Séquences émotions : les 7 merveilles du monde de Pixar

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On ne se remet toujours pas de Vice-Versa. Les Studios Pixar nous ont une nouvelle fois empoigné le cœur pour ne plus le lâcher. Les émotions, ces magiciens-maison savent les manier avec délicatesse pour enchanter autant de séquences déchirantes à base de morceaux choisis de cette enfance que l’on a laissée derrière soi. Sortez les mouchoirs.

LaHaut

Là-haut : à la vie, à l’amour

Le film : Là-haut, de Pete Docter, Bob Peterson (2009).

La séquence émotion : Le prologue. Dix minutes pour résumer la vie d’amour, de complicité et de ballons multicolores de Carl et d’Ellie. La rencontre de deux explorateurs haut comme trois pommes à l’âge de tous les possibles. L’amour qui s’épanouit ensuite, et fait naitre un désir d’enfant… vite tué dans l’œuf par un coup du sort. Les aléas de la vie qui reprennent le dessus sur les envies d’ailleurs, et repoussent indéfiniment les projets. Mais, même lorsqu’Ellie s’éteint, jamais le goût de l’aventure ne les a quitté. Ils ont vécu la plus grande et la plus belle de toutes : se tenir la main pendant toutes ces années. Cette introduction virtuose en émotions ne connaîtra pas d’égal chez Pixar… avant que Pete Docter ne se surpasse lui-même avec Vice-Versa.

Verdict lacrymal : Chutes du Niagara + montée en flèche des actions Kleenex.

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ToyStory3

Toy Story 3 : l’enfance des larmes

Le film : Toy Story 3, de Lee Unkrich (2010).

La séquence émotion : Un nouveau chapitre de la vie commence pour Andy. Pas question pour autant de partir à l’université sans un dernier coup d’œil dans le rétro aux héros de son enfance : Buzz l’éclair, Rex, Monsieur et Madame Patate… et Woody, son meilleur ami. Plutôt que de remiser ses fidèles compagnons au grenier, Andy préfère les transmettre à Bonnie, une gamine à la même imagination que lui. Andy lui tend délicatement Woody. « Tu penses que tu pourras t’occuper de lui pour moi ? » Bonnie les a déjà tous adopté. Andy remonte en voiture. Dernier coup d’œil à la petite, postée sur son perron, les bras chargés de jouets. « Merci, les amis ». Fin de l’enfance. Début du concert de mouchoirs.

Verdict lacrymal : Visage ravagé de larmes. POURQUOI FAUT-IL GRANDIR !? POURQUOIIIII ?

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Rebelle

Rebelle : j’ai tué ma mère l’ourse

Le film : Rebelle, de Mark Andrews, Brenda Chapman et Steve Purcell (2012).

La séquence émotion : Aussi indomptable que sa crinière de feu, Merida, princesse héritière d’une Ecosse médiévale, contrarie les projets maternels de mariage précoce de la très posée et insistante Reine Elinor. Pour faire court : Merida fait changer sa mère en ours, ce dont elle se repend fissa mais le mal est fait. Elle n’a que jusqu’au prochain levé de soleil pour défaire le sortilège. Ce qu’elle parvient à faire un brin trop tard, semble-t-il. Au centre du cercle de leur Stonehedge local, Merida s’effondre face à un monolithe en forme d’ours. Jusqu’à ce que la lumière soit !

Verdict lacrymal : Chargé. On ne tue pas la mère sans en payer le prix de chaudes larmes (non mais).

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MonstresEtCie

Monstres & Cie : Boo voyage…

Le film : Monstres & Cie, de Pete Docter, David Silverman et Lee Unkrich (2002).

La séquence émotion : Une porte blanche à fleurs rose qui s’ouvre et les rires de Boo emplissent tout l’espace de sa chambre retrouvée. C’est le moment des adieux. Sully couche la fillette qui comprend que leur aventure est terminée. « Minou doit rentrer chez lui » lui dit Sully en la serrant contre son cœur. Un dernier coup d’œil à la petite postée sous ses couvertures, et la porte du placard se referme. Boo saute de son lit, rouvre la porte… pour n’y trouver que le fond de sa penderie. Qu’y a-t-il de plus terrifiant qu’un monstre tapis dans un placard ? La peur qu’il n’y soit plus, signe que l’enfance s’en est déjà un peu allée.

Verdict lacrymal : Yeux embués doublés d’une soudaine chape de plomb au niveau du cœur.

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Ratatouille

Ratatouille : un petit plat pour l’homme…

Le film : Ratatouille, de Brad Bird et Jan Pinkava (2007).

La séquence émotion : Critique à la dent dure, Anton Ego a défait les réputations des soi-disants cadors de la cuisine. Alors ce petit chef de chez Gusteau dont se gargarise le Tout-Paris, il ne va en faire qu’une bouchée. Sauf qu’au premier coup de fourchette dans cette ratatouille en forme de milles feuilles, les papilles d’Ego le ramène à ses souvenirs de gosse, ou quand sa maman le réconfortait en lui servant sa ratatouille maison préparée avec amour. Un plat au goût de l’enfance. Rien ne saurait mieux se rapprocher de la perfection. Garçon, vous me mettrez la même chose !

Verdict lacrymal : chaude larmichette éclair aussi précieuse que la séquence est fugace.

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WallE

Wall-E : la Belle Eve au bois dormant

Le film : Wall-E, d’Andrew Stanton (2008).

La séquence émotion : Après des siècles passés à faire de l’ordre dans cette gigantesque décharge abandonnée qu’est devenue la Terre, Wall-E a enfin de la visite. Et quelle visite ! Pensez donc, un modèle E.V.E., carénée pour faire rêver. Alors Wall-E fond instantanément. Mais le chemin pour gagner le cœur de la belle sera long. Qu’importe. Même lorsque E.V.E. se met en stand-by, Wall-E ne lâche rien. Elle finira bien par se réveiller. En attendant, il est bien décidé à la bichonner, la protéger des intempéries, lui préparer des balades romantiques en canot et des rendez-vous face à des couchés de soleil grandioses pour couronner le rencard parfait. Quel grand romantique, ce Wall-E.

Verdict lacrymal : Mine attendrie et palpitant en guimauve.

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LeMondeDeNemo

Le monde de Némo : vue sur la mère morte

Le film : Le monde de Némo, d’Andrew Stanton et Lee Unkrich (2003).

La séquence émotion : L’introduction pré-générique. Une boucherie des fonds marins à faire passer Massacre à la tronçonneuse pour une aventure de Oui-oui à la plage. Mais récapitulons. Marin et Cora emménagent dans l’occaz immobilière rêvé de tout poisson-clown qui se respecte : une anémone avec vue sur la grande barrière de corail australienne. Sur quoi ils se font sauvagement attaquer par un monstre des mers qui laisse Marin K.O. A son réveil, sa femme s’est fait croquer… et sa descendance, qui se chiffrait par centaines, s’est réduite à un unique petit œuf, le fameux Némo. Némo, futur poisson clown handicapé, orphelin de mère et seul survivant d’un génocide de ses frères et sœurs, rappelons le. Ce qui lui promet d’ores et déjà une chouette vie de thérapie.

Verdict lacrymal : Rien. La violence du traumatisme est une anesthésie qui laisse complètement catatonique.

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Collectionneur d’images qui aime l’amour et les zombies. GPS vivant. Regarde généralement où il met les pieds, même s'il a souvent la tête dans les nuages. Cinélover adorateur de merveilleux. Aime aussi ranger sa chambre, les feux d’artifice, Woodstock et grimper le Machu Picchu. Et pas nécessairement dans cet ordre.

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