Rogue One : la tournée critique

popanduprogueone

Retour vers les étoiles avec Rogue One : A Star Wars Story, de Gareth Edwards. On l’a vu. On est allé s’en parler autour d’un verre. C’est la tournée critique de Pop’Up.
Par Marine Bienvenot et Christophe Chadefaud.

Si vous avez manqué le début : Cette histoire se passe juste avant le début de Star Wars – Episode 4 : Un nouvel espoir, juste avant que la Princesse Leia ne planque les plans de l’Etoile Noire dans R2-D2. Ces plans, qui assureront le triomphe de l’Alliance sur l’Empire, ont été dérobés par des héros. Ceci est leur histoire. Ceci est leur moment de gloire. Et quel moment !

christopheSelon toi, il y a une chance pour que Rogue One soit un hommage subtil à Alan Rickman dans Harry Potter ? Nan, hein ? OK, je sors…
 
 
marine bienvenotIl faut arrêter avec Harry Potter, monsieur. C’était le mois dernier, ça.
 
 
christophePardon. Alors, attends, là on est dans Star Wars, c’est bien ça ? Star Wars… Star Wars… Je ressors mes fiches et mon plan de la galaxie…
 
 
marine bienvenotPar contre, on peut y voir un hommage au talent. Parce que, doux Jésus, ce Rogue One envoie sérieusement du pâté. Et c’est une fille qui en a un peu rien à taper de la Force et qui pensait que l’Etoile Noire était une prise de judo ou une position du Kamasutra (mais ça, nous n’y reviendrons pas), qui te le dit.
 
christopheY a pas à dire, il est fortiche le Gareth Edwards. En tant que réalisateur de Rogue One, il est allé beaucoup plus loin que J.J. Abrams avec Le réveil de la Force, qui reste un bon opus, on ne reviendra pas là-dessus, mais clairement trop respectueux de la saga de Lucas in fine. On attendait qu’il propose plus, et c’est ce que fait Edwards tout du long avec Rogue One. Et cette photographie ! Mazette, c’est absolument sublime.
 
marine bienvenotJe suis totalement d’accord, même si je ne jette pas la pierre à Abrams. Je pense qu’il fallait un peu de fan service pour donner envie de retourner dans cette galaxie-là, et surtout y attirer un nouveau public. Abrams a eu la lourde tâche de lancer une nouvelle saga avec un univers déjà existant, finalement.
 
christopheL’épisode 7 m’a botté, moi aussi. Mais on a toujours envie de quelque chose de différent de ce qu’on a déjà vu…
 
 
 
marine bienvenotQuel éternel insatisfait. Je suis sûre qu’il a mis le pied à l’étrier de Rian Johnson pour L’épisode 8. Il peut complètement retourner Star Wars. Mais ceci est une autre histoire.
Gareth Edwards, lui, ne s’est pas posé de questions. Il a embrassé l’univers Star Wars pour en faire un film à part entière. Un VRAI film, en « one shot », ce qui était son plus grand défi, et sa plus grande réussite.
 
christopheLe gars a du talent, des idées, et il envoie de la mise en scène. L’univers devient plus palpable… A des moments, ça m’a même un peu fait penser à une SF façon District 9.
 
 
marine bienvenotOn parle quand même du gars qui avait réussi à rendre Godzilla regardable. Il a un univers à lui. Il suffit de voir Monsters pour s’en rendre compte. Il a tellement bien digéré Star Wars qu’il nous balade dans l’empire galactique avec une facilité et un naturel assez déconcertants.
 
christopheJe lève mon verre à Gareth Edwards. Long may he reign ! Oh wait…
 
 
 
marine bienvenotC’est dans Game of Thrones, ça… Mais « cheers » !
 
 
christopheOn a aussi droit à une chouette team à se mettre sous la dent, je trouve. Une héroïne vénère en mode thug-life-rien-à-fiche-de-vos-histoires-de-rebelles, un pilote ombrageux, un moine samouraï badass, un droïde à personnalité réfractaire, merci bien… La Force est avec eux. Et sans qu’ils aient recours au moindre embryon de pet de sabre laser. Je dis « chapeau ».
 
marine bienvenotC’était déjà le cas dans Le réveil de la Force mais, dans Rogue One ce ne sont pas des têtes d’affiche qui incarnent les héros, mais de jeunes pousses prometteuses ou des acteurs toujours excellents mais plus habitués à jouer les seconds couteaux. Felicity Jones, Diego Luna et l’excellent Riz Ahmed (déjà dans The Night Of, cette année)… Nul doute qu’on va beaucoup plus les voir désormais. Gareth Edwards en fait un vrai groupe, un escadron de la mort auquel on s’attache en tant que tel, sans individualités supérieures. Encore un coup gagnant.
 
christopheC’est ça. On s’attache avant tout à ces personnages pour leur engagement, pas pour leurs histoires individuelles qui sont à peine esquissées. Mise à part celle de Jyn Erso, l’héroïne, bien sûr. Pas de présentations à rallonge, et donc un récit beaucoup plus dynamique. CQFD.
 
marine bienvenotIl y a toujours eu de l’humour dans Star Wars, notamment grâce aux droïdes, et K2-SO ne fait pas exception. Saut que là, Edwards lui donne un rôle plus mature qui en fait un membre à part entière du gang, pas juste la caution à des jeux de mots.
 
christopheTout à fait.
 
 
 
marine bienvenotBen Mendelsohn m’a aussi impressionnée. Alors même que Dark Vador et son chat dans la gorge sont de retour, il n’est pas juste un sous-fifre, mais personnifie une vraie menace. Il est assez impressionnant, je trouve.
 
christopheComme quoi on trouve une sacrée bande d’enfoirés dans les rangs de l’Empire. Krennic (le personnage incarné par Ben Mendelhson, NDLR) en tête de gondole.
 
 
marine bienvenotDéjà rien que son nom, on dirait celui d’une crème anti-hémorroides. Et ÇA, ça fait très peur.
 
 
christopheAh, ah ! C’est dingue, on en sort et j’ai déjà envie d’y retourner. Et ce final est tellement exceptionnel !
 
 
 
marine bienvenotTout le dernier tiers du film est épique. Je ne savais plus où donner de la tête. Et pas comme devant un film de Paul Greengrass, attention.
 
 
christopheToute la bataille finale est dingue. Le commando qui part en infiltration pour récupérer les plans de l’Etoile Noire pour finir sur un Omaha Beach intersidéral sous les cocotiers, tandis qu’au-dessus de leurs têtes les vaisseaux de l’Empire et de l’Alliance se fracassent les uns contre les autres… Voilà ce qu’on appelle du spectaculaire !
 

marine bienvenot
En fait, Gareth Edwards a fait son Soldat Ryan sur la fin, non ? Sa bataille de Scarif, c’est le D-Day version galactique. Et cette fin qui s’assure que Rogue One reste un one shot, c’est brillant. On y retourne ?
 
 
christopheY a une séance dans une heure. C’est parti.
 
 

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

One Response

  1. […] Rogue One : la tournée critique – décembre 15, 2016 […]

Laissez un commentaire