HongdamDessins de paysages à l’encre de chine, animaux comme tout droit sortis d’aquarelles… Chez Hongdam, c’est la finesse du trait et la précision de son exécution qui laissent sans voix. On remonte avec lui son parcours d’artiste tatoueur au corps étonnamment encore vierge.

Interview in english here.


Petit, à quoi rêviez-vous ?

J’ai le souvenir d’œuvres accrochées au fond de ma salle de classe. L’art a toujours été là, inconsciemment. J’ai passé la plus grand partie de mon enfance à dessiner avec mon père, plutôt que d’étudier. Je me rappelle très bien redessiner par-dessus les dessins de mon père après l’école…

Quels étaient vos héros d’enfance ?

J’ai toujours admiré ceux qui avaient un don pour l’écriture. Comme je ne suis pas très doué en la matière, je m’exprime à travers mon art. Pour moi, le dessin traduit mes pensées et mes sentiments mieux que des mots.

Que pensiez-vous faire une fois adulte ?

Je pensais être décorateur d’intérieur ou designer de mode. Aujourd’hui, je fais du design sur corps humain. Même si c’est une industrie différente, cela reste toujours dans le domaine de l’art.

Quel a été votre premier tatouage ?

Je n’ai pas encore de tatouage, en fait ! Comme je suis toujours en train de dessiner ceux de mes clients, je n’ai pas pris le temps d’y réfléchir pour moi. Et puis, j’ai aussi un peu peur de la douleur.

En tant qu’artiste tatoueur, quelles sont les créations dont vous êtes le plus fier ?

Je suis satisfait de mes travaux récents. Si je devais n’en choisir que quelques-uns, je retiendrais des calligraphies coréennes. J’ai beaucoup de clients insatisfaits de leurs anciens tatouages qui viennent pour un recouvrement. Je me sens très honoré quand mes clients sont heureux de leurs tatouages, d’autant que les recouvrements sont les tatouages les plus difficiles à réaliser.

Comment définiriez-vous votre style ?

Comme une forme d’art positif, ou à vocation positive pour ceux qui les portent. J’essaie de transférer le dessin du papier à la peau avec le rendu le plus fidèle possible. Je préfère créer des tatouages qui s’harmonisent naturellement avec le corps. Je ne suis pas arrêté sur un genre spécifique, ce qui me laisse la liberté de m’exprimer dans différents styles.

Demain, tous tatoués ?

Le tatouage prend ses racines dans l’histoire. Beaucoup de gens admirent le tatouage. Avec le temps qui passent, les gens recherchent des nouveaux styles. Le tatouage ne cesse d’évoluer. C’est une forme d’art à part entière.

29 octobre 2017 – Interview réalisée par mail par Christophe Chadefaud


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  • Tattoo Trip #8 : Hongdam, Séoul (Corée du Sud)
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