Ni le ciel ni la terre : aux (postes) frontières du réel

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140 Ni le ciel ni la terre

Si vous avez manqué le début : à la limite entre l’Afghanistan et le Pakistan, un homme du capitaine Antarès Bonassieu disparait. Envolé, sans laisser de trace. Comment ? Pourquoi ? Pas le temps de se triturer les méninges que, déjà, une deuxième bleusaille se volatilise…

Que reste-t-il quand on n’a plus rien à quoi se raccrocher ? Quand la terre et ses certitudes se dérobent sous nos pieds, que le ciel semble être un concept trop brumeux pour y trouver refuge ? Pour son premier long métrage, Clément Cogitore, 32 ans et une belle carrière devant lui, trouve le point d’équilibre entre foi et raison. Mais qu’est-ce qui se joue vraiment dans ces montagnes ? En chef d’escouade, Jérémie Renier commence par mener l’enquête dans ces paysages de terres et de poussière. Déjà, les scènes de nuit et l’utilisation des caméras infrarouges font monter la tension d’un cran. Très finement, Ni le ciel ni la terre opère sa mue pour une ambiance qui flirte avec le fantastique.

Mélange des genres

Les militaires sont des pions. Sont-ils pour autant les jouets d’une intervention divine ? Qui sait. Le réalisateur a l’intelligence d’ouvrir le champ des possibles plus qu’asséner des réponses toutes faites. Comme les membres de l’unité de ce capitaine, qui peine à garder le nord, sont contraints à l’introspection par les événements, au spectateur de tracer son chemin. Mais saurait-il seulement y avoir une explication rationnelle, satisfaisante, à la disparition des hommes, qu’il soit soldat ou simple civil. On se perd avec bonheur dans ce polar métaphysique comme on chercherait à décoder un rêve.

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Collectionneur d’images qui aime l’amour et les zombies. GPS vivant. Regarde généralement où il met les pieds, même s'il a souvent la tête dans les nuages. Cinélover adorateur de merveilleux. Aime aussi ranger sa chambre, les feux d’artifice, Woodstock et grimper le Machu Picchu. Et pas nécessairement dans cet ordre.

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