cela fait des mois que l’on a vu le pilote et appris la mise en chantier d’une saison de The Man in the High Castle, après que celui ci a été l’épisode le plus vu de l’histoire d’Amazon Prime. Autant vous dire que cette uchronie de Philip K. Dick, amenée sur nos écrans par Ridley Scott nous trotte dans la tête depuis.

Son point faible : l’adaptation. Philip K. Dick est réputé inadaptable. Si le pilot nous a rassuré, il n’a quand même pas encore abordé bon nombre des sujets majeurs du livre, notamment le mystérieux Maître du Haut Château. Mais on y croit, The Man in the High Castle est ce que l’on a vu de mieux ces derniers mois (avec Mr. Robot, mais ne nous égarons pas).

Taux de kiffance : 91%

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jessica jones

De quoi ça parle : Jessica Jones, plus connue sous le pseudonyme de Jewel, a décidé de raccrocher la cape de super-héroïne suite à une affaire qui a mal tourné. En plein stress post-traumatique et en proie à la dépression, elle décide de retourner à la vie civile et d’ouvrir une agence de détective privé venant en aide à ses anciens collègues.

Ses parents : Daredevil et The Sopranos, quand la dépression guète le colosse aux pieds d’argile.

Son point fort : Enfin une super-héroïne qui jette l’éponge ! On commençait à croire que c’était le rêve de pourchasser les méchants en collants. Jessica Jones aura l’énorme avantage de nous faire découvrir un personnage inédit, une héroïne qui renonce à l’être. Et c’est excitant.

Son point faible : chat échaudé craint l’eau froide. On est pour le moment assez déçu des productions Marvel à la télévision : Daredevil a endormi le moindre de ses téléspectateurs et Agents of S.H.I.E.L.D. l’a étourdi d’action et de personnages. Seul Agent Carter tire son épingle du jeu grâce à l’humour et au rétro. Ce qui n’a pas l’air d’être dans les attributions de Jessica Jones.

Taux de kiffance : 58%

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et toujours vendredi

DIMANCHE

quantico

De quoi ça parle : les recrues les plus prometteuses du FBI font leur rentrée à Quantico, base d’entraînement pour l’élite des agents gouvernementaux. Entre les cours de pratique de l’interrogatoire ou d’art de l’enquête et des tests physiques, la compétition fait rage, seul un sur deux réussira. Neuf mois plus tard, les Etats-Unis sont frappés par l’attaque terroriste la plus meurtrière depuis le 11 Septembre 2001 et il semblerait que le responsable soit l’une des nouvelles recrues. Mais laquelle ?

Ses parents : Alias et How To Get Away With Murder, enquêteurs et élèves combattent le crime ou le terrorisme en flashforwards.

Son point fort : la lucidité. Quantico sera l’une des séries (avec Traveler et Homeland), à ramener sans paranoïa le terrorisme post 11-Septembre à la télévision.

Son point faible : la surenchère. Le pilot propose de multiples rebondissements et autres cliffanghers, générateurs de questions et de réactions brûlantes. On deviendra évidemment tous accros, mais attention à ne pas tant brouiller les pistes qu’on s’y perde, façon Lost.

Taux de kiffance : 79%

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blood and oil

De quoi ça parle : Billy Lefever (Chace -zéro charisme- Crawford), embarque son complexe d’infériorité de fils d’ouvrier et sa femme sous le bras, direction le Dakota du nord. Prêt à tout pour une petite parcelle à forer sur la formation de Bakken, qui a déjà prouvé qu’elle valait de l’or (noir), il doit faire face à Hap Briggs, homme d’affaires sans scrupules qui a fait main basse sur toute la région.

Ses parents : Dallas et Revenge, ton univers impitoyable au pays du pétrole et du soap opera.

Son point fort : Don Johnson en patriarche tout puissant prêt à tout, même écraser son fils, pour garder la main sur le plus gros gisement de pétrole que les Etats-Unis aient jamais connu. Potentiel énorme de salaud détestable. Hap Briggs is the new JR Ewing.

Son point faible : le premier degré. Blood & Oil se prend bien trop au sérieux. A parler de trahisons familiales, de méchants machiavéliques et de mariages en danger, elle ferait bien de jouer à fond le second degré, Empire style.

Taux de kiffance : 31%

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et-toujours-dimanche

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Se dit souvent que la vie c'est comme une boîte de chocolat. A comme tonton Bill Murray, comme BFF Rachel McAdams et Seth Cohen, comme grands frères les Black Keys, comme sista Angela Chase, comme cousin chelou Thom Yorke, comme mamie gâteau Maggie Smith, comme famille les Braverman, comme prof de guitare Nick Drake, comme grand-père castor raconte nouuus une histoire Steven Spielberg... Oui dans mes rêves, oui. Clear eyes, full hearts, can't lose ! Comme le dit si bien le Coach Taylor.

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