Fredao Oliveira

Visages qui en imposent où fusionnent l’homme et l’animal. De Belo Horizonte, les lignes profondes de Fredao Oliveira appellent à la contemplation. On remonte avec lui le fil de son parcours d’artiste.

Interview in english here.


Petit, à quoi rêviez-vous ?

Comme beaucoup d’enfants, je voulais devenir pompier pour aider les autres.

Quels étaient vos héros d’enfance ?

Rocky Balboa et Bruce Lee.

Que pensiez-vous faire une fois adulte ?

Je me suis toujours imaginé dans les arts. Dessiner est pour moi une affaire sérieuse. Je n’étais pas fait pour les écoles normales. Je n’arrivais pas à entrer dans le système. Mon frère aîné était un artiste. Il a toujours été de bons conseils et m’a appris à me concentrer et que l’art n’est pas une chose à prendre à la légère.

Quel est votre premier tatouage ?

Je me suis fait faire mon premier tatouage à 13 ans. Evidemment, ma mère n’était pas au courant. C’était une lettre japonaise… horrible ! Je pense que le tatouage le plus significatif est celui que je porte sur ma main, réalisé par Felipe Andrade. Je l’admire beaucoup. C’est lui qui m’a initié aux techniques fondamentales du tatouage.

En tant qu’artiste tatoueur, quelles sont les créations dont vous êtes le plus fier ?

Je pense vraiment que tous les tatouages sont importants dans le sens où chacun d’eux m’apprend, me pousse à m’améliorer. J’étais en Europe récemment. J’y ai fait un éléphant dont je suis très fier. Il m’a pris trois jours, à raison de huit heures par jour. Et le client venait d’un autre pays rien que pour me voir moi. Il est resté là, assis pendant des heures, comme un rock. D’autant que tatouer la poitrine et l’estomac est extrêmement douloureux.

Comment définiriez-vous votre style ?

Je me suis entraîné au dessin dans le style bd/comic. Mais quand j’ai commencé à tatouer, certains m’ont dit que ce n’est pas un style qui rendait très bien sur la peau. Je me suis essayé à d’autres styles en reprenant tout à zéro. Puis mon travail est devenu beaucoup plus brut, avec beaucoup de contraste, de textures, de détails. Mais, pour être honnête, j’aurais du mal à définir mon propre style.

Demain, tous tatoués ?

J’espère bien ! Je pense même que l’on aura des produits permettant de retirer nos tatouages afin de faire de la place pour des nouveaux.

Au final, que représente le tatouage pour vous ?

La vie. Le tatouage est toute ma vie. Tout ce que je suis et tout ce que j’ai, je le dois à mon travail en tant que tatoueur. C’est grâce à ça que j’ai rencontré mes amis. C’est grâce à ça que j’ai rencontré ma femme et que j’ai eu un fils. Le tatouage m’a sauvé la vie.

18 juillet 2016 – Interview réalisée par mail par Christophe Chadefaud


Tattoo Trip, notre tour du monde des plus incroyables artistes tatoueurs, continue ici.
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  • Tattoo Trip #5 : Fredao Oliveira, Belo Horizonte (Brésil)
  • Son salon : Inkonik Tattoo Studio, Av Cristóvão Colombo 625
  • Sur Instagram : @fredao_oliveira
  • Website : https://www.facebook.com/fredao.oliveira

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