Olivia Cooke, crème anglaise

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© Jeff Vespa

 

Passer d’un clip des One Direction à l’un des rôles principaux d’un film de Steven Spielberg, voilà ce qu’a réussi à accomplir en moins de cinq ans la britannique Olivia Cooke. Et à 24 ans seulement, ce n’est pas le moindre de ses exploits. Portrait.

Rien ne prédisposait Olivia Cooke, native d’Oldham, une banlieue on ne peut plus normale du nord de l’Angleterre, à brûler planches et pellicules, du West End à Hollywood. Du côté de Manchester, papa est officier de police à la retraite, maman commerciale mais c’est pourtant le théâtre qui tape dans l’oeil de la jeune Olivia. Elle tient les premiers rôles dans des productions locales de West Side Story et Cendrillon dès l’âge de 8 ans.
La suite logique, comme pour toute carrière débutant dans les années 2010, se fait à la télévision. Elle apparaît dans deux productions maison de la BBC, Blackout et The Secret of Crickley Hall. Un petit détour par un clip du groupe phénomène One Direction plus tard et Olivia Cooke peut rêver plus grand.
Son aller simple pour les Etats-Unis, elle le décroche grâce à Alfred Hitchcock. La maître du suspense a beau être mort depuis 40 ans, c’est en intégrant le casting de Bates Motel, une relecture du film Psychose pour la chaîne A & E, qu’Olivia Cooke attise la curiosité. Durant cinq ans elle y est Emma Decody, la meilleure amie atteinte de mucoviscidose du Norman Bates incarné par Freddie Highmore. Hollywood, intrigué, n’a plus qu’à la cueillir.

Ready ?

La jeune femme commence par cocher la case quasi-obligatoire du film d’horreur où des jeunes gens se font joliment charcuter/posséder/décimer. Ouija et Les Âmes silencieuses sont gentiment oubliables. Sa révélation, Olivia Cooke la doit à une petite merveille de dramédie adolescente, le vivifiant This Is Not A Love Story. Elle y incarne Rachel, une lycéenne atteinte de leucémie dont les derniers moments sont rythmés par une nouvelle amitié. Les deux prix que récolte le film lors du Festival de Sundance et sa performance tout en profondeur scellent son destin : à 22 ans, elle est la nouvelle perle du cinéma indépendant.

 

 

Alfonso Gomez-Rejon, le réalisateur de This Is Not A Love Story déclare alors : « Je veux que le monde entier fasse sa connaissance, mais en même temps j’aimerais la garder pour moi tout seul. Elle a un instinct incroyable, un naturel et une authenticité tels, que je crois à tout ce qu’elle fait. »
Il n’en fallut guère plus pour que l’un des plus grands metteur en scène contemporain, incroyable directeur d’acteurs qui plus est, ait envie de collaborer avec elle. Steven Spielberg en fait son Art3mis, chasseuse/blogueuse intrépide dans l’OASIS de Ready Player Onesa nouvelle épopée rétro-futuriste, véritable lettre d’amour à la pop culture. Décollage imminent.

English rose

Hormis la sortie prochaine de Katie Says Goodbye, un drame social tourné peu après This Is Not A Love Story sur une serveuse obligée de se prostituer pour gagner l’argent lui permettant de démarrer une nouvelle vie, on attend particulièrement Olivia Cooke dans Life Itself de Dan Fogelman. Avec This is us, ce dernier met actuellement les glandes lacrymales du monde entier à rude épreuve en racontant la vie, dans ce qu’elle a de plus universelle, de la famille PearsonDevenu maître du drame choral, on a hâte de le voir mettre en valeur la fraîcheur de la jeune femme.
Rares sont les actrices capables de bouleverser par leur intensité et leur classe naturelle. Olivia Cooke le fait d’un regard, à la fois frondeur et désarmant. Car ce sont ses grands yeux qui vous saisissent lorsque vous la découvrez pour la première fois. Ce mélange de détermination et de douceur, il nous a déjà fait chavirer chez Rachel Weisz, Kate Winslet ou bien encore Carey Mulligan. La crème de la crème à laquelle on rajoute volontiers son nom.


 

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Se dit souvent que la vie c'est comme une boîte de chocolat. A comme tonton Bill Murray, comme BFF Rachel McAdams et Seth Cohen, comme grands frères les Black Keys, comme sista Angela Chase, comme cousin chelou Thom Yorke, comme mamie gâteau Maggie Smith, comme famille les Braverman, comme prof de guitare Nick Drake, comme grand-père castor raconte nouuus une histoire Steven Spielberg... Oui dans mes rêves, oui. Clear eyes, full hearts, can't lose ! Comme le dit si bien le Coach Taylor.

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