X-Men : Apocalypse – La tournée critique

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On a vu X-Men Apocalypse, de Bryan Singer. On est allé s’en parler autour d’un verre. C’est la tournée critique de Pop’Up.
Par Marine Bienvenot et Christophe Chadefaud

Si vous avez manqué le début : Au lointain temps jadis de l’Egypte Ancienne, Apocalypse, premier des mutants, semble-t-il, imposait sa loi sur le monde, en se réincarnant encore et toujours dans un corps plus fringuant que le précédent, histoire d’assurer son immortalité. Après avoir été enfermé dans une pyramide pendant quelques millénaires, le voilà qui revient avec des intentions de faire le ménage sur cette terre ravagée par l’homme et ses fausses idoles : l’argent, les armes, la politique. Sauf que voilà, comme son coup de balais en passe par le sacrifice de l’humanité, le Professeur Xavier et ses X-Men ne sont pas trop d’accord.

christopheEt c’est ainsi que Xavier se retrouva chauve comme un œuf. A même pas quarante ans, c’est triste…

 

marine bienvenotTout ça à cause d’une divinité ancestrale égyptienne enfermée dans un caveau pendant 5 000 ans et des poussières. Autant dire qu’il est un poil énervé l’Apocalypse.

 

christopheNormal qu’il ait les boules. Le gars s’endort au temps des pyramides et se réveille au temps du tout connecté, sans update, rien du tout. Du coup, pendant tout le film, le mec ne rêve que d’une mise à jour et surtout, Grâal ultime, être ENFIN en wifi.

 

marine bienvenotPourtant il est connecté… Ha ha ha ha ha ! Oui parce que Apocalypse est un ultra-télépathe, comme Xavier, mais en x1000, Dieu oblige. Le souci (qui n’est pas du fait de chouchou Oscar Isaac, parfait, comme à son habitude) c’est qu’Apocalypse ressemble à un méchant en latex des Power Rangers première génération. On en viendrait presque à regretter le retour au maquillage traditionnel. Un comble.

 

christopheTu trouves ? Ca ne me choque pas. Des mecs bleus dans X-Men, ce n’est pas ce qui manque : Mystique, le Fauve, Diablo… J’aime bien ce que Bryan Singer fait des nouveaux personnages d’ailleurs. Même s’ils sont assez nombreux, Singer s’en sort plutôt bien en termes de présentations / répartition du temps de parole / trauma infantile et tutti quanti. Exceptions faites peut-être pour Angel dont on se carre le coquillard, mais alors, d’une manière internationale.

 

marine bienvenotC’est malheureusement un peu le cas des trois stagiaires de l’Apocalypse. Angel est muet, Psylocke nous sort ses meilleurs regards noirs. Heureusement qu’Alexandra Shipp est prometteuse en Tornade.  Le point fort de Singer reste incontestablement qu’il connaît ses personnages sur le bout des doigts. Il se permet de jongler entre les générations et les époques sans perdre son spectateur.

 

christopheComplètement d’accord. Ce qui me plait, c’est que le combat d’Apocalypse est tout ce qu’il y a de plus légitime. Ce que j’aime moins, c’est le retour sur l’éternel tiraillement de Magnéto entre le bien et le mal. C’est à se demander combien de fois Xavier va devoir lui taper sur les doigts pour lui faire comprendre que « non-tuer-les-gens-ce-n’est-pas-bien-Erik-arrête-de-jouer-avec-tout-ce-métal-je-te-prie! »

 

marine bienvenotMême si ce tiraillement est on ne peut plus sexy dans les mains crispées de Michael Fassbender, alias Fassy pour les intimes, oui, ça commence à tourner en rond son affaire. Et en plus, il ne va jamais au bout. ASSUME bon sang de bois ! Sois un vrai méchant, Magnéto ! Ou alors continue à être la carpette du télékinésiste qui cumule les handicaps : après la chaise roulante, la calvitie-éclair. Mais où s’arrêtera-t-il ?

 

christopheC’est clair.

 

marine bienvenotSur ce troisième opus, on sent clairement le passage de témoins entre la génération First Class et les petits nouveaux : Cyclope, Tornade, Jean Grey et compagnie. Une fois de plus, Bryan Singer gère plutôt bien, mais on peut se demander si sans les James McAvoy, Michael Fassbender et Jennifer Lawrence, on ne va pas grandement perdre en charisme…

 

christophePossible. Quoique je trouve que notre amie Sansa Stark, euh pardon, Sophie Turner, assure en Jean Grey. Tye Sheridan en Cyclope, ça le fait aussi. On entrevoit même pour la première fois comment et pourquoi ces deux-là ont pu tomber amoureux. L’avenir nous dira ce qu’il adviendra de la nouvelle garde. Pour l’heure, en tant que film, X-Men : Apocalypse est, comme tu dis, une charnière bien huilée entre les deux générations de X-Men. Et, pour moi, le spectacle est assuré.

 

marine bienvenotC’est grâce à son petit côté First Class, admirablement amené par Matthew Vaughn dans X-Men : le commencement. Une fraîcheur qui fait réellement le charme, et probablement le succès, de ces trois derniers films. Les enjeux d’Apocalypse sont peut-être moins humains, les tourments intérieurs des uns et des autres moins prégnants que dans First Class ou Days of Future Past, mais la machine tourne, et c’est même le rouage le mieux huilé de toute la mécanique Marvel.

 

christopheApocalypse est bien au-dessus de Captain America : Civil War (mention spéciale au personnage juste parfait de Spidey, au passage) et sans comparaison possible avec l’ignominie Batman V Superman : l’aube de la justice. Je sais que je commets sans doute l’infamie absolue en osant les comparer, mais il faut appeler un film de super héros, un film de super héros.

 

marine bienvenotIncomparable. Les X-Men réussissent là où les Avengers continuent d’échouer, selon moi : créer une vraie famille dans laquelle chacun aurait sa place dans une parfaite alchimie.

 

christopheCorrect.

 

marine bienvenotEt on parle de la coolitude absolue de Quicksilver ?

 

christopheMais, je t’en prie. Parlons-en. Je l’adore. Même si ces séquences sont aussi cool que lui, difficile de ne pas y voir une redite de Days of Future Past. La question de son… euh… ascendance, par contre… ça, c ‘est quand même le GROS DOSSIER du film.

 

marine bienvenotQu’ils en refassent dix par films des scènes avec Quicksilver, ça me va, franchement. Pour sa subite ascendance, elle m’a surprise aussi, mais, après une rapide prise de renseignements, les lecteurs du comics l’auront vu venir… Incultes que nous sommes.

 

christopheDAMN ! Notre marvelous imposture est dévoilée au grand jour.

 

 

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One Response

  1. […] que le professeur Xavier s’arrache les cheveux à empêcher l’apocalypse dans le dernier X-Men, on remonte dans le temps pour revenir aux sources de la passion de Bryan Singer pour ses mutants […]

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