Mad Max : Fury Road, la virée badass ultime

Classé dans : Cinéma, Le 140 | 10

140 mad max

 

Si vous avez manqué le début : Le soleil du désert tape fort sur la caboche de Max. Hanté par le fantôme de son fils, capturé par des soldats, il se retrouve bientôt muselé et ligoté, embarqué à toutes berzingues sur la piste de Furiosa, une guerrière rebelle ennemie du seigneur de la Citadelle.

Les vrais passionnés ne font pas de concessions. Ça pourrait être le crédo de George Miller, se dit-on en regardant Mad Max : Fury Road, les yeux écarquillés d’extase face à la virée badass ultime. Deux heures de courses poursuites infernales sans temps mort, ni redite. Deux heures de cascades jamais vues, où la caméra virevolte entre le camion-citerne de Furiosa, les tanks pimpés en machines de guerre féroces. Deux heures à laisser filtrer le background de ces personnages de survivants de l’extrême à travers leurs yeux rivés sur la route. Pas le temps de se retourner quand on a la mort aux trousses. Mais les histoires de tortures, de fantômes qui les hantent jusqu’à la folie sont bien là. Charlize Theron en impose en chef de file des amazones en cavale, mène la vie dure à Tom Hardy, dont on salue un charisme de bête sauvage proche de celui de Mel Gibson en son temps. Petit soldat toqué, Nicholas Hoult apporte même à l’expédition une touche d’émotion inattendue, quand les nymphes en furie du désert marient la grâce à une détermination musclée.

Miller est mené par son aspiration à chercher sans relâche un plan, une idée, à innover en cognant là où on ne cogne pas, en faisant les plus impensables sacrifices… Les séquences d’action gagnent en ampleur. Difficile à croire lorsqu’on en arrive au terme de l’échappée belle inaugurale menée par la rebelle Furiosa. Résultat : près de 30 minutes d’intro à tout péter. Et ce n’est pourtant qu’un début. La terre brûlée de son monde asphyxié trouve son salut dans les femmes (évidemment). Fury Road fait ainsi la nique à sa propre saga baignée dans la testostérone (et le cuir aussi, un peu, beaucoup) depuis 1979.

Mad Mad : Fury Road devrait être considéré comme le blockbuster matriciel, la référence absolue sur laquelle tout autre film à gros budget devrait se comparer. Dans sa fabrication old school qui nous livre ces images aussi spectaculaires qu’hyper réalistes. Dans le sens de l’innovation qui anime chaque fibre de l’être de George Miller. A 70 ans, il filme toujours avec la même fougue de grand gamin jusqu’au-boutiste. Prends-en de la graine Hollywood !

 

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Collectionneur d’images qui aime l’amour et les zombies. GPS vivant. Regarde généralement où il met les pieds, même s'il a souvent la tête dans les nuages. Cinélover adorateur de merveilleux. Aime aussi ranger sa chambre, les feux d’artifice, Woodstock et grimper le Machu Picchu. Et pas nécessairement dans cet ordre.

10 Responses

  1. Bonjour,
    J’ai vu le film hier soir (merci pour la place gagnée !), et je partage entièrement cette critique !
    Spectaculaire, pas de temps mort, impossible de s’ennuyer dans ce monde post-apocalyptique. J’ai adoré.

    • Marine Bienvenot

      On est ravis que ça vous ait plu. Du grand spectacle qui vous en met plein les mirettes tout en oubliant pas d’aborder des thèmes forts. Et si George Miller avait révolutionné le blockbuster ?

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  3. […] Qualités : Un pédigrée on ne peut plus anglais pour un acteur qui peut tout, le meilleur comme le rire. Grenade de séduction à manier avec précaution, Tom Hardy est une arme fatale. Il a l’humour (Guy Ritchie et son Rock n’Rolla s’en souviennent), mais surtout ce côté délicieux et dangereux capable de le voir se métamorphoser en un instant en animal sauvage. Ce pourquoi George Miller l’a engagé pour Mad Max Fury Road. […]

  4. […] soirée chargée. Cette année, la course au grand prix du meilleur film se jouera donc entre Mad Max : Fury Road, The revenant, Seul sur Mars, Le pont des espions, The Big Short, Room, Spotlight, et […]

  5. […] des relations tarifées. Incarnée par Riley Keough, la petite-fille du King Elvis aperçue dans Mad Max : Fury Road, The Girlfriend Experience s’annonce sexy et […]

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