Rétro 2014, les 10 meilleurs albums (1è partie)

Classé dans : Musique, Top 5 Records | 2

Après les places 6 à 10, voici le haut du panier, les 5 albums qui ont marqué mon année 2014. Y’a pas à dire ça sent la classe. On y trouve un dandy british et ce qui semblent être ses easy songs, un vétéran du rock-blues US de retour au meilleur de sa forme, un sale gosse folkeux qui avec deux albums en 2014 ferait rougir ceux qui nous font patienter des années entre deux productions, le groupe le plus ambitieux de ces dernières années et, enfin, ceux qui passent d’un succès d’estime à un succès tout court. Une bonne année, définitivement.

the war on drugs

Tout d’abord je tiens à faire une précision : ce n’est pas parce que le leader du groupe a le nom le plus cool du monde (Adam Granduciel) que The War On Drugs se retrouve en première position de ce top. Même si ça y a un peu contribué. Non, ce qui a surtout compté c’est la sensation que procure Lost In The Dream. La sensation qu’il a été crée pour accompagner le moindre événement de nos vies. Car derrière des mélodies allant de brumeuses à épiques, les textes et l’ambiance qui s’en dégage nous plonge dans la mélancolie la plus douce comme la félicité la plus délicieuse. Douloureux et personnel mais de ce fait universel, Lost in The Dream et cette voix habité qui n’est pas sans rappeler celle de Springsteen, résonne au plus profond de vous.

alt j

On ne leur dira pas que la pochette de This is all yours est probablement l’une des plus moches de l’année. Non, on leur dira seulement qu’ils sont l’un des groupes les plus fascinants de ce début de siècle. Deux ans seulement après leur découverte avec un premier album unanimement salué par la critique et un statut de poids lourds à suivre, alt-J donne un grand coup de pied dans la fourmilière, brouille les pistes et n’hésite pas à s’éloigner des sentiers battus sur lesquels beaucoup les attendaient. Subtil, étonnant, fragile et bouillonnant, This is all yours donne l’effet d’un puzzle dont les pièces ont été savamment mélangées pour ne prendre sens qu’une fois remises dans l’ordre. Déroutant donc, mais que ça fait du bien qu’un groupe adoubé soit prêt à tout remettre en jeu. On appelle ça la liberté.

kevin morby

Un artistes sous influences ce Kevin Morby. Dans le désordre Bob Dylan, Leonard Cohen, Lou Reed … Vintage quoi. Et c’est un adjectif qui correspond assez bien à son Still Life… Vintage comme ces histoires de l’Amérique que personne ne racontaient plus vraiment. Rétro comme ce son saturé que des petits jeunes comme lui et Jake Bugg reprennent à leur compte. Sixties en diable, Kevin Morby, comme Foxygen l’an dernier, nous rappelle qu’on peut faire du neuf avec du vieux. Et plutôt bien même.

ryan adams

Faire de son quatorzième album un éponyme après quinze ans de carrière, ça sonnait comme une envie de retour aux fondamentaux. Et heureusement c’est le cas. Car si avec des albums comme Heartbreaker ou Love is Hell, Ryan Adams s’était fait nouvel étendard d’un rock US flirtant avec le blues de ses racines, il pouvait aussi aller creuser les bas fonds du rock stadium où, à une lettre près, il était aussi soporifique qu’un certain Bryan. Une production aux petits oignons, des morceaux où l’intime côtoie l’universel, une guitare reverb en fil rouge de tout l’album, ce Ryan Adams cru 2014 est pertinent. Cela semble un mot bien simple, peut-être même simpliste pour le définir, mais ne dit-on pas que la simplicité est l’habit de la perfection ?

baxter dury

 

Baxter Dury est la quintessence même du dandy nonchalant. Il a le flegme crasse de celui dont le talent naturel n’a aucunement besoin d’être forcé. C’est énervant. Son crédo ? Celui d’un crooner électro-pop dont les petites mignardises dépassent rarement les 3min, se fredonnent dès la première écoute de sa voix grave et envoûtante et racontent souvent des histoires décousues qui, si on cherche un peu, finissent par avoir du sens. Pleasure s’écoute alangui dans un fauteuil club, Guiness à la main et chapeau melon sur la tête. Baxter Dury n’a sans doute pas conscience du charme de sa musique et ça, à n’en pas douter, fait mon plaisir.

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Se dit souvent que la vie c'est comme une boîte de chocolat. A comme tonton Bill Murray, comme BFF Rachel McAdams et Seth Cohen, comme grands frères les Black Keys, comme sista Angela Chase, comme cousin chelou Thom Yorke, comme mamie gâteau Maggie Smith, comme famille les Braverman, comme prof de guitare Nick Drake, comme grand-père castor raconte nouuus une histoire Steven Spielberg... Oui dans mes rêves, oui. Clear eyes, full hearts, can't lose ! Comme le dit si bien le Coach Taylor.

2 Responses

  1. […] moments clés de celle-ci en réécoutant ces morceaux, j’ose espérer que vous aussi. Les meilleurs albums et les révélations de l’année sont particulièrement représentés (The War On Drugs, […]

  2. tonton Vincent

    Bravo Marine ! Tes billets et tes sélections se lisent et s’entendent comme des évidences. Ça mériterait une plus large diffusion ou au moins être relayé dans les magazines qui ont pignon sur rue. Parce que le bon goût et la fine plume ne court pas les mêmes rues … Ne lâche rien ! Bises et bonne inspiration.

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