Nicole Kidman : le morphing

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En compétition au Festival de Cannes pour Les proies, de Sofia Coppola, Nicole Kidman prouve une nouvelle fois que les atours ne sont pas ce qui fait d’elle une grande comédienne habituée des métamorphoses. Démonstration.

Nicole Kidman, dans Horizons Lointains

Horizons lointains

(Ron Howard, 1992)

En Irlandaise revêche, elle débarque au pays de l’Oncle Sam bien décidée à croquer du rêve américain.

Look de rebelle des champs : 4/5

Nicole a 24 ans, elle a la frisette libérée et suivrait Tom Cruise jusqu’aux confins du grand ouest. Alors elle envoie valdinguer son corset de bourgeoise et se crotte les mains. Parce qu’elle est comme ça.


Nicole Kidman, dans Prête à tout

Prête à tout

(Gus Van Sant, 1995)

Miss météo locale, elle se mue en carriériste tueuse qui n’aime pas se faire marcher sur les escarpins.

Look de météo killeuse : 2/5

Carré structuré à la laque « Elnet Total Volume » et tailleur Barbie girl, on a vu mieux…


Nicole Kidman, dans Batman ForeverBatman forever

(Joel Schumacher, 1995)

Val Kilmer voit en elle la superbe psy, Jim Carrey, un appât à chauve-souris… Bref, tous lui collent au train.

Look de psycho-potiche : 3/5

La Nicole de vos soirées cocktails : cheveu lissé reposant stratégiquement sur épaule sexy et tenue échancrée juste ce qu’il faut.


Nicole Kidman, dans Eyes Wide Shut

Eyes Wide Shut

(Stanley Kubrick, 1999)

Rien ne va plus avec Tommy Cruise. A la ville comme à l’écran. Nicole vit sa mise en abîme en cérébralisant chez Stanley Kubrick.

Look ‘Fais moi mal Tommy’ : 3/5

Nicole bazarde le glam, la pose et les paillettes pour le cérébral, le quotidien et, peut-être, un peu de vérité. No shit ?


Nicole Kidman, dans Moulin Rouge

Moulin Rouge

(Baz Lurhmann, 2001)

Courtisane étincelante, elle est à la fois envoûtante et bouleversante. Satine, ça ne pouvait être qu’elle.

Look ‘Yes you cancan’ : 6/5

Qu’elle soit diamant, résilles ou mousseline, elle irradie l’écran. De la soie s’élève une voix suave et cristalline.


Nicole Kidman, dans Les autres

Les autres

(Alejandro Amenabar, 2001)

Dans un manoir anglais grinçant, elle désespère que son mari ne rentre de la guerre et se met à entendre des voix. Inquiétantes, les voix.

Look bigote the blues : 2/5

Adieu sexitude. Bonjour robe déprimante hermétiquement boutonnée jusqu’au col.


Nicole Kidman, dans The Hours

The Hours

(Stephen Daldry, 2002)

Emmurée dans une vie stérile, elle rédige Mrs Dalloway dans la peau de l’écrivain anglaise Virginia Woolf.

Look victorienne d’un jour : 1/5

Tignasse filasse, teint blafard, prothèse de nez, vieux chiffon délavé… Elle est méconnaissable. Bluffante. Et moche, aussi.


Nicole Kidman, dans Dogville

Dogville

(Lars von Trier, 2003)

En cavale, elle cherche refuge au milieu des bouseux… et n’a pas fini, la pauvre, de s’en prendre plein la tronche.

Look de cavaleuse perdue : 5/5

Nicole invoque la Selma de Dancer in the Dark et la Bess de Breaking the waves pour s’en remettre corps et âme à l’expérience de Lars von Trier, grand cri désespéré contre la bestialité et le sadisme humains. Bravo.


Nicole Kidman, dans Fur

Fur

Un portrait imaginaire de Diane Arbus

(Steven Shainberg, 2006)

Un biopic fantasmé dans lequel elle joue la célèbre photographe Diane Arbus, s’émancipe de son mari et se découvre elle-même dans les bras d’un voisin très poilu.

Look au poil : 4/5

Le New York des années 50 comme une seconde peau, de discrète, elle devient conquérante. Clic clac, c’est dans la boîte.


Nicole Kidman, dans AustraliaAustralia

(Baz Lurhmann, 2008)

Elle pose ses valises sur sa terre natale, chevauche dans le bush aux côtés de l’aventurier étalon Hugh Jackman.

Look bush à bush : 3/5

La panoplie de la fille de bonne famille qui se décoince au contact du mâle nature ? Déjà vu, cliché, mais toujours impeccable.


Nicole Kidman, dans Grace de Monaco

Grace de Monaco

(Olivier Dahan, 2014)

Elle porte le destin de l’éternelle Grace Kelly, se fige sous le poids de la couronne de Monaco et s’ennuie… Comme nous.

Look de princesse des cœurs : 1/5

Derrière le sourire, le faste et l’apparat, Nicole soupire des yeux. On la comprend.


Nicole Kidman, dans Les proies

Les proies

(Sofia Coppola, 2017)

Guerre de Sécession, côté Sud. Nicole protège ses jeunes internes d’un soldat ennemi blessé… qui aura vite fait de faire grimper les tensions sexuelles en flèche.

Look des yeux révolver : 4/5

Les yeux de Nicole, épisode 2. Elle y fait tout passer : autorité, désir, ironie, elle y fait tout passer, et n’est jamais meilleure, ici, que quand elle ne dit mot.

 

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