Tom Cruise : le morphing

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A l’affiche de Barry Seal, de Doug Liman, Tom Cruise a une carrière qui décoiffe autant que ses métamorphoses de cinéma. Qui sont nombreuses. Les personnalités multiples de Tommy, c’est par ici.

Tom Cruise (à droite) dans Outsiders, de Francis Ford Coppola (1983).

Outsiders

(Francis Ford Coppola, 1983)

Dans l’Oklahoma des années 60, il n’y avait pas grand-chose à faire pour les ados paumés. Du coup, Tom rejoint le gang de Matt Dillon, Patrick Swayze et Emilio Esteves pour cogner du fils à papa.

Look de zonard à vif : 3/5

Tignasse graissée au peigne, le jeune rebelle adopte le total look jean et arrache les manches de son blouson pour exhiber ses biceps prépubères.


Tom Cruise dans Legend, de Ridley Scott (1985).

Legend

(Ridley Scott, 1985)

Tom apprend à aimer la nature des contes de fées et toutes les choses magiques qu’il y a dedans, avant de se disputer les faveurs d’une jolie princesse avec un démon cornu qui rêve de licornicides.

Look de galant des bois : 4/5

Le cheveu se fait long et soyeux, le teint plus chatoyant. Désormais, le prince charmant des contes, c’est sûr, c’est lui.


Tom Cruise dans Top Gun, de Tony Scott (1986).

Top Gun

(Tony Scott, 1986)

A 24 ans, Tom découvre que les avions et les filles font bon ménage, devient le meilleur pilote de chasse de l’US Navy et pique à mach 12 sur la frisottante Kelly McGillis. Il a le coucou, il a la moto, il a le cuir, il a eu la fille. CQFD.

Look de chevalier du ciel : 4/5

Mèche vagabonde et mâchoire serrée, il joue au voltigeur tête brûlée qui fait rêver.


Tom Cruise dans Cocktail, de Roger Donaldson (1988).Cocktail

(Roger Donladson, 1988)

Etudiant à New York, Tommy prend un job d’appoint comme barman. Après avoir laissé tomber quelques bouteilles, il se met à mélanger des substances bleues avec des vertes et devient le roi du zinc et du phrasé qui émoustille la donzelle.

Look de maniaque des shakers : 3/5

Gel dans les cheveux et tout de noir vêtu, Tom est plus 80’s que jamais.


Tom Cruise dans Né un quatre Juillet, d'Oliver Stone (1989).Né un quatre juillet

(Olivier Stone, 1989)

Tom tourne les pages de la bio de Ron Kovic, vétéran du Vietnam paralysé, devenu un « anti-guerre » doublé d’un farouche activiste des droits de l’homme.

Look de militaire militant : 1/5

Attention danger ! A fond dans sa lutte, il sombre dans la déchéance à base de dérapage pileux.


Tom Cruise dans Jours de tonnerre, de Tony Scott (1990).Jours de tonnerre

(Tony Scott, 1990)

Après les avions et les roulettes, Tom passe aux voitures de course qui vont vite. Dans un virage, il est flashé par une belle plante australienne dénommée Nicole Kidman. Un coup de foudre lors d’un jour de tonnerre ? Il fallait s’y attendre.

Look de coureur de jupons : 2/5

Bariolé de sponsors jusqu’aux yeux, il opte pour la libre expression des cheveux qui font « ouah » dans le vent. C’est un choix…


Tom Cruise dans Horizons Lointains, de Ron Howard (1992).

Horizons lointains

(Ron Howard, 1992)

Il croit au rêve de l’Oncle Sam et au potentiel sauvage de Nicole. Aussi la suit-il dans l’Amérique en construction du 19e siècle et les frusques d’un irlandais bagarreur épris de liberté.

Look de self made man : 2/5

A trop la jouer fougueux, Tom se néglige. Haillons, bretelles et chemise charbon, y’a mieux pour séduire quand même…


Tom Cruise dans La firme, de Sydney Pollack (1993).La firme

(Sydney Pollack, 1993)

Débauché par un prestigieux cabinet d’avocats de Memphis, Tom tente de balancer ses collègues aux méthodes douteuses, donner le change au FBI et éviter d’être radié du barreau. Dur.

Look taupe gueule : 3/5

Imper et attaché-case. Le look est simple mais efficace. C’est le Tom Cruise passe-partout. Le thriller, quant à lui, est diablement bien huilé.


Tom Cruise dans Entretien avec un vampire, de Neil Jordan (1994).Entretien avec un vampire

(Neil Jordan, 1994)

Nouvelle Orléans, 18e siècle. Tom se laisse pousser des canines pour mieux sauter aux cous de Brad Pitt et Kirsten Dunst et se constituer une chouette petite famille recomposée de vampires.

Look de crocs mignons : 4/5

Si la blondeur en catogan n’est pas très flatteuse, Tom est à l’aise en Dracula mondain tout en teint de craie, queue de pie velours et manches jabots.


Tom Cruise dans Mission : Impossible, de Brian de Palma (1996).Mission : Impossible

(Brian De Palma, 1996)

Pour sa première mission dans les services secrets, Tom rentre avec les cadavres de ses coéquipiers sur les bras. Suspecté de trahison, il doit désormais retrouver les vrais coupables et faire des figures de trapéziste dans les chambres fortes de la CIA. Rude.

Look de ponte des espions : 5/5

Bien dégagé derrière les oreilles, il trouve un style qui décoiffe. Impec’ !


Tom Cruise dans Magnolia, de Paul Thomas Anderson (1999).Magnolia

(Paul Thomas Anderson, 1999)

Des figures se croisent le temps d’une journée sous le soleil californien quand Tom opte pour un rôle époustouflant de grand manitou en séduction masculine.

Look de sexiste machine : 5/5

Crinière sombre lissée, gilet de cuir sur chemise cintrée et bracelet de force pour l’accessoire choc, il est un misogyne au poil. Sa performance est ici l’une des plus magistrale de toute sa carrière.


Tom Cruise dans Minority Report, de Steven Spielberg (2002).Minority Report

(Steven Spielberg, 2002)

Dans un futur où les criminels sont arrêtés avant même d’avoir fauté, Tom est le chef de l’unité Pre-Crime. Accusé à son tour d’un meurtre qu’il n’a donc pas encore commis, il se carapate pour tenter de réhabiliter son nom.

Look de cavaleur du futur : 5/5

Retour fracassant du style Mission : Impossible avec pas mal d’options ultra-technologiques en sus. Merci Spielberg.


Tom Cruise dans Le dernier samouraï, d'Edward Zwick (2003).Le dernier samouraï

(Edward Zwick, 2003)

Lorsque les Etats-Unis tentent d’envoyer les samouraïs voir leurs ancêtres, Tom se mue en capitaine d’armée. Fait prisonnier par l’ennemi, le stratège apprend les joies du sabre et la philosophie qui va avec pour finalement changer de camp.

Look de dieu du sabre : 3/5

Opération prise de biscotos. En kimono ou en armure, il est toujours crédible, certes, mais on l’a connu plus habité.


Tom Cruise dans Collateral, de Michael Mann (2004).Collateral

(Michael Mann, 2004)

Dans un Los Angeles couleur de nuit, il prend Jamie Foxx et son taxi en otage pour se faire conduire aux quatre coins de la ville et s’occuper des cinq cibles qu’on lui a chargé de zigouiller.

Look de mercenaire mobile : 3/5

Implacable dans la peau du tueur sans état d’âme, il s’essaie à la teinture poivre et sel et fait pleuvoir les faux raccords. Oups.


Tom Cruise dans Tonnerre sous les tropiques, de Ben Stiller (2005).Tonnerre sous les tropiques

(Ben Stiller, 2008)

Lors d’un tournage dans la brousse dont ils sont les vedettes, Ben Stiller, Robert Downey Jr. et consort se fond kidnapper. Sauf que leur producteur, a.k.a. Tom Cruise, « DO NOT NEGOCIATE WITH TERRORISTS ! ».

Look de fou furieux : 5/5

Complètement méconnaissable. Chauve et chaîne en or qui brille sur moquette apparente, il laisse parler le psychopathe en sommeil dans un tonnerre d’injures d’anthologie. Ca s’appelle le talent.


Tom Cruise dans Walkyrie, de Bryan Singer (2008).Walkyrie

(Bryan Singer, 2008)

Tom a une nouvelle target : Adolf Hitler. Dans la peau de l’officier SS Von Stauffenberg, il organise la résistance allemande et tente d’assassiner le führer.

Look de naziva : 1/5

Peu beaucoup mieux faire, comme il l’a maintes fois prouvé. PS : Albator attend toujours le retour de son bandeau de pirate. Merci pour lui.


Tom Cruise dans Rocke Forever, d'Adam Shankman (2012).Rock Forever

(Adam Shankman, 2012)

Une provinciale ingénue débarque dans la chaotique Los Angeles, son rêve hollywoodien en bandoulière, et tombe sur l’amour. Et sur un Tom Cruise intérieur cuir, aussi.

Look de cœur de rockeur : 5/5

A lui la panoplie complète du rockeur tatoué et bandanaïsé jusqu’aux racines. Il invoque les esprits d’Iggy Pop et d’Axel Rose pour mimer le sexe et l’esprit rebelle. On lui donnerait bien un Oscar si Rock Forever n’était pas le rejeton malade de la moulinette pop, digne du pire épisode de Glee, et des tubes légendaires du hard rock.


Tom Cruise dans Oblivion, de Joseph Kosinski (2013).Oblivion

(Joseph Kosinski, 2013)

En 2077, la Terre est passablement ravagée et Tommy, chargé d’en extraire les dernières ressources disponibles avant de prendre la tangente vers une jolie colonie spatiale. Sauf que voilà, une belle inconnue se crashe non loin. Tom doit reconsidérer son déménagement.

Look d’oubliette : 0/5

Rien à faire, Oblivion est aussi gris que la tenue de notre héros, largué, comme nous autres, au milieu de cette tragique page de SF déjà oubliée.


Tom Cruise dans Edge of Tomorrow, de Doug Liman (2014).Edge of Tomorrow

(Doug Liman, 2014)

Tom, qui a l’habitude des aliens (La guerre des mondes) et des visions compliquées entre passé et futur (Minority Report), revit la même journée, encore et encore, afin de devenir le soldat d’élite cap de mettre une déculottée aux envahisseurs.

Look de Trobocop : 4/5

Tom s’attife d’un exosquelette de combat façon char d’assaut à tout faire péter. Le sauveur de l’humanité, c’est lui. Seul hic, il ne le sait que trop.

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Collectionneur d’images qui aime l’amour et les zombies. GPS vivant. Regarde généralement où il met les pieds, même s'il a souvent la tête dans les nuages. Cinélover adorateur de merveilleux. Aime aussi ranger sa chambre, les feux d’artifice, Woodstock et grimper le Machu Picchu. Et pas nécessairement dans cet ordre.

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