Présidents à l’écran : les voix qui comptent

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Après les musiques des campagnes électorales, il est temps de se tourner vers les « commanders in chief » qui comptent. Nous les avons élu à l’unanimité de nos (deux) voix comme les présidents américains incontournables à l’écran (le petit et le grand).
Par Marine Bienvenot et Christophe Chadefaud

House of CardsKevin Spacey

(Frank Underwood)

 

Son mandat : House Of Cards, créé par Beau Willimon (2013).

Son programme : Devenir le premier Président en poste sans avoir gagné une seule élection.

Pourquoi on vote pour lui : Frank Underwood c’est l’animal politique par excellence. Le salaud magnifique qu’on aimerait détester mais dont le charisme nous aimante. Le moindre de ses regards complices et de ses sourires en coin, brisant le 4è mur, nous rendent complices de ses exactions. Et on en redemande ! Bien qu’arrivant au poste suprême par des moyens tout sauf démocratiques, Kevin Spacey nous rend l’ascension d’Underwood fascinante et son personnage captivant. Si l’homme est un loup pour l’homme, Frank Underwood aussi.


LincolnDaniel Day-Lewis

(Abraham Lincoln)

 

Son mandat : Lincoln, de Steven Spielberg (2012).

Son programme : Abolir l’esclavage dans une Amérique déchirée par la guerre et sauver ce qu’il lui reste de famille.

Pourquoi on vote pour lui : Pour son engagement sans réserve pour l’égalité entre les hommes, peu importe leurs couleurs. Tout entier au service de cette histoire intimiste contée par Steven Spielberg, Daniel Day-Lewis se métamorphose en un homme usé par le poids de sa fonction, au moment le plus tendu de sa présidence, comme de l’histoire américaine dans son entier. Il est prodigieux. Comme toujours. Tandis que la Guerre de Sécession fait rage, le clan Lincoln est lui-même endeuillé par la perte d’un fils. La première dame est inconsolable. Le cadet veut s’enrôler quand même. Et Lincoln doit gérer, tenir bon, plus inflexible que jamais.


Air Force OneHarrison Ford

(James Marshall)

 

Son mandat : Air Force One, de Wolfgang Petersen (1997).

Son programme : Lutter contre le terrorisme coûte que coûte. Et à mains nues s’il le faut.

Pourquoi on vote pour lui : En action man présidentiel, Harrison Ford embarque dans le fameux Air Force One sans se douter que sa famille, son staff et lui-même y ont été précédés par un gang de terroristes. Sauf que nous avons affaire à un modèle de président qui ne s’en laisse pas compter, prêt à esquiver les balles, encaisser les gnons, et en retourner un ou deux au passage à un Gary Oldman qui l’avait bien cherché. Parce qu’au pays de l’Oncle Sam, que ce soit sur terre ou dans les airs, ON NE NÉGOCIE PAS AVEC LES TERRORISTES. Non mais oh !


Frost / NixonFrank Langella

(Richard Nixon)

 

Son mandat : Frost/Nixon, l’heure de vérité, de Ron Howard (2008).

Son programme : Redorer son image, passablement écornée par le scandale du Watergate qui lui coûta son poste.

Pourquoi on vote pour lui : Pour le coup on est pas sûrs sûrs de vouloir Nixon comme Président, vu le scandale d’Etat par lequel s’est soldé son 2è mandat. Par contre pour Frank Langella, c’est un grand oui. Face à Michael Sheen, qui incarne le journaliste David Frost, il campe un homme politique déshonoré, qui joue son va-tout pour laver son honneur. Croyant pouvoir se jouer de Frost, qu’il ne considère pas à la hauteur, il tombe de haut face à la pugnacité de l’intervieweur. C’est finalement au crépuscule d’un homme et de ses ambitions politiques que l’on assiste. Et Frank Langella d’y apporter sa poignante désillusion.


Mars Attacks !Jack Nicholson

(James Dale)

 

Son mandat : Mars Attacks!, de Tim Burton (1996).

Son programme : Entrer dans l’histoire comme l’homme qui aura géré la rencontre du troisième type.

Pourquoi on vote pour lui : Pas vraiment le choix, il est déjà en poste lorsqu’une armada de martiens tout sauf pacifiques débarquent sur terre (en commençant par les Etats-Unis, bien entendu). Difficile de faire plus sublimement pathétique que ce leader incrédule incarné par un Jack Nicholson aux yeux ronds. Mais le pouvoir et son inefficacité crasse ne son pas seuls à se faire souffler dans les bronches. Médias, population… Tout y passe dans cette farce hautement critique de la société américaine, signée par un Tim Burton à un moment de sa vie où lui-même ne sent plus du tout en phase avec les Etats-Unis. Les martiens, c’est lui.


L’équipe de Pop’Up vous donne rendez-vous les 22 et 23 octobre 2016 au Club de l’Etoile (Paris) pour un immanquable Week-end Culture US.

 

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Collectionneur d’images qui aime l’amour et les zombies. GPS vivant. Regarde généralement où il met les pieds, même s'il a souvent la tête dans les nuages. Cinélover adorateur de merveilleux. Aime aussi ranger sa chambre, les feux d’artifice, Woodstock et grimper le Machu Picchu. Et pas nécessairement dans cet ordre.

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