Transe avec les stars – Le meilleur des comédies musicales

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Avec La La Land, c’est le genre tout entier des comédies musicales que Damien Chazelle rappelle à notre bon souvenir. Chantantes, dansantes, virtuoses, animées, barrées, poétiques, charmantes, nostalgiques… En voici douze qui, selon nous, ont révolutionné le genre et marqué le cinéma de leur empreinte.

 

Par Marine Bienvenot et Christophe Chadefaud, feat. Gary Cosimi


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West Side Story

De Robert Wise & Jerome Robbins (1962)

Sous-titre : Roméo, Juliette et New York.

De quoi ça parle : Dans les bas fonds de New York, les Sharks et les Jets, deux gangs rivaux, s’affrontent autant à coups de barres à mine que de pas de deux. Les uns sont fils d’immigrés portoricains quand les autres le sont d’italiens, d’irlandais et de polonais. Mais Tony, ancien Jets, tombe amoureux de Maria, la soeur du chef des Sharks, et les choses s’enveniment…

Pourquoi ça groove : Parce que derrière le brillant ballet de battles mêlant street cred et danses de salon, derrière la romance à l’issue forcément tragique de ces Roméo et Juliette modernes, le film au 10 Oscars aborde la violence sociale, le sentiment d’exclusion de l’immigré et les ghettos que l’on doit quitter pour essayer de s’en sortir. Visionnaire et toujours d’actualité.

Pour en prendre plein les mirettes avec « America », clique ici.

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Grease

De Randal Kleiser (1978)

Sous-titre : J’ai cru voir un gominé

De quoi ça parle : Après un été passé à se bécoter sur la plage, Danny a la surprise de retrouver Sandy, son amour de vacances, dans son lycée. Le choc. Le rebelle gomina et perfecto face à la gentille blondinette en jupe plissée et col Claudine, ça passe quand ils sont seuls sur le sable les yeux dans l’eau, beaucoup moins face aux copains. D’où problème.

Pourquoi ça groove :  De Summer Nights à Hopelessly Devoted to You, il n’est pas un seul titre de BOF de Grease qui n’appelle à se déhancher jusqu’au claquage. Mention spéciale à la choré de Greased Lightnin’ et le final cultissime sur You’re the One that I Want où la coincée Olivia Newton-John se révèle en bombe recouverte de lycra face à un John Travolta subjugué. La quintessence du college movie à la sauce musical.

Pour en prendre plein les mirettes avec « You’re the one that I want », clique ici.

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Chantons sous la pluie

De Stanley Donen & Gene Kelly (1953)

Sous-titreIt’s raining men.

De quoi ça parleHollywood s’apprête à faire sa révolution, il est venu le temps du cinéma parlant. Don Lockwood et Lina Lemont, duo star du muet, doivent s’adapter mais la jeune femme n’en a pas la voix. Kathy Selden est alors engagée pour la doubler et charme Don, ce qui n’est pas du goût de Lina…

Pourquoi ça grooveParce que même si vous n’avez pas vu le film, on parie que vous en connaissez une scène. LA scène. Gene Kelly, funambule enamouré sous une pluie battante qu’il ne sent même plus, martèle le trottoir inondé. Une mise en abime maligne d’Hollywood, des chorégraphies entre claquettes et acrobaties tout bonnement hallucinantes, des décors amplis de couleurs… Chantons sous la pluie est l’incarnation du feel-good movie.

Pour en prendre plein les mirettes avec « Singin’ in the rain », clique ici.


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Cabaret

De Bob Fosse (1972)

Sous-titre : Bar résille.

De quoi ça parle : Dans le Berlin époque République de Weimar, Sally Bowles est la star du cabaret le Kit Kat Klub. Elle s’éprend d’un étudiant de Cambridge tandis qu’au dehors, gronde la menace du nazisme.

Pourquoi ça groove : Pour Liza Minelli, la plus flamboyante des meneuses de revue. De cette adaptation de la pièce de Broadway qui empochera huit Oscars, son réalisateur Bob Fosse dira que non, non, non « Il ne s’agit pas d’une copie de la version musicale de Broadway », lui qui l’envisage comme « un drame accompagné de musique. Une vraie histoire sur des temps très sombres. C’est un cauchemar moderne en chansons et en danses. » Et quels numéros !

Pour en prendre plein les mirettes avec « Mein Herr », clique ici.

PopUpCMParapluieDeCherbourg

Les parapluies de Cherbourg

De Jacques Demy (1964)

Sous-titreYou can stand under my umbrella (Ella ella eh eh eh).

De quoi ça parle : Guy et Geneviève s’aiment mais le jeune homme est mécanicien, et ce n’est pas assez bien pour Mme Emery qui souhaiterait que sa fille profite d’un ascenseur social par le mariage. Appelé à servir en Algérie, Guy s’en va et Geneviève se découvre enceinte. Désemparée, elle n’a bientôt plus la force de contrer sa mère et le prétendant qu’elle lui présente.

Pourquoi ça grooveparce qu’il est inconcevable de ne pas se désoler de cet amour rendu impossible, immortalisé à jamais par les compositions en-chantées de Michel Legrand, la mise en scène stylisée et virtuose de Jacques Demy et le regard de celle qui n’est pas prête de quitter le cinéma français, Catherine Deneuve.

Pour en prendre plein les mirettes avec « Adieu à Elise » et « La gare, Guy s’en va », clique ici.

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Moulin Rouge

De Baz Luhrmann (2001)

Sous-titre : Festival de can can can.

De quoi ça parle : Dans le Montmartre de la Belle Epoque, un jeune poète sans le sous tombe sous le charme de Satine, apparition faite meneuse de revue du Moulin Rouge. Sauf qu’elle est déjà promise à un autre… Et accessoirement à l’agonie.

Pourquoi ça groove : Parce que Baz Luhrmann, alias Mister Romeo+Juliette, orchestre la romance du désespoir amoureux. Moulin Rouge est un enivrement des sens, un tourbillon de frou-frous et de jetés de gambettes fuselées qui se réapproprie les classiques de la pop, de Madonna à Police en passant par Nirvana et U2, pour en faire des medleys d’anthologie. Le tout portés par un Ewan McGregor au cœur vaillant et une Nicole Kidman aussi étincelante que déchirante.

Pour en prendre plein les mirettes avec « El Tango de Roxanne », clique ici.

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L’étrange Noël de Mr. Jack

D’Henry Selick (1994)

Sous-titre : De citrouilles et d’os.

De quoi ça parle : Ras le bol, des citrouilles. Histoire de dynamiser un peu les festivités de Halloween-ville, Jack Skellington, le grand chef d’orchestre de la fête des morts, décide de s’emparer des célébrations de Noël.

Pourquoi ça groove : Parce que L’étrange Noël de Mr. Jack est une prouesse technique qui marque l’histoire de l’animation. Premier film intégralement réalisé en stop motion, il rappelle les origines mêmes du cinéma (les films de Méliès), comme ceux de Ray Harryhausen, l’un des maîtres à penser de Tim Burton. Réalisé par son ami Henry Selick, ce conte enchanteur et en chansons se base sur un poème écrit par Burton lui-même du temps où il était animateur chez Walt Disney. Quant à sa bande originale, elle est une nouvelle preuve du génie de compositeur de son complice de toujours Danny Elfman (Beetlejuice, Batman, Edward aux mains d’argent…).

Pour en prendre plein les mirettes avec « Que vois-je ? », clique ici.

PopUpCMRockyHorrorPictureShow

The Rocky Horror Picture Show 

De Jim Sharman (1975)

Sous-titreEye of the tiger.

De quoi ça parle : Par une nuit d’orage, Brad et Janet, fraîchement fiancés, cherchent de l’aide après que le pneu de leur voiture ait éclaté. Les voici, toquant à la porte d’un manoir inquiétant peuplé de créatures étranges, déjantées et même un peu dépravées…

Pourquoi ça groovegrâce au ton complètement décalé de cet OVNI. A la fois provocant et kitsch, parodique et furieusement cool, The Rocky Horror Picture Show assume tout, même le pire. Hommage aux séries B, d’horreur ou de SF, le film sert d’exutoire à chaque génération qui continue à aller le voir en salle, aujourd’hui encore, 40 ans après sa sortie.

Pour en prendre plein les mirettes avec « Time Warp », clique ici.


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Dancer in the Dark

De Lars von Trier (2000)

Sous-titre : La vue est belle.

De quoi ça parle : Une usine, quelque part dans l’Amérique Profonde. Une ouvrière, émigrée tchèque et mère célibataire se bat pour réunir de quoi payer à son fils l’opération qui lui sauvera la vue… alors qu’elle-même est en train de la perdre.

Pourquoi ça groove : Pour cette idée de génie de Lars von Trier : demander à Björk de prêter la puissance de sa voix hors norme à cette mère aux abois qui trouve son salut dans sa passion pour les comédies musicales de l’âge d’or d’Hollywood.

Pour en prendre plein les mirettes avec « Cvalda », clique ici.


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Phantom of the Paradise

De Brian De Palma (1974)

Sous-titreHumans after all.

De quoi ça parle : Winslow est un jeune compositeur, talentueux mais inconnu, dont la sonate, bien qu’incomplète, tape dans l’oreille de Swan, magnat de la musique qui cherche l’artiste capable d’inaugurer son Paradise, une salle de spectacle qu’il vient de construire. Impitoyable, ce dernier va tout faire pour se débarrasser de Winslow mais posséder sa musique.

Pourquoi ça groove : Parce que, derrière la voix nasillarde de Swan et la composition de la bande-originale du film se cache Paul Williams, songwriter de talent pour The Monkees, The Carpenters ou David Bowie. Mais aussi les Daft Punk, avec qui il collabore en 2012 sur Random Access Memory. La légende veut que les Daft Punk aient piqué l’idée de se cacher sous des masques à Brian De Palma après avoir vu Phantom of the Paradise. La boucle est bouclée.

Pour en prendre plein les oreilles avec « The Hell of it », clique ici.

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Lagaan

D’Ashutosh Gowariker (2001)

Sous-titre : Un grand criquet d’amour.

De quoi ça parle : Inde, fin du 19e siècle. Pour empêcher un nouvel impôt de briser l’échine des villageois, un jeune paysan accepte un pari fou : un match de cricket. Si les locaux gagnent, ils seront exemptés de taxes pendant trois ans. S’ils perdent, ce sera triple peine.

Pourquoi ça groove : Lagaan, c’est toute la magie de Bollywood dans ce que l’industrie du cinéma indien fait de meilleur parmi ses 800 productions annuelles. Des héros purs, dépourvus de cynisme, une photographie et des musiques somptueuses, le tout sur 3h40 d’un délicieux mélo à l’eau de rose dont plus d’une heure est consacrée au match de criquet le plus haletant de l’histoire.

Pour en prendre plein les mirettes avec « Radha Kaise Na Jale »
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Mary Poppins

De Robert Stevenson (1965)

Sous-titreSuper Nanny.

De quoi ça parleDélaissés par un père banquier et une mère suffragette, Jane et Michael Banks font la liste des qualités que doit posséder la Nanny parfaite. Portée par le vent d’est, c’est Mary Poppins qui sonne à leur porte, avec son lot de fantaisie, d’apprentissages, de mots invraisemblables et d’amis loufoques.

Pourquoi ça groovegrâce à tonton Disney, Mary Poppins est probablement la première comédie musicale de votre vie. Le film porte en lui le merveilleux et l’innocence de l’enfance qu’on ne quitte jamais vraiment, mais aussi une modernité dans le traitement cinématographique (en mêlant l’animation aux prises de vues réelles notamment) qui n’a (presque) pas pris une ride. Une oeuvre culte qui se transmet de génération en génération.

Pour en prendre plein les mirettes avec « Supercalifragilisticexpialidocious », clique ici.

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Se dit souvent que la vie c'est comme une boîte de chocolat. A comme tonton Bill Murray, comme BFF Rachel McAdams et Seth Cohen, comme grands frères les Black Keys, comme sista Angela Chase, comme cousin chelou Thom Yorke, comme mamie gâteau Maggie Smith, comme famille les Braverman, comme prof de guitare Nick Drake, comme grand-père castor raconte nouuus une histoire Steven Spielberg... Oui dans mes rêves, oui. Clear eyes, full hearts, can't lose ! Comme le dit si bien le Coach Taylor.

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