Star Wars 7, la critique spoiler free

Classé dans : Cinéma | 3

On partage notre avis sur Star Wars – Episode VII : Le Réveil de la Force, sans gâcher votre plaisir. C’est la critique de Pop’Up, garantie 0% spoiler.

Si vous avez manqué le début : Le côté obscur a repris du poil de la bête depuis la chute de l’Empire. Dans les rangs du sinistre Nouvel Ordre, le Jedi noir Kylo Renn traque un pilote au service de la République, seul détenteur d’une carte menant jusqu’à Luke Skywalker. Le maître Jedi disparu semble être le dernier espoir d’une galaxie qui a plus que jamais besoin d’être sauvé…

 

Gloire à J.J. Abrams, la Force est avec lui ! Le réalisateur était donc bien homme à décortiquer les forces de Star Wars, et à mettre bon ordre dans ses égarements (la course furibarde au tout numérique des épisodes I, II, III, pour ne citer que ça).

Comme son Super 8 était une déclaration d’amour au cinéma de Steven Spielberg, il émane du Réveil de la Force l’immense respect de Abrams pour l’univers imaginé par George Lucas il y a plus de quarante ans. Alors quoi, on n’efface surtout rien et on recommence, c’est ça ? Oh, que non !

Certes, les références à la trilogie classique, soit aux évènements relatés dans Un nouvel espoir, L’Empire contre-attaque et Le retour du Jedi, sont bien présentes. Ici, on retrouve l’ambiance de la mythique Cantina. Là, on court encore et toujours après un droïde (BB-8, le nouveau R2-D2 qu’on a tous envie d’adopter), dans lequel on a planqué des plans déterminants pour l’avenir de la galaxie. Plus loin, on découvre notre nouvelle héroïne, orpheline, vivant sur une planète désertique (Jakku/Tatooine = même combat). La liste est longue, et les clins d’œil sont parfois très appuyés, sans qu’ils ne viennent à gâcher notre plaisir.

Film-hommage ou œuvre personnelle ?

De séquence en séquence, on mesure à quel point la reprise en main de Star Wars, avec son cahier des charges sans fin, tient du défi impossible à relever. Le Réveil de la Force doit introduire, plus qu’une nouvelle trilogie, une nouvelle ère dans la saga, ce qui comporte un certains nombres de passages obligés, de présentations de personnages etc.

Alors, comment dépasser le seul film hommage et proposer du nouveau ? Abrams répond à cette épineuse question en puisant plus de réalisme dans la majesté de décors naturels grandioses qui ancrent davantage la saga sur terre. Il maîtrise l’émotion quand vient l’heure de la destruction des mondes ou des retrouvailles de Leia et Han Solo, bercées d’une tendresse complice. Il chorégraphie des courses poursuites qui décoiffent au point d’en paraître trop brèves, comme l’échappée du Faucon Millenium à travers les ruines ensablées des croiseurs impériaux.

Les nouveaux visages de la Force

En injectant du sang neuf dans la saga (et de l’humour, aussi), Abrams en profite pour redistribuer l’échiquier des forces en présence. Adam Driver embrasse le destin torturé de Kylo Renn, le wannabe-Dark Vador, face à Daisy Ridley (Rey), héroïne du côté de la lumière, encore peu au fait des choses de la Force. Elle a la niaque d’une princesse Leïa et la débrouillardise d’un Han Solo. En tombant le masque de Finn, le stormtrooper rebelle, John Boyega apporte une perspective intéressante à la galerie des personnages Star Wars. Lui n’est ni héros, ni chevalier, ni princesse, ni fils de, et ce que l’on devine derrière les quelques lignes esquissées de son passé parait prometteur.

On découvrira tout ça plus tard. Ça, et le personnage de pilote d’élite campé par Oscar Isaac, dont on n’apprendra pas grand-chose. Ça, et tellement d’autres révélations en suspens. C’est l’apanage des films à épisodes : se faire désirer pendant des lustres, disparaître avec ses secrets et capitaliser sur les frustrations créées. Demain, tous addicts ? Il semblerait que ce soit déjà le cas.

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MiniSommaireStarWarsNotre grand dossier Star Wars continue !

Où l’on vous raconte en détails toute l’histoire de la saga galactique, les années 1970 et l’ascension de George Lucas, les années 2000 et son retour tant espéré. Mais aussi une exposition d’artistes qui réinventent ce mythe de la SF, et le test du jeux vidéo Star Wars : Battlefront.

C’est par ici.
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Collectionneur d’images qui aime l’amour et les zombies. GPS vivant. Regarde généralement où il met les pieds, même s'il a souvent la tête dans les nuages. Cinélover adorateur de merveilleux. Aime aussi ranger sa chambre, les feux d’artifice, Woodstock et grimper le Machu Picchu. Et pas nécessairement dans cet ordre.

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3 Responses

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