Mad Max, les fous du volants

Classé dans : Jeux vidéo, Test | 1
ME3050489425_2Quoi de plus normal qu’un fan de Mad Max attende avec impatience le jeu qui le renverra sur les terres désolées de la saga de George Miller ? Manette en main, la recette de ce titre s’avère simple mais efficace.

Le guerrier de la route arpente une terre ravagée par l’homme à la recherche d’essence. Si ce n’est la survie, personne ne connaît son but ultime. Au volant de sa machine de mort, sa légende se construit avec le sang. Malgré son scénario très simple, Mad Max se démarque grâce à l’ambiance qu’il véhicule (gros jeu de mot). C’est dit, dès les premières minutes du jeu, l’objectif est la survie à tout prix.

Un jeu à creuser

D’abords, le titre n’emballe pas. Avec sa dynamique de monde ouvert, le joueur est rapidement déboussolé par l’absence d’une véritable histoire. Il comprend qu’il faut reconstruire sa voiture et que, pour se faire, il aura besoin de pièces détachées. Des missions s’offrent à lui pour récupérer du matériel, mais difficile alors de trouver le lien qui unit ces missions les unes aux autres.

C’est là que le jeu interpelle. À l’image de la saga de George Miller, l’objectif du jeu est d’immerger le joueur dans une ambiance, plus que dans une histoire. C’est alors que toute la dimension post-apocalyptique prend son sens. Comme Max, le joueur ère, désœuvré, et survit grâce à ce qu’il trouve. L’objectif, c’est chacun qui se l’impose. Et même si une simili trame sert de fil rouge, c’est le joueur qui écrit sa légende.

ME3050489419_2Exploiter le meilleur des autres titres

A l’instar de la voiture de Max, le jeu est un assemblage de pièces détachées. Un peu de Batman Arkham Knight pour les combats à mains nues, de Far Cry pour les places fortes check point, les possibilités d’amélioration du moyen de transport renvoient à Assassin’s Creed IV : Black Flag, et l’univers désolé est emprunté aux films, et rappellent également Rage… Bref, ce Mad Max n’a pas inventé l’eau tiède. Ce qui n’empêche pas de prendre son pied à fond la caisse et d’exploser du War Boy à la pelle. Au final, pourquoi innover quand on peut recycler ce qu’il y a de meilleur ?

On regrettera cependant que le système de collecte d’essence, vraie originalité du jeu, se révèle inabouti et inintéressant. Une fois plein, votre réservoir pourra tenir des heures. Dommage.

En résumé : A défaut d’être le jeu de l’année, Mad Max est un exutoire efficace pour évacuer son stress et ses envies de cogner ! L’univers ensablé, même redondant, est assez fidèle à ce que George Miller a créé et on s’amusera à customiser un char de guerre comme bon nous semble. Un défouloir post-apocalyptique qui fait le boulot, même s’il aurait gagné à soigner un scénario digne de ce nom.

fiche technique Mad Max

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Suivre Clément Sautet:

J’aime regarder les choses, j’aime encore plus les sentir. Une histoire doit transporter, faire vibrer en bien ou en mal. Quelque soit le but, c’est le voyage qui reste le plus intéressant.

Articles récents de

One Response

  1. […] des univers bien barjots, Fallout 4 n’est pas loin. Mais le plus improbable de la gamme restera Mad Max, un game play bizarre mais pas sans […]

Laissez un commentaire