Sing Street : Sons et merveilles

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Sing Street

Si vous avez manqué le début : Dans le Dublin des 80’s, les walkmans n’en ont que pour Duran Duran, The Cure, The Jam et autres Hall & Oates. Un envoûtement pour les oreilles du jeune Conor qui ne rêve que de musique… et de la mystérieuse Raphina. Pour la séduire, pour lui, aucun doute possible, il doit monter son propre groupe.

Tiens, tiens, il y a dans l’air comme une fraîcheur vivifiante qui n’a rien à voir avec cette fin d’automne. Un retour vers les années 1980 et les émois de jeunesse tandis que John Carney bat la mesure d’un Sing Street qui entre illico au panthéon des plus touchantes chroniques sur l’adolescence. Sur sa partition, le réalisateur de Once et de New York Melody pose les sentiments de son héros en arpèges, y va crescendo dans les inspirations pop, new wave et punk-rock de son groupe improvisé. « Piano » sur le pathos familial et « forte » sur le palpitant. Le tempo idéal pour faire flotter Conor à un mètre du sol.

Promesses dans l’air du temps

Pour sa première fois à l’écran, Ferdia Walsh-Peelo se sent pousser des ailes. Dix-sept printemps à peine, et l’Irlandais joue de la fragilité de la voix de Conor à la perfection pour envahir tout l’espace et embrasser le destin de son personnage. Sing Street est un terrain de jeu idéal pour dénicheurs de nouveaux talents. Derrière les fards de la belle à conquérir, Lucy Boynton a tout d’une promesse. Tout comme Jack Reynor (Macbeth) qui porte avec bienveillance le rôle du grand frère conseiller musical. On gardera un œil sur eux.

Au son de ses titres entraînants, de son cast de jeunes à la tête haute, en phase avec leurs émotions, le naturel et l’évidence de Sing Street vous frappent au cœur de plein fouet. Le rêve de humer un air meilleur est à portée de film, faisant de Sing Street une mélodie à respirer à pleins poumons.

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Collectionneur d’images qui aime l’amour et les zombies. GPS vivant. Regarde généralement où il met les pieds, même s'il a souvent la tête dans les nuages. Cinélover adorateur de merveilleux. Aime aussi ranger sa chambre, les feux d’artifice, Woodstock et grimper le Machu Picchu. Et pas nécessairement dans cet ordre.

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