Mon palmarès de Cannes 2016

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Cannes 2016. L'avis à chaud de Bernard Achour sur Baccalauréat, de Cristian Mungiu.
Les dix jours de la 69e édition du Festival international du film de Cannes ont filé à la vitesse d’une comète et voici le temps des bilans. Tout juste sorti de la projection du dernier film en compétition, notre envoyé spécial Bernard Achour nous textote son palmarès (très) personnel. En duplex de la terrasse ensoleillée du Café Roma, et d’une orgie de chantilly. Plutôt indécent, on vous l’accorde, mais, comme c’est un bon camarade, on le retrouvera quand même l’année prochaine.

Cannes 2016 : le palmarès très personnel de Bernard Achour.

 

Palme d’or : Baccalauréat, de Cristian Mungiu.

Prix d’interprétation masculine : Adam Driver dans Paterson, de Jim Jarmusch.

Prix d’interprétation féminine : Isabelle Huppert dans Elle, de Paul Verhoeven.

Grand Prix : Le client, d’Asghar Farhadi.

Prix du jury : Ma’Rosa, de Brillante Mendoza.

Prix de la mise en scène : Bruno Dumont pour Ma Loute.

Prix du scénario : Toni Erdmann, de Maren Ade.

 

 

Cannes 2016 : le palmarès très personnel de Bernard Achour.

 

 

Prix du film mort au bout de trente secondes : The Last Face, de Sean Penn.

Pour son texte en exergue qui arrache un fou rire avant même l’apparition de la première image.

Prix « Mais pourquoi il n’était pas en compétition ? : Le disciple, de Kirill Serebrennikov.

Pour son énergie de dingue et la terreur 2.0 qu’il distille.

Prix du film qui redonne tout son sens à un mot qui l’avait perdu : Juste la fin du monde, de Xavier Dolan.

Définition même de la « vulgarité ».

Prix de l’actrice qui va très mal le prendre : Sonia Braga dans Aquarius, de Kleber Mendoça Filho.

Reine à priori indétrônable de mon palmarès avant qu’Isabelle Huppert ne lui chipe sa couronne dans les deux derniers mètres de la compète.

Prix du film qui transforme en monstre au coeur de pierre ceux qui osent ne pas l’aimer : I, Daniel Blake, de Ken Loach.

Pour la roublardise éhontée avec laquelle il vaporise du jus d’oignon dans les yeux de son public afin de lui extorquer des larmes de compassion.

Prix de la séquence la moins érotique : Mademoiselle, de Park Chan-wook.

Pour ce plan où l’héroïne tire la langue avant de plonger entre les cuisses déjà ouvertes de sa maitresse. On dirait qu’elle s’apprête à coller un timbre.

Prix de LA SCENE du 69e Festival de Cannes : Rester vertical, d’Alain Guiraudie.

Le suicide assisté par sodomie d’un mec de 30 ans sur un papi de 70 ans.

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2 Responses

  1. […] Pendant dix jours, Bernard Achour, notre envoyé spécial au 69e Festival international du film de Cannes, a vu quarante films et nous a textoté ses impressions à chaud au sortir des projections presse. Découvrez aussi son palmarès du festival, ici. […]

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