La playlist des 10 meilleurs morceaux d’avril 2018

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Cette fois-ci on ne s’en cache même plus : on veut guincher sous le soleil ! Heureusement, ce début de printemps nous le permet à la fois musicalement et météorologiquement. Push play.


 

 

1. Lord Huron

Alors qu’on écoute toujours « The Night We Met » avec des poussières dans l’oeil, Lord Huron fait sa propre révolution et branche les amplis. S’éloignant de son identité folk-rock, les californiens propose avec Vide Noir (et « Ancient Names (part 1) » en est la quintessence) un road-trip halluciné et électrique. Déstabilisant mais intrigant.

2. DMA’s

Il y a deux ans, on tombait un peu amoureux de la britpop australienne des caïds de DMA’s. Leurs riffs fougueux et leurs refrains dévastateurs sont toujours là. L’impression d’entendre les Oasis des années 2010 aussi. On leur prédisait des stades pleins, on l’espère encore, mais leur relatif anonymat n’est pas non plus pour nous déplaire, ça nous donne l’impression d’être parmi les rares à connaître un beau secret.

3. Laish

Laish poursuit son exploration de la pop joyeuse avec Time Elastic, un troisième album harmonieux et richement orchestré. Impossible de ne pas se mettre à taper du pied, dodeliner de la tête, voire même siffloter à l’écoute de « Dance To The Rythm« . Si Sondre Lerche est le petit prince de la pop scandinave, on est pas loin de penser que Laish est celui de Brighton.

4. Leon Bridges

Entre soul et R’n’B, Leon Bridges a choisi de ne pas choisir. Après un premier album tourné vers les années 60, Otis Redding et Sam Cooke, Good Thing s’annonce plus moderne, plus chaud et plus dansant. « Bad Bad News » s’écoute en chaloupant, rageant de ne pas avoir connu les années 70 et leur funk endiablé. En tout cas on ne peut penser à un titre plus mal choisi pour cette excellente nouvelle : Leon Bridges is back !

5. Clara Luciani

Aux premières notes de basse on se dit qu’on connait ce morceau… On l’a déjà entendu… On a déjà dansé dessus… Mais on aurait juré que c’était en anglais. Et on avait raison, c’était « The Bay », tube de 2011 signé Metronomy. C’est Clara Luciani qui le francise en 2018, lui donnant une couleur chaleureuse, estivale, et toujours autant exotique.

6. Cascadeur

Après avoir pris un peu de hauteur suivant l’épopée de Ghost Surfer (qui s’était soldée par une Victoire de la Musique), l’autre casqué du paysage musical français revient, toujours en synthpop. Il confronte sa solitude à l’ère de la sur-surveillance et de l’intelligence artificielle. Cela donne par exemple « Time T », electro douce parfaite.

7. The Brummies

On est tombé sur Eternal Reach, le premier album des Brummies, un groupe d’Alabama, un peu par hasard. Bien nous en a pris tant leur indie-pop nous colle le sourire aux lèvres. Aux premières notes de « Songbird », on croit tomber sur un inédit des Shins et si ça c’est pas un compliment, on ne sait pas ce qu’il vous faut.

8. Part-Time Friends

Toujours premiers sur la beach song, les Part-Time Friends ont dégainé Born To Try en ce début de printemps. Comprenant son lot de chansons simples mais pas simplistes, le duo se fait parfois plus intime, à la Angus & Julia Stone, mais n’oublie pas pour autant leur don pour la ritournelle efficace à la Moldy Peaches. « La La La in L.A. » est un gimmick catchy à faire pâlir d’envie n’importe quel musicien.

9. Mahalia

Il est rare d’entendre à la fois autant de références et autant de personnalité dans le son d’un ou une artiste. Mahalia, 19 ans seulement, embrasse son amour pour Amy Winehouse, Lauryn Hill et Adele dans des compositions moderne et soul où l’acoustique croise des morceaux plus produit. En racontant les questionnements identitaires de sa génération mais aussi ses histoires les plus personnels, Diary Of Me touche au coeur tout en étant rempli de tubes. On tient là une future grande.

BONUS TRACK. Parcels

Pour la deuxième année consécutive, il semblerait que les australiens à peine vingtenaires de Parcels aient pondu le tube de l’été. Hommage à leurs racines, « Tieduprightnow » et le clip qui l’accompagne nous entraine à Byron Bay, temple du surf et de la cool attitude. Toujours baignée d’une aura 70’s, la chanson confirme leur propension à sortir le riff imparable qui nous fait toujours plus languir le premier album de ces Daft Funk.
 

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Se dit souvent que la vie c'est comme une boîte de chocolat. A comme tonton Bill Murray, comme BFF Rachel McAdams et Seth Cohen, comme grands frères les Black Keys, comme sista Angela Chase, comme cousin chelou Thom Yorke, comme mamie gâteau Maggie Smith, comme famille les Braverman, comme prof de guitare Nick Drake, comme grand-père castor raconte nouuus une histoire Steven Spielberg... Oui dans mes rêves, oui. Clear eyes, full hearts, can't lose ! Comme le dit si bien le Coach Taylor.

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