Les enchanteurs des villes sont partout. A Cherbourg, par exemple, mère patrie de François Dourlen, 32 ans et prof de Lettres et d’Histoire qui a tendance à s’en raconter de belles, des histoires.

Il voit Superman rafistoler les voies ferrées, Thor menacer des clous innocents de sa frappe divine, Super Mario bondir des poubelles de son quartier, Edward aux mains d’argent hacher menu ses lardons, John McClane ramper hors de son micro-ondes… Des images de la pop culture que son portable superpose avec malice au paysage urbain. Une image dans l’image qui fait mouche.

Ça lui a pris comme ça, il y a deux ans et demi, à l’anniversaire de sa meilleure pote Manue. Il troque rapidement le polaroïd (trop couteux) de ses premiers essais pour son portable, ce qu’il nous explique par mail en direct de la salle des profs du lycée Toqueville, où il enseigne. « L’idée du double écran, de la double lecture, m’a toujours plu. J’y ai trouvé un moyen de mettre en images les idées un peu stupides qui me passent par la tête quand je me promène. »

Des clichés bien vus, oui, amusés, toujours, mais « stupides », certainement pas. Le monde a besoin d’un peu de magie. Et notre petit doigt nous dit qu’on n’a pas fini d’entendre parler de François Dourlen.

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