Tim Fromont Placenti : what the folk ?

Classé dans : Introducing, Musique | 1

Tim Fromont Placenti ©Claire Vanvelcenaher

Il suffit d’écouter son premier riff pour comprendre comment cet artiste lillois va nous faire vibrer. Son nouvel album Original Sadtrack n’est que fraîcheur et percées dans l’obscurité. Pop’Up est parti à sa rencontre.

Le 23 avril dernier, lors de son dernier concert parisien, Tim Fromont Placenti annonçait au public de L’Alimentation Générale que sa formation musicale était en finale du tremplin organisé par le Main Square Festival d’Arras. Une récente nouvelle qui fait l’effet d’un shoot d’adrénaline pour les cinq musiciens. Le concert est impressionnant. Non, enivrant. Flamboyant, presque.

La force du solo

Rock arrangé aux résonnances indiennes avec Worth the Loss of All Love, ou balade atmosphérique avec Song for Today, sa musique se nourrit d’un panel d’influences qui démontrent, non pas une volonté de diversifier ses sons pour se donner un genre, mais son amour de l’exploration instrumentale. C’est en parallèle de son groupe, Averse, que le projet solo prend forme. « Il y avait des compositions créées dans une autre vibration, un autre univers, nous confie Tim. Ces morceaux ont commencé à émerger dans ma tête en 2005 ». L’année suivante, il rencontre François Haverland, guitariste de formation, qui lui fait découvrir l’univers du Home Studio et la possibilité de composer seul. C’est le déclic. Mais écrire une chanson seul et l’arranger seul n’est faisable que sous certaines conditions. « Je pars du principe que si une chanson est vraiment bonne, je peux la jouer tout seul avec ma voix et un instrument ». Clavier, guitares, quatre, six, dix ou douze cordes, le concept fonctionne. Et même plutôt très bien.

Un John Frusciante au pays des Beach Boys

Au bout de deux ans d’existence, l’envie de jouer en concert est de plus en plus forte. D’abord seul sur scène, Tim se fait accompagner d’un violoncelliste et d’une choriste, puis rejoue seul en se samplant.

En 2012, alors qu’il enregistre Original Sadtrack, son premier album, ses sonorités changent. Sa folk intimiste prend des teintes de folk-rock plus arrangé. Lauréat du tremplin « Tour de chauffe » la même année, on lui propose des résidences et des facilités d’enregistrement. « Je me suis dit que j’allais saisir ces opportunités pour monter mon propre groupe de rock et rendre justice aux chansons et aux arrangements de l’album », explique l’auteur compositeur. Alors qu’il joue sur scène en solo, ses chansons appellent de plus en plus à la formation de groupe. C’est lorsqu’il enregistre la partie basse de Until It Snows in Monterrey en studio qu’il commence à vouloir jouer le morceau en concert avec ses arrangements studio. « J’attends que mes chansons appellent au live. J’ai du mal aujourd’hui à voir Until It Snows in Monterrey sur scène sans ses arrangements à la batterie. Je préfère ne pas la jouer sans la dynamique du groupe derrière ». Ses musiciens réunis, Tim Fromont Placenti écume les scènes du nord de la France et séduit le public.

Marylin Manson, Sufjan Stevens, Kiss et les autres…

Tim est une véritable mine d’informations musicales aux ramifications multiples et à l’architecture protéiforme. Sa musique puise dans ses références, un peu comme si Tears for Fears et Smashing Pumkins jouaient ensemble, que Marylin Manson passait de temps en temps les saluer avec Sufjan Stevens, le tout composé par Brian Wilson… Mais arrêtons là cette déferlante de géraniums. Le mieux reste encore d’écouter sa musique et d’aller le voir le dimanche 5 juillet au Main Square d’Arras.

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J’aime regarder les choses, j’aime encore plus les sentir. Une histoire doit transporter, faire vibrer en bien ou en mal. Quelque soit le but, c’est le voyage qui reste le plus intéressant.

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One Response

  1. Clément Sautet

    Vous pourrez par ailleurs découvrir le nouveau clip de Tim Fromont Placenti ici : https://www.youtube.com/watch?v=hPcRZ-5470s

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