La playlist des 10 meilleurs morceaux de mars 2017

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Si cette playlist devait refléter la météo et l’état d’esprit de ce début de printemps, elle serait ensoleillée, douce, funky, dansante et pop. Spoiler alert : elle l’est.

 

1. Formation

Les frères Ritson viennent d’inventer, non sans une certaine nonchalance, un son nouveau. Une espèce hybride où le disco de Can croise le flow du Wu Tang et explose dans un rock contestataire typiquement anglais. Si le Brexit pouvait au moins nous apporter la nouvelle vague punk, ce serait toujours ça de pris.

2. Juveniles

Sortis à un mois d’intervalle, les nouveaux albums de Yuksek et Juveniles pourraient n’en faire qu’un. Ou du moins être le prolongement l’un de l’autre. Amis de la pop vintage, tendance synthés et electro Moroderienne, ces deux-là ce sont bien trouvés. Ils vont, à tour de rôle, nous chauffer jusqu’à l’été.

3. Real Estate

Sans faire plus de bruit que nécessaire, les américains de Real Estate sont devenus l’un des groupes les plus intéressants du moment. En conservant la recette bien rodée d’une pop solaire, élégante et simple, ils fournissent un quatrième album redoutable. « Same Sun » s’écoute (pour les non-allergiques au pollen) dans la pelouse, un brin d’herbe et le sourire aux lèvres.

4. Aimee Mann

L’un des trésors les mieux cachés de la pop américaine se nomme Aimee Mann. Ce n’est pas à ceux qui, à l’orée des années 2000, sont tombés amoureux de sa voix sur la BO de Magnolia que je vais l’apprendre. Ultra-mélodiques, ses morceaux sont d’une simplicité si désarmante qu’on la place aux côtés de Bob Dylan, James Mercer ou Elliott Smith au panthéon des songwriters qui allie génie et modestie.

5. Father John Misty

Joshua Tillman est en colère. Pure Comedy, son troisième album, tire un signal d’alarme à la fois politique, religieux et sociétal. Autant vous dire qu’il a mal digéré l’arrivée de Trump au pouvoir et qu’il ne se gêne pas pour l’asséner dans la chanson-titre. Mais c’est la folk baroque de « Total Entertainment Forever » et sa diatribe contre le tout-numérique qui nous a tapé dans l’oreille ce mois-ci. Fun et engagé, tout bon mon père.

6. Laura Marling

On a déclaré tout notre amour au Semper Femina de Laura Marling juste ici. Véritable déclaration d’amour et d’intérêt aux femmes, la chanteuse s’y fait plurielle, à la fois acoustique, symphonique et électrique, pour ajouter une force inédite à la grâce intemporelle de ses compositions. Et sa voix chaude, comme sur « Always This Way », continue de nous border.

7. The Shins

Dans une interview, James Mercer avouait ressentir une étrange forme de mélanchorie sur scène. Un mélange de mélancolie et d’euphorie. Etonnamment, c’est la définition exacte de ce que me procure sa musique depuis maintenant quinze ans et les déflagrations épidermiques ressenties à l’écoute de « Caring is Creepy » ou « New Slang ». Ragaillardi par sa collaboration avec Danger Mouse (Broken Bells), Mercer revient aux fondamentaux de The Shins sur Heartworms : une vulnérabilité précieuse.

8. Spoon

Cela fait déjà 20 ans que l’indie rock des Spoon colle à la semelle de nos Converse, et que leur succès critique ne se transforme que sporadiquement en un succès public. Incompréhensible tant les texans ont un sens du tube immédiat et condensé. Il n’y a qu’à écouter « Shotgun » trente secondes pour s’en rendre compte. Une fois de plus.

9. Polock

La pop de Polock est ensoleillée, bondissante et énergique. Normal, ils sont espagnols. A l’écoute de Magnetic Overload, leur troisième album, on continue à entendre une pointe de Strokes et une pincée de Phoenix, l’innocence en plus.

BONUS TRACK. Jorge Ben Jor

Si vous vous retrouvez un jour à devoir parler funk brésilien, ne dites rien de plus que Jorge Ben Jor. Tout le monde vous gratifiera alors d’un hochement approbateur. Il est le premier à avoir accouplé les rythmes traditionnels de la samba et de la bossa nova à la pop et au rock des sixties. Un mélange détonnant qui se retrouve logiquement sur la très cool BO du non-moins cool Kong : Skull Island.


 

 

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Se dit souvent que la vie c'est comme une boîte de chocolat. A comme tonton Bill Murray, comme BFF Rachel McAdams et Seth Cohen, comme grands frères les Black Keys, comme sista Angela Chase, comme cousin chelou Thom Yorke, comme mamie gâteau Maggie Smith, comme famille les Braverman, comme prof de guitare Nick Drake, comme grand-père castor raconte nouuus une histoire Steven Spielberg... Oui dans mes rêves, oui. Clear eyes, full hearts, can't lose ! Comme le dit si bien le Coach Taylor.

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