Rétro 2017 : Les 10 meilleurs films de l’année

Désolé 2017, mais on ne te retiendra pas comme une grande année de ciné. Qu’importe. Les perles qui resteront, tiennent du quasi miracle. Le voyage en fil conducteur, on est parti en quête de soi, en quête d’ailleurs, de sensualité, de sens, et d’amour. Toujours. Alors, pour ces moments précieux, on te remercie 2017. Merci pour ton avarice qui les a fait tant briller.

 

Par Marine Bienvenot, Christophe Chadefaud, Thomas Lapointe et Eloïse Trouvat

La La Land

De Damien Chazelle

C’est un cadeau que nous a fait Damien Chazelle avec La La Land. Celui de revivre un âge d’or hollywoodien oublié pour certains et inconnu pour d’autres. Toujours sur le fil entre légèreté et nostalgie, son film est un rêve de cinéma pour quiconque ose, espère et aime. Qu’un jeune trentenaire réenchante le 7e art et nous apprenne à danser sous la pluie est vivifiant. La La Land est un pas de deux stellaire, une juste mélancolie. M.B.

Relire notre critique de La La Land ici.
Redécouvrir le meilleur des comédies musicales ici.

Blade Runner 2049

De Denis Villeneuve

D’une perfection graphique à se damner, Blade Runner 2049 est une extase de cinéma. Denis Villeneuve a relevé le défi de donner une suite au film culte de Ridley Scott. Résultat de quoi, il nous laisse sous le coup d’une quête du réel, de sens et des sentiments. Difficile de s’en relever. Dans un monde à l’humanité perdue, Ryan Gosling est un héros synthétique doublé d’un miroir parfait de nos propres émotions. C.C.

Relire la critique de Blade Runner 2049 ici.
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The Lost City of Z

De James Gray

C’est l’histoire vraie d’une course après une chimère, celle de Percy Fawcett, explorateur anglais du 19e siècle qui aura retourné la jungle équatoriale à la recherche d’une cité oubliée de tous, sauf de lui. C’est l’histoire vraie d’un roman de David Grann réputé inadaptable au ciné. Quand James Gray s’en approche, Francis Ford Coppola le met en garde : « Don’t go ! » (« n’y vas pas »). Mais Gray y va. Il met en scène un classique du film d’aventure, profond, obsédé et obsédant qui va chopper ses acteurs par les tripes (mentions spéciales à Charlie Hunnam et Sienna Miller). Et nous avec. C.C.

Redécouvrir le style de James Gray ici.

Get Out

De Jordan Peele

Black lives matter… mais pas pour tout le monde. Jouant avec les peurs et les névroses de l’Amérique contemporaine, Jordan Peele réalise avec Get Out un film à la lisière du thriller, de la comédie de genre et de la satire politique. Coup d’essai et coup de maître pour celui dont ce n’est que le premier long-métrage. M.B.


120 battements par minute

De Robin Campillo

L’encre a tellement coulé sur ce film qu’il est complexe de rajouter quelque chose de pertinent… Retenons cette sensation étrange éprouvée après le film, et jamais connu de mémoire de cinéphile : une fois son générique bouclé, la mort arrivée à destination, les spectateurs quittent la salle dans un silence de plomb. 120 BPM produit silence, humilité, tristesse, en même temps que Robin Campillo réussit à signer un film hymne à la vie avec du sang, du sperme, des larmes et des rires. Mené par un trio d’acteurs fantastiques, ce film est un moulin à paroles, à regards, à actes, à pensées, et cela ne fait jamais de mal au cinéma quand c’est si bien fait. E.T.

Relire les meilleurs moments du Festival de Cannes 2017 ici.

American Honey

D’Andrea Arnold

Voyage hypersensuel dans une Amérique en deux teintes, American Honey conte le double récit d’une génération qui végète sur du bon rap (et quelques mauvais coups) parallèlement à un coup de foudre au premier regard dans un centre commercial entre Shia LaBeouf et Sasha Lane. Duo ébouriffant de beauté et de timidité, ces deux-là envoûtent la pellicule au fur et à mesure que les kilomètres défilent au compteur.
La réalisatrice de Fish Tank, Andrea Arnold, s’épanche une nouvelle fois sur le coeur endommagé des teenagers et calque l’Amérique invisible en arrière fond de ce road-movie furieusement romantique. Pour parfaire le tableau de ces deux heures envoûtantes : la bande originale est une tuerie et elle contient le « Dream Baby Dream » du Boss dans une scène magique. E.T.


Nocturnal Animals

De Tom Ford

Sept années après l’élégant mélo A Single Man, Tom Ford met en scène la somptueuse Amy Adams dans le rôle d’une riche galeriste esseulée dans un monde aux apparences trop parfaites, bouleversée à la lecture d’un manuscrit de son ex-mari (Jake Gyllenhaal), retraçant un épisode brutal (vécu ou inventé ?) lors duquel eux deux et leur fille ont été en pleine nuit les proies d’une bande de rednecks particulièrement violents. Un film dans le film aussi prenant que surprenant, qui nous entraine là où l’on ne s’y attendait absolument pas. T.L.



Une femme fantastique

De Sebastian Lelio

Porté par la bouleversante interprétation de son interprète Daniela Vega, Une femme fantastique est un mélodrame puissant sur les suspicions et les humiliations subies par une femme transgenre. Après le décès de son compagnon, le fils et l’ex-femme de ce dernier décident d’effacer toutes traces de cette seconde vie pour « laver » l’honneur du père. Un film qui prouve à nouveau, après Gloria – autre remarquable portrait de femme –, que le chilien Sebastián Lelio est un cinéaste à retenir. T.L.


Baby Driver

D’Edgar Wright

Et si Edgar Wright avait inventé la jeunesse du Ryan Gosling de Drive ? Mutique mais sensible, son Baby se laisse lui aussi contrôler par l’amour, le rythme et la musique. L’occasion pour le réalisateur de la trilogie Cornetto de rappeler son sens ciselé de la réalisation dans des mises en scènes dont la précision et l’audace font tourner les têtes. Généreux et furieusement cool, Baby Driver fait brûler l’asphalte et la rétine. M.B.


Coco

De Lee Unkrich et Adrian Molina

Avec Coco, les Studios Pixar mettent la culture mexicaine à l’honneur pour la première fois. Grand bien leur en a pris, leur invitation à la découverte d’un royaume des morts illuminé comme un sapin de Noël est une merveille visuelle traversée de questionnements sur la famille et l’importance du souvenir. Et l’émotion est au rendez-vous. Merci Pixar. C.C.

Relire notre Tournée critique de Coco ici.
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