Certains ont découvert l’histoire et les photographies de Vivian Maier dans le documentaire sorti en juillet dernier et sobrement intitulé A la recherche de Vivian Maier. Les autres, vous avez de la chance le DVD sort le 2 décembre. Sans déflorer le film, Maier doit sa tardive reconnaissance à un retard de loyer, une société d’Histoire de la ville de Chicago et une vente aux enchères. C’est en effet grâce à l’alliance de ces trois coïncidences que John Maloof, jeune agent immobilier, se retrouve en possession de 100 000 négatifs et de dizaines de rouleaux de pellicules non-développés appartenant à la photographe. Si elle n’a pas su voir son potentiel ou n’a pas eu les moyens financiers de mettre en avant son oeuvre, Maloof lui, n’a eu de cesse depuis sa découverte de réhabiliter son travail et de la replacer au panthéon des photographes du 20è siècles aux côtés d’Helen Levitt, Robert Doisneau ou Robert Frank.
Rétrospectivement, Maier est rien de moins qu’une pionnière de la street photography, ses formats carrés auraient fait fureur sur Instagram mais autre temps, autre moeurs… Secrète et solitaire, Vivian utilisait pourtant sa caméra pour valoriser ses contemporains sans distinction de races, de classes ou de religions. Sa façon à elle de communiquer. Les enfants, les couples, les freeks, les marginaux, les noirs, les vieux… tous ont imprimé sa pellicule sans le savoir, lui offrant parfois un regard qui ne s’oublie pas.

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  • Portfolio Vivian Maier, reine du portrait
  • Copyright Vivian Maier / Maloof Collection
  • Texte : Marine Bienvenot
  • Website www.vivianmaier.com

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