Rétro 2014, les 5 révélations ciné

Classé dans : Cinéma, Top 5 Records | 2

Ah l’insouciance et la fougue de la jeunesse… S’il y a bien un adage que ces cinq acteurs et actrices ne font pas mentir c’est celui qui affirme que le talent n’attend pas le nombre des années. Le plus jeune à 17 ans, le plus âgé 27. Ils sont américains, français, anglais ou québécois, ont joué dans des drames, des blockbusters ou des films d’auteurs mais pour aucun je crois à la chance du débutant. Acharnés du jeu, exigeants dans leurs choix, aventureux dans leurs collaborations, ils sont les futurs grands de demain.
« A vous les jeunes de ma génération, accrochons-nous à nos rêves, car nous pouvons changer le monde par nos rêves, nous pouvons faire rire les gens, les faire pleurer. Nous pouvons changer leurs idées, leurs esprits. Et en changeant leurs esprits nous pouvons changer le monde. Il n’y a pas de limite à notre ambition à part celles que nous nous donnons et celles que les autres nous donnent. En bref, je pense que tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais. » Ce n’est pas n’importe qui qui le dit, c’est Xavier Dolan, un autre petit prodige par qui le futur du cinéma passera. Nous avons définitivement là une jeunesse pleine de promesses.

© Julien Bourgeois

Il a un nom de whisky distillé dans une cave écossaise. La part des anges en plus. Et comme le bon vin, on sent tout de suite chez Jack O’Connell une propension à bien vieillir. Il faut dire que les rôles qu’on lui a vu jouer cette année plaident en sa faveur. Un cogneur en quête de reconnaissance paternelle d’abord (Les poings contre les murs), puis un soldat virevoltant entre catholiques et protestants au coeur d’un Belfast en feu, ensuite (’71). Ne manquerait plus qu’un rôle chez Ken Loach pour en faire le nouveau visage du cinéma social anglais. Mais c’est finalement Invincible qu’il a décidé d’être devant la caméra d’Angelina Jolie en 2015. En espérant que cet adjectif lui sera bientôt prémonitoire.

© Sebastian Kim

En s’appelant Miles, Teller ne pouvait pas passer à côté de Whiplash, Black Swan jazzy, où ce multi-instrumentaliste maltraite sa batterie face à un professeur pour qui atteindre la perfection n’est pas encore suffisant. Avec sa gueule bardée de cicatrices héritées d’un accident de voiture qui a failli lui coûter la vie, ce n’est qu’à 23 ans qu’il se dit que le cinéma ça peut être à tenter. Oui, son côté nonchalant n’est pas qu’un posture. Si on l’écoute, il se retrouve sur des blockbusters comme Divergente seulement pour gagner sa vie, et sur des petites productions exigeantes, comme The Spectacular Now, rom-com indie, par hasard. Une bonne étoile qui, conjuguée à un talent plus que certain, devrait continuer à le mettre sur la route de très bons films. Par hasard évidemment.

© Yann Rabanier

« On n’est pas sérieux quand on a 17 ans ». Ce n’est pourtant pas l’impression que donne Antoine Olivier Pilon. Si sa découverte fut un électrochoc dans Mommy, le drame de Xavier Dolan, la révélation de ce si jeune acteur est une des très bonne surprise de 2014. D’un rôle d’hyperactif borderline qu’il aurait pu rendre insupportable, il a fait un personnage lumineux et attachant. Muse de Xavier Dolan depuis une apparition dans Les Amours Imaginaires puis héros maltraité de son clip « College Boy » pour Indochine, ces deux là semblent vouloir continuer à marquer les esprits. Avec la tête sur les épaules et un mentor ultra doué, on ne peut que prédire à Antoine Olivier Pilon un bien bel avenir.

© Laurent Humbert

C’est à bout de souffle que l’on quitte Respire. Tout comme Joséphine Japy et sa touchante Charlie. C’est aussi le souffle court que l’on se dit que ce rôle intense et nuancé auquel elle insuffle contraste et puissance va la mener loin. Au moins sur la scène du Châtelet pour décrocher une certaine statuette doré et un rang bien mérité : celui de meilleur espoir. A seulement 20 ans, Joséphine Japy a déjà une grâce et une maturité que beaucoup doivent lui envier. Elle porte dès lors les stigmates d’une actrice qui respire (sans mauvais jeu de mots) l’intelligence, que ce soit dans ses choix, mûrement réfléchis et rares, ou dans sa manière d’aborder son métier de comédienne. Un très bel espoir, bonsoir.

Ellar Coltrane

Donner à un réalisateur l’envie de vous filmer en train de grandir, de 6 à 18 ans, n’est pas le moindre des exploits d’Ellar Coltrane. Dans Boyhood on le voit évoluer, mûrir, expérimenter et traverser la vie d’un enfant puis d’un ado des années 2000. Richard Linklater a fait de Boyhood une expérience enivrante où l’histoire de Mason se nourrit des expériences d’Ellar. Au bout de 2h45, l’expérimentation est si saisissante qu’on a l’impression de ne pas l’avoir vu grandir. Ellar Coltrane ne sait pas encore s’il est capable de revenir sur les écrans pour jouer d’autres histoires que la sienne. A voir la régularité de sa prestation, on l’y encourage fortement.

challengers révélations

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Suivre Marine Bienvenot:

Se dit souvent que la vie c'est comme une boîte de chocolat. A comme tonton Bill Murray, comme BFF Rachel McAdams et Seth Cohen, comme grands frères les Black Keys, comme sista Angela Chase, comme cousin chelou Thom Yorke, comme mamie gâteau Maggie Smith, comme famille les Braverman, comme prof de guitare Nick Drake, comme grand-père castor raconte nouuus une histoire Steven Spielberg... Oui dans mes rêves, oui. Clear eyes, full hearts, can't lose ! Comme le dit si bien le Coach Taylor.

2 Responses

  1. […] vivre qu’en apnée. Tendu, toxique et transcendant grâce aux interprétations saisissantes de Miles Teller, qui y maltraite sa batterie, et J.K Simmons, pour qui l’excellence est loin d’être […]

Laissez un commentaire